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Le cas Lacazette

Forfait pour le premier rendez-vous européen de la saison de l'OL, Alexandre Lacazette est déjà au centre des débats entre Jean-Michel Aulas et son entraîneur, Bruno Génésio. On ne parle pas du niveau d'un attaquant qui marche sur les défenses adverses depuis le début de saison, mais plutôt de la gestion du cas d'un joueur au physique fragile. Ou comment Lyon se retrouve aujourd'hui à régler la note de sa dépendance.

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Rarement la zone de presse du Parc OL aura paru aussi obscure. Coincé dans son costume, Bruno Génésio a la tête basse. Quelques mètres plus loin, Jean-Michel Aulas a été obligé de descendre s’expliquer, lui aussi. Les mots sont durs, les visages graves et le verbe « assumer » est utilisé en boucle. L’entraîneur lyonnais, ciblé pour la première fois depuis sa prise de fonctions en décembre dernier, parle de « sa responsabilité » , d’un « contexte cauchemardesque » , mais repousse aussi les « excuses bateau » . Personne ne pensait plus revoir ce genre de scènes à l’Olympique lyonnais. Sauf que la situation est bien bordélique et l’OL vient de rendre une copie terrible avec, au bout, la première défaite de son histoire au Parc OL contre Bordeaux (1-3). Plus que le résultat, c’est la manière, dans un jour où Lyon n’aura joué son jeu que par épisodes, qui interroge. Depuis l’arrivée de Génésio, l’OL déroulait sa puissance sur son pressing constant, ses transitions rapides et son contrôle permanent du jeu. Puis, il y a eu un début de saison costaud dans les chiffres, moins par la manière et cette chute débutée à Dijon avant la trêve internationale. Pour le résultat que l’on connaît : Lyon n’est pas totalement soigné, vient de subir une deuxième défaite de suite, mais surtout de perdre sa seule arme offensive crédible dans l’approche du haut niveau. Car la dernière course d’Alexandre Lacazette face à Bordeaux s’est terminée avec la gueule dans le maillot, les larmes aux yeux et alors que Génésio avait déjà effectué ses trois changements. Verdict : plusieurs semaines d’absence, encore, et une gestion remise en question, alors que Lacazette venait de se remettre d’un coup au genou. À la barre, Bruno Génésio plaide coupable.

Tiens, revoilà Ghezzal !

Je l’aime à mourir


Quelques jours plus tôt, la présence de Lacazette contre Bordeaux n’était pourtant qu’une hypothèse, surtout à quelques jours d’un match de Ligue des champions déjà capital pour l’OL contre le Dinamo Zagreb. Sauf que le nom de l’attaquant international, auteur de six buts depuis le début de la saison, s’est retrouvé couché sur la feuille de match. Le choix était discutable et est aujourd’hui discuté jusque dans les couloirs du club. Après la défaite contre Bordeaux, Aulas n’a pas hésité à demander publiquement s' « il n’aurait pas fallu le remplacer avant la fin alors que le match était déjà perdu » . Génésio a fait ses choix et doit donc maintenant assumer. Sauf que l’OL se retrouve aujourd’hui face à un casse-tête offensif au pire moment de sa saison, et paie les choix des dernières semaines d’un mercato où la piste d’une doublure offensive avait été abandonnée. Ce que dégage cette blessure est finalement plus profond, car Lyon doit maintenant gérer sa dépendance à un joueur à qui le club vient d’offrir un pont d’or financier. C’est définitif, et le début de saison de l’OL ne fait que le prouver : sans Lacazette, la machine vrille. Cela avait déjà été le cas à Dijon (2-4) où l’attaquant, touché au genou, avait été obligé de céder sa place à Valbuena. Lyon avait alors perdu son seul joueur capable de faire la différence dans la surface, son seul point de fixation, mais aussi le seul mec capable d’accompagner les montées de Darder ou Tolisso. Sans, l’histoire avait mal tourné avec un jeu sans vitesse, incapable de s’animer, mais surtout sans danger. Voilà comment l’OL s’avance pour sa rentrée européenne, alors que les souvenirs de la saison passée sont encore vifs (une victoire en six matchs et quatre défaites).

Les relents du passé


Une nouvelle porte vient donc de s’ouvrir avec l’idée émise par Aulas de recruter un éventuel joker qui ne serait pas qualifié pour la C1, mais qui viendrait compléter un secteur sans expérience (Kalulu, Cornet, Perrin, Ghezzal), alors que l’OL continue d’expliquer vouloir « miser sur une jeunesse » qui ne l’a que rarement trahi. Reste que, derrière, c’est surtout l’esprit qui inquiète. Contre Bordeaux, Lyon n’a jamais semblé vouloir se rebiffer, sans réel pressing, se lâchant sur des tacles de boucher et se montrant lâche défensivement. Comme si les souvenirs du début de saison dernière remontaient à la surface, avec des arguments contraires en interne et un état d’esprit qui se dégrade, là où Jordan Ferri parlait samedi de joueurs qui « n’avancent pas ensemble » . Génésio se retrouve donc une nouvelle fois à l’heure des choix, comme pour relancer une deuxième partie de mandat et se remettre sur les rails d’un début août prometteur. L’Europe aussi est à ce prix.





Par Maxime Brigand
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