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  2. // 22e journée

Vainqueur sur la pelouse de Parme grâce au 18e but en championnat de Cavani, le Napoli revient à trois points de la Juventus, tenue en échec par le Genoa hier soir. Victoire aussi du Milan AC, défaite de la Fiorentina, nul de la Roma.

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C'est lui. Toujours lui. Éternellement lui. Matadorement lui. Edinson Cavani, l'homme providentiel du Napoli, envoie cet après-midi le peuple napolitain au septième ciel. Naples revient à trois points de la Juventus, avec l'optique d'une confrontation directe à disputer à domicile dans quelques semaines. Bref, la Serie A n'a jamais été aussi relancée. Merci Cavani, donc, mais merci aussi Borriello, buteur hier soir face à la Juve et qui est, ironie du sort, un Napolitain pure souche. Pour recoller au leader, l'équipe de Mazzarri devait s'imposer à Parme. Une tâche pas forcément aisée, puisque l'équipe parmesane est la seule équipe invaincue à domicile cette saison en Italie. Mais les Napolitains sont déterminés et prennent rapidement l'avantage par Hamšík (quelle passe de Dzemaili !), l'autre joueur essentiel de ce Napoli. La première période est magnifique. Parme a l'occasion d'égaliser (sauvetage de Cannavaro sur sa ligne), mais Naples a également la possibilité de doubler la mise à au moins trois reprises.

En seconde période, le match devient plus fermé, plus tactique, et le Napoli se dit que ce 1-0 est un score idéal. C'était sans compter sur ce diable de Sansone. Celui qui avait déjà puni l'Inter et la Juve frappe à nouveau, avec la complicité de Cannavaro qui marque presque contre son camp. Naples aurait pu être déboussolé par cette égalisation, mais au contraire, les Azzurri se ruent à l'attaque. Mirante détourne d'abord une jolie tentative d'Insigne. À quelques minutes du terme, Cavani a au bout des pieds le ballon de la victoire, mais foire totalement sa frappe. On se dit alors que, si même lui n'y arrive pas, Naples ne pourra pas repartir avec mieux qu'un point. Erreur. Cavani est un monstre. Il rate une fois, pas deux. Parfaitement lancé par Insigne, l'Uruguayen s'en va dribbler Mirante et marquer dans le but vide. C'est le but décisif, celui qui permet à Naples de mettre la Juve dans son viseur. Que ce soit clair : ce Napoli-là, avec ce Cavani-là, a toutes les cartes en règle pour y croire.

Le grand retour du Milan AC

Si le grand coup de la journée est à mettre à l'actif du Napoli, l'autre belle opération est pour le Milan AC. Largués en championnat juste avant la trêve, les Rossoneri ont entamé 2013 de la meilleure des façons. Sur la pelouse de l'Atalanta, ils enchaînent aujourd'hui un quatrième match sans défaite, dont trois victoires. Ce succès, obtenu sur la plus petite des marges grâce au premier but en 2013 d'El Shaarawy, a une importance capitale au classement. De fait, le Milan AC est ce soir cinquième de Serie A, à seulement six points de la zone Ligue des champions. Un véritable miracle réalisé par Massimiliano Allegri, pourtant tout proche du licenciement en début de saison. La victoire à Bergame ne restera pas dans l'histoire, certes. Milan n'a eu besoin que d'une fulgurance de sa petite pépite à crête pour venir à bout d'une bien faible Atalanta. Derrière, les Milanais ont géré, et auraient même pu doubler la mise par Flamini, qui a loupé un duel contre Consigli. Peu importe. Il fallait trois points, ils sont dans la sacoche. Milan revient de très loin et peut désormais envisager la fin de saison avec optimisme. L'Europe, qui semblait un mirage, est désormais à portée de main. Bravo Allegri, vraiment.

Si Milan peut jouir de sa cinquième place, c'est aussi grâce aux faux pas de la Fiorentina et de la Roma. La Fiorentina, décidément, n'est pas bien dans ses baskets en 2013. Un point sur douze possibles : la lose. Cet après-midi, les Florentins se sont inclinés à Catane, équipe-révélation de la saison. Montella chute face à son ancien club, et constate que quelque chose ne tourne plus rond dans son équipe, qui avait pourtant pris l'avantage en début de rencontre. Après l'égalisation de Legrottaglie, la Fiorentina a frappé deux fois la barre (la lose, qu'on vous dit), avant de chuter en toute fin de rencontre sur une tête de Castro. La formation viola est désormais sixième, tandis que Catane réalise un très joli coup, en passant devant la Roma et en se hissant à la septième position. Oui, car la Louve non plus n'y arrive plus, avec ses deux points pris en quatre matchs en 2013. À Bologne, les Giallorossi ont disputé un match dans le pur style Zeman : des buts, du spectacle, des beaux gestes, des erreurs. Au final, un score de 3-3 presque miraculeux pour la Roma, qui était menée 3-2 à un quart d'heure du terme et qui a vu Diamanti, le joueur de Bologne, frapper deux fois les montants dans les cinq dernières minutes, sur deux frappes magistrales. La Roma a pourtant mené deux fois au score en début de rencontre, mais, comme trop souvent, les fulgurances se sont vite éteintes. La Roma a encore le temps de réagir, certes, mais les autres concurrents à l'Europe ne l'attendront pas éternellement. Au pire, il restera toujours la Coupe d'Italie.

