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Le carnet de Sainté

À Saint-Étienne, on aime l’histoire. Celle avec un grand H. Du coup, en marge de la belle rencontre face au Paris Saint-Germain en Coupe de la Ligue, on a dit à Monty de venir entonner le « Allez les Verts » qui l’a rendu célèbre. Un amour certain de la nostalgie et du passé pas forcément utile, quand on sait qu’aujourd’hui, l’ASSE de Galtier et d’Aubameyang est une équipe à prendre au sérieux. Une équipe qui n’a plus perdu depuis la mi-septembre.

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Christophe Galtier, frère sourire, père fouettard

Ça, c’est sûr que c’est une saloperie, cette doudoune. Mais en même temps, ce gros mètre carré de skaï est salvateur : il permet de dire un peu de mal de Christophe Galtier, un homme qui a tellement le vent en poupe qu’il devrait préférer le ciré. Il faut dire que le temps où il n’était pas vraiment désirable après son intérim, en 2009, semble aujourd’hui bien loin. À la tête d’une équipe qui facture onze matchs sans la moindre défaite, le bourreau de Marcelo Gallardo se révèle être bien plus qu’un distributeur de mandales. Dans son royaume de l’Étrat, Christophe frappe autant du poing sur la table qu’il félicite et, c’est assez rare pour le souligner, n’hésite jamais à écouter et à se remettre en question. Maître vanneur dans un effectif bonnard au sein duquel une bonne blague ne passe jamais inaperçue, le pote de Didier Deschamps n’en demeure pas moins un manager hors pair, capable de dégonfler du melon, de ménager ses ego et de pousser un effectif assez jeune – 25 ans de moyenne et surtout, quelques vieux adolescents – à maintenir le cap. L’objectif est clair : voir le printemps avec le même entrain et pourquoi pas, une série aussi positive. La doudoune, elle, ne sera plus là.


La parole à la défense

Les Parisiens s’en sont aperçus et le regrettent encore : cette année, le salut stéphanois passe en partie par la défense. Meilleure arrière-garde de Ligue 1 avec le PSG (10 buts encaissés), les Verts surprennent. En effet, d’un point de vue purement numérique, ce secteur défensif pourrait être pointé comme l’une des faiblesses de l’effectif de Christophe Galtier. Cependant, la polyvalence de certains et le retour d’autres permettent au coach stéphanois de jouir d’un bon nombre de solutions. Excellent face à Paris, Mouss Bayal Sall fait un retour très intéressant, une saison après avoir été mis au placard. Le golgoth sénégalais pallie à merveille l’absence du jeune Kurt Zouma, et forme une charnière solide et expérimentée avec Loïc Perrin, l’enfant de la maison. À cette base, on ajoute de bons latéraux. Quand il ne fait pas de passes décisives à Ezequiel Lavezzi, François Clerc fait le boulot, tandis que le jeune Faouzi Ghoulam affiche un potentiel très intéressant, autant techniquement que défensivement. Des bases solides qui, quand elles viennent quand même à être bousculées, peuvent permettre d'admirer les prouesses de Stéphane Ruffier, homme de grands matchs, parfait depuis le début de la saison. De toute façon, c’est bien connu, Saint-Étienne aime le béton.


Un milieu de gratteurs, clé des contre-attaques

Les jambes de Josuha Guilavogui sont longues. Les coups de Fabien Lemoine font mal. Les anticipations de Jérémy Clément font mouche. D’ailleurs, ça a dû leur faire bizarre, aux supporters parisiens, de voir Clément porter la balle comme un petit fou. C’est là la grande force du milieu de terrain de l’ASSE. Guilavogui, Lemoine et Clément sont tous capables de gratter une infinité de ballons, mais surtout, sont tous capables de partir balle au pied et de créer le danger, par une passe ou une accélération. Ces trois lascars forment la véritable rampe de lancement des contre-attaques stéphanoises, une arme maison. Aidés par Clerc et surtout par Ghoulam, véritable bouffeur de ligne, ils transforment l’attaque à trois des Verts en attaque à cinq – voire six, avec l’un des deux latéraux-, l’un des trois gaillards restant toujours en retrait, au cas où.


Hamouma, le symbole d’un mercato réussi

N’en déplaise à Vincent Labrune, certaines choses se jouent et se décident à l’intersaison. Cet été, Saint-Étienne a recruté bien et malin. À ce petit jeu du rapport qualité-prix, l’ancien Caennais Romain Hamouma est sans doute l’un des plus jolis coups de l’été. Valeur sûre du championnat à seulement 25 ans, avec une belle marge de progression, le néo-Stéphanois a déjà planté six buts cette saison et fout la pagaille dans les défenses adverses. Au rayon casse-bonbon pour l’équipe d’en face, on retrouve également Brandão qui, laissé libre par l’OM, s’est engagé gratuitement. Une arrivée également intéressante quand on sait ce que l’ancien Marseillais est capable d’apporter. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, le Brésilien fait le boulot et a déjà marqué trois pions en Ligue 1. Enfin, Renaud Cohade, également arrivé libre en provenance de Valenciennes, apporte technique et caviars au milieu de terrain. Co-meilleur passeur du club avec quatre passes décisives, le chauve fait le boulot. Dire que l’OM n’a pas voulu de lui…


Une attaque complémentaire

On n’est pas la deuxième meilleure attaque de Ligue 1 pour rien. Outre les contre-attaques évoquées précédemment, Christophe Galtier se base, aussi et surtout, sur des joueurs aux profils extrêmement complémentaires. Il n’y a qu’à voir comme Aubameyang (quatre passes décisives en Ligue 1 déjà) et Max-Alain Gradel se trouvent les yeux fermés pour avoir une petite idée de la chose. Joueur de profondeur, Pierre-Emerick Aubameyang bénéficie toujours du soutien d’un joueur capable de jouer en pivot (Brandão) ou d’un joueur capable de garder le ballon et de percuter (Hamouma ou Gradel). Ces quatre éléments du secteur offensif stéphanois sont également capables de finir les actions (tous ont d’ailleurs trois buts ou plus cette saison).


Mais attention toutefois…

Une série de 11 matchs sans défaite, ça commence à peser, c’est vrai. Surtout quand on n’est qu’à trois points de la tête d’une Ligue 1 extrêmement serrée. Seul bémol, les Verts ont, depuis quelques saisons déjà, pris l’habitude d’exploser en plein vol. La méfiance est donc à l’ordre du jour, d’autant que, du propre aveu de Christophe Galtier, ses joueurs n’arrivent « qu’au pied du col » . Émoussés par des matchs à répétition, les Verts entament une série de matchs extrêmement compliquée qui débute ce soir par un déplacement en Corse, sur la pelouse d’Ajaccio. Dimanche prochain, place au derby face à Lyon, avant deux déplacements périlleux à Bordeaux puis Marseille. Une galère potentielle à l’orée d’une CAN qui pourrait priver les Verts de deux éléments offensifs majeurs. Bref, tout va bien, mais rien n’est fait.

Par Swann Borsellino
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