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Le cauchemar valencien

Tout heureux de fêter son nouveau propriétaire deux ans auparavant, Valence déchante. Dans la zone rouge en Liga et sans entraîneur, les Chés paient la mauvaise gestion de Peter Lim, mais également les excès de Jorge Mendes et l’illisibilité de son projet.

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En cet après-midi d’octobre 2014, l’atmosphère qui entoure le stade de Mestalla est aussi douce que la température automnale. Venant de Singapour, un vent frais souffle sur Valence et balaie les sombres exercices passés. La résurrection des Chés est en marche, ce que ne contredisent pas les milliers d’aficionados venus se tasser dans leur antre. Peter Lim, millionnaire asiatique, vient alors de se présenter comme le nouveau propriétaire du Valence CF et promet le retour du club vers les cimes du football espagnol et même européen. Deux ans plus tard, la déception remplace l’excitation, les illusions se transforment en cauchemars.


Malgré son succès face à Alavés, le premier de la saison, les Naranjas, avec quatre revers inauguraux, connaissent le pire début de Liga de leur histoire. Un constat qui coûte son poste à Pako Ayestarán, auteur de sept revers de rang et plus mauvais entraîneur de l’histoire ché selon les statistiques, mais à qui n’incombe pas tous les maux. « Ce qui se passe à Valence est préoccupant, il n’y a ni projet ni idée » , peste Mario Kempes, légende et toujours ambassadeur du club. Autopsie d’une crise sans fin.

Les excès de Mendes et les amis de Lim


« Aujourd’hui, le seul qui ait le droit de se tromper est Peter Lim. » D’emblée, Amadeo Salvo, ancien président de l’institution de Mestalla, ne mâche pas ses mots à l’heure d’évoquer les turbulences qui secouent le Valence CF et la gestion du Singapourien : « Nous allons arrêter de regarder en arrière. Nous ne pouvons pas tuer celui qui nous donne à manger, telle est la réalité. » Dans les faits, depuis sa reprise du club pour un investissement personnel de 200 millions d’euros, le sieur Lim perd beaucoup d’argent. Des dépenses qui n’excusent pas tout, mais qui permettent de rappeler que sa mission première n’est pas de couler le club. A contrario, il enchaîne les erreurs pour plonger le club dans une crise profonde. Au premier rang de ses fautes, il fait rentrer, sitôt son acquisition, le loup dans la bergerie. En offrant officieusement à Jorge Mendes, ami personnel et magnat des agents, la direction sportive, il transforme Valence en antichambre de Gestifute. De nombreux poulains de son écurie (Negredo, Rodrigo, Enzo Pérez, Abdennour, Santos…) rejoignent alors le centre sportif de Paterna et engraissent la masse salariale.


L’arrivée de Lim annonce la fin de l’austérité. Une vérité indéniable qui évoque un autre problème, comme l’expose Juan Carlos Garrido, ancien entraîneur de Villarreal et du Betis, interrogé par El Pais :
« L’argent a été mis sur la table, mais a été très mal investi. Depuis deux ans, de nombreux joueurs sont venus, mais presque aucun ne s’est montré au niveau. » Juan Carlos Garrido
« L’argent a été mis sur la table, mais a été très mal investi. Depuis deux ans, de nombreux joueurs sont venus, mais presque aucun ne s’est montré au niveau. » Idem, la transition de club vendeur à club acheteur ne s’officialise jamais, en attestent les départs estivaux. Après le transfert houleux d’Otamendi vers Manchester City un an plus tôt, ceux de Paco Alcácer, Andres Gomes et Mustafi – les trois meilleurs joueurs de la saison passée – écœurent définitivement les aficionados valenciens. Surtout qu’en compensation, seuls de jeunes joueurs, certes au potentiel intéressant, mais sans garantie de compétitivité, viennent garnir l’effectif de Pako Ayestarán. Le banc de touche, justement, fomente aussi les tensions qui agitent Mestalla. Ainsi, suite au départ forcé de Nuno, c’est l’inexpérimenté mais ami intime du président Gary Neville qui connaît sa première expérience à Valence. Une grotesque erreur de casting qui n’est pas loin de se muer en catastrophe industrielle.

« Pas qu’un seul responsable dans cette crise »


Idem, la nomination de Pako Ayestarán pour remplacer le consultant télé étonne le peuple naranja, à l’instar de Javier Subirats, ancienne gloire mais aussi directeur sportif local : « Il était très enthousiaste pour entraîner Valence. Je le connais depuis qu’il a été le préparateur physique de Benítez. Mais en tant qu’entraîneur, il a très peu de bagage. Dernièrement, c’est un fait qu’à Valence ce sont des coachs sans expérience qui sont nommés. C’est sans doute l’un des gros problèmes de cette équipe en construction. »


Désormais vacante, la guérite de Mestalla devrait être occupée sous peu par Marcelino, coach chevronné mais qui doit recevoir l’aval de la RFEF puisqu’il était inscrit par Villarreal en début d’exercice. En attendant, les joueurs, autres instigateurs de ce cauchemar, doivent se reprendre en mains et inverser la tendance. Une mission périlleuse, tant au niveau collectif qu’individuel, « car il n’y a pas qu’un seul responsable dans cette crise. La responsabilité est partagée par tous ceux qui ont la capacité de décider » , dixit Javier Subirats. Qu’il semble loin le mois d’octobre 2014…

Par Robin Delorme
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