Icardi se met en quatre

Le carton de la journée est à mettre à l'actif de la Sampdoria. Les Génois flanquent une sacrée fessée à Pescara, avec une victoire tennistique 6-0. L'homme du match : sans nul doute le jeune attaquant argentin Icardi, auteur d'un quadruplé, le premier de la saison en Italie. Pescara était clairement dans un jour sans et la Samp, inversement, a réussi tout ce qu'elle a entrepris. Un succès qui permet aux joueurs de Delio Rossi de prendre six points d'avance sur son grand rival, le Genoa, actuel premier relégable. Le deuxième relégable, c'est toujours Palerme. Pendant longtemps, les Siciliens ont pourtant cru qu'ils allaient s'imposer face à Cagliari, grâce au but inscrit par Iličić à la demi-heure de jeu. Cagliari, généreusement, a poussé, à la recherche de l'égalisation, et a finalement obtenu ce qu'il voulait à trois minutes du terme de la partie, grâce à Thiago Ribeiro. Un nul qui permet aux Sardes de laisser Palerme à distance et de passer devant Pescara. Mais la route est encore longue, jusqu'au maintien.

Un maintien qui devient de plus en plus impensable pour Sienne, la lanterne rouge. Les Toscans comptent six points de retard sur le premier non relégable (ce qui est sacrément couillon lorsque l'on sait qu'ils traînent justement un boulet de six points de pénalité) et se sont aujourd'hui inclinés sur le terrain de l'Udinese. Un but de Muriel a suffi aux Frioulans pour s'imposer, et ainsi se ressaisir après le 4-0 encaissé au Juventus Stadium. Mine de rien, l'Udinese est en embuscade, à la neuvième position, à seulement un point de la Roma, et à trois longueurs des places européennes. Si Guidolin réussit à nouveau à faire un coup cette saison, c'est qu'il est vraiment un putain de génie. Et le pire, c'est qu'avec un Di Natale en forme, et un Muriel en pleine explosion, il en est capable, le bougre.

Les résultats :

Juventus - Genoa 1-1
Quagliarella 54' / Borriello 68'
Lazio - Chievo 0-1
Paloschi 61'
Bologne - AS Roma 3-3
Gilardino 17', Gabbiadini 26', Pasquato 54' / Florenzi 9', Osvaldo 18', Tachtsidis 74'
Catania - Fiorentina 2-1
Legrottaglie 50', Castro 87' / Migliaccio 21'
Atalanta - Milan 0-1
El Shaarawy 29'
Parma - Napoli 1-2
Sansone 71' / Hamšík 20', Cavani 85'
Cagliari - Palermo 1-1
Thiago Ribeiro 90' / Iličić 30'
Sampdoria - Pescara 6-0
Eder 31', Icardi 42', 56', 59' et 72', Obiang 50'
Udinese - Siena 1-0
Muriel 36'
Inter - Torino, ce soir, 20h45

Eric Maggiori
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Mister Sandman Niveau : DHR
Note : 1
Heureusement que le championnat était plié à la trêve hein ? Haha, sacrés journaleux. Allez, on vous aime bien quand même.
Ce joueur a le sang froid, donc pas de crise de taquIcardi.

Plus sérieusement il est en pleine bourre... Né en 1993, issu de la Masia, déjà un bon CV pour son âge. A suivre.
 //  Tifoso della Juventus FC
Note : 3
En fait, la Juve c'est la seule équipe qui est pas dépendante de son avant-centre, dans les équipes de tête , Napoli=Cavani, Lazio=Klose, Milan=El Sharaawy, Udinese=Di Natale...
DIMITRI-SUR-LE-DON-S04 Niveau : Ligue des champions
Mouais, pour la Lazio je suis un peu moins d'accord avec toi, je trouves Hernanes autant précieux pour l'équipe que Klose, si pas plus encore.

Par contre pour Naples, ca risque d'être chaud si il se casse un jour.
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