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Le Catania veut ses 40 de fièvre !

Cet après-midi au Massimino, le Catania Calcio reçoit une Lazio (3ème) en lice pour une place pour la prochaine Champions. Le club sicilien qui réalise sa meilleure saison depuis son retour en Série A en 2006, veut aussi la victoire pour passer la barre des quarante points et se sauver quasi-définitivement à…dix journées de la fin.

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Les lieux, où les miracles se reproduisent, deviennent souvent des villégiatures de pèlerinage. Ce ne sera pas le cas de Catane. Pas le genre de la maison. Malgré un budget squelettique et un scouting limite –mais plutôt finaud - la magie des débuts en série A (2006) a laissé la place à un artisanat qui n’a rien de surnaturel. Dans la seconde ville de Sicile, on bouleverse une équipe qui…se maintient. Mieux, on change d’entraîneur quand celui-ci ne part pas chercher fortune ailleurs : Zenga parti à Palerme, Mihajlovic à la Viola ou encore le Diego Simeone de la saison passée aujourd’hui à l’Atletico après un détour par l’Argentine. Là-bas, plus qu’ailleurs, nécessité fait loi. On évite ainsi que s’érode le mental des joueurs les mieux intentionnés.

« Je ne suis plus un joueur mais un technicien et ma cravate, c’est celle de Catane. Pour moi, le match contre la Lazio n’est pas un derby. » Celui qui s’exprimait ainsi dans les colonnes de la Sicilia avant-hier, c’est Vincenzo Montella, l’ancien Giallorosso et ci-devant faiseur de miracles des Rossoblu. Le premier entraîneur, sauf catastrophe industrielle, à faire une saison complète depuis Walter Zenga, il y a quatre ans. Contrairement à la grinta sauce portena de Simeone, Montella fait jouer ses équipes, les incite à aller de l’avant. Et ça lui réussit. A part une claque contre le Milan (0-4), le Catania Calcio se construit une saison presque tranquille. Il pointe ce matin à une étonnante huitième place. S’il la conserve en fin de saison, ce cru 2011/12 égalerait le record de la société sicilienne toutes époques confondues. Les îliens ont déjà pris 13 points à l’extérieur, soit presque le double par rapport à tout l’exercice de l’an passé. Il a même refourgué (prêt avec option d’achat) Maxi Lopez au Milan AC. Sûr de son fait.

A deux points du maintien

Vincenzo Montella ne veut néanmoins pas rêver. Si les supporters rossoblu et la paire de duettistes qui préside aux destinées du club (Pulvirenti, le président et Lo Monaco le directeur sportif, principaux artisans de la saga du club de l’Etna depuis sept ans) fantasment sur une éventuelle présence en ligue Europa, le technicien originaire de Castello di Cisterna reste glacial sur le sujet. « La Lazio est un adversaire insidieux qui obtient de nombreux points en déplacement. Cela me paraît un bon motif pour ne pas se distraire avec un autre discours. » Avec trente-huit points, toute la ville rêve de connaître une fièvre qui conduirait le club à dépasser la barre des quarante, synonyme quasi définitif de maintien. A dix journées de la fin, cela autoriserait tous les songes continentaux.

Depuis la phase retour, le Catania n’a perdu qu’à Turin, contre la Juve, en fin de match. Pour Edy Reja, le coach de la Lazio, « la société sicilienne est la révélation de la saison. » Montella ne s’en laisse toujours pas conter : « Nous ne connaîtrons notre vraie valeur qu’en fin de saison. La victoire contre la Fiorentina a montré que nous étions en progrès. Le match contre les Biancocelesti sera un tout autre test. » Cet après-midi, l’entraîneur des Eléphants alignera au Cibali son 4-3-3 habituel, peuplé d’Argentins improbables (Carrizo, Izco, Bergessio…), de soudards impavides (Legrottaglie, Almiron…) et de jeunes prometteurs pêchés dans les séries inférieures (Bellusci, Gomez…). La meilleure recette pour avoir la fièvre ?


Par Rico Rizzitelli
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