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  2. // Shakhtar/AS Roma (3-0)

Le carnaval de Donetsk

Dominés et battus à l'aller, les Romains de Vincenzo Montella n'auront pas pesé bien lourd face à un Chaktior Donetsk solide. Giflés 3-0, les Giallorossi rentre à la casa avec des doutes plein les valises.

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Le Carnaval de Rio est revenu à ses origines. En Europe, là où pour marquer l'entrée dans le Carême, quand les confettis n'en étaient encore qu'à leurs balbutiements, on se jetait de l'eau à la face. Le 8 mars 2011, le Carnaval a posé ses valises en Ukraine, à Donetsk, terre d'exil de Brésiliens méconnus et virevoltants. Pour l'occasion, de naïfs pèlerins romains ont pris un seau d'eau bien fraiche dans la gueule.


Moins dix degrès


Moins dix degrés sur la pelouse. Un temps à ne pas mettre un Brésilien dehors. Pourtant, l'armada auriverde du Chaktior est là, sur la pelouse, prête à dévorer une louve anesthésiée par le froid. Une température responsable de l'inactivité des joueurs de Vincenzo Montella pendant les cinq premières minutes d'une partie qui débute sur de bonnes bases. Enfin réveillés, les Italiens, déterminés, prennent rapidement la mesure de leurs adversaires. Une domination que John-Arne Riise, fautif à l'aller, a bien failli concrétiser grâce à un coup-franc supersonique des vingt-cinq mètres, qui passe à deux doigts des montants de Pyatov. L'heure du rachat n'a pas encore sonné pour le rouquin. Perotta s'y essayera également, profitant notamment de l'incapacité des Ukrainiens à conserver le ballon, les joueurs de Lucescu se limitant à de longs ballons à destination de Luiz Adriano. Effet Montella ou pas, la Roma est toujours malade. Dix-huitième minute, Willan fait danser la samba à Pizzaro sur le côté gauche et envoie un centre à destination de Hübschman, qui effleure le ballon et trompe Doni. Le calvaire de la Roma peut commencer.


Howard Webb, homme du match


Le Dieu du football ne tire pas sur l'ambulance. Alors il a envoyé Howard "The Referee" Webb pour faire régner la justice, sa justice, sur le pré ukrainien. Disons le tout net, si la Roma avait été au niveau Champions League, l'arbitre anglais aurait salopé le match. Mais le déficit footballistique affiché par les joueurs de la capitale italienne était tel que les bourdes du chauve pouvaient passer pour des gestes de compassion, comme un peu de tendresse en cette journée internationale de la femme. Un penalty d'abord, le onzième de la saison romaine, pour une faute sur Borriello dans la surface. Une offrande que le bad-boy napolitain refusera en butant sur Pyatov. Une expulsion négligée, ensuite, lorsque le bouillant De Rossi décoche une droite dans la tête de Srna. Mais que fait la police ? Rien. Elle donne un jaune au Croate pour simulation. Elle fait un peu de zèle aussi, en envoyant Phillipe Mexès au vestiaire avant la mi-temps pour une faute litigieuse sur Luiz Adriano.


Trop fort le Chaktior ?


Menés, et à dix, les Romains n'y croyaient plus vraiment. C'est sans réelle volonté qu'ils ont jeté, dix minutes durant, leurs dernières forces dans la bataille. Le temps pour des Ukrainiens, désireux de conserver le résultat, de se rendre compte qu'il valait mieux enfoncer le clou. Le Marteau orange s'appelle Willan: sans prévenir, il envoie la gonfle en lucarne et les Romains à l'aéroport. Dégoûtés, les boys de Montella n'attendront même pas que les Oranges leur donnent le coup de grâce. La 87ème minute est celle de trop, même pour Rosi, entré à la mi-temps, qui manque sa passe en retrait pour Doni et catapulte Eduardo au but. Et un, et deux, et trois zéros. Les Brésiliens d'Ukraine enterrent leurs vieux démons. Une révolution orange plane sur l'Europe du football...


Swann Borsellino

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Peut-être, au jour d'aujourd'hui, le seul adversaire capable de battre Barcelone. En tout cas, ce ne sera pas un cadeau pour tous les autres quart-de-finalistes.
Oula, n'exagerons pas non plus. Oui la Roma s'est faite taper dessus, mais qu'est-ce que ça prouve? Depuis le début de l'année l'équipe ne marche plus! Elle s'est prise 5-1 contre Cagliari aussi, pour autant dit-on que Cagliari est le seul à pouvoir rivaliser avec Milan? Qu'une révolution Sarde plane sur l'Italie? Les Ukraïniens ont eu de la chance de tomber sur une équipe qui est dans le pire état depuis des années, qui plus est sans entraineur, voilà tout. On rira bien quand ils se prendront une jolie branlée au prochain tour...
Je pense pas. Les performances de cette équipe depuis 3 ans sont en constantes augmentations. Dans les faits, ça me rappelle le "C3 first then C1" éprouvé par Valence et Porto voire, à un degré moindre Séville.

Pour la branlée, on en reparle en 1/4.
@Jonjon déjà ils ont chigrinski titulaire indiscutable en défense centrale qui n'a pas joué de l'année à Barcelone, des titulaires de l'équipe championne du monde d'un coté, et de l'autre la défense de l'ukraine avec un brésil bis(ils sont très fort leur brésilien j'entends bien mais ils ne jouent pas en sélection à l'heure actuelle lors de matchs officiels)
et battre des équipes bis ou de moindre calibre en europa league ne permet pas de supputer qu'ils passeront l'étape catalane

Et n'oublie pas que la roma était certainement l'équipe la plus faible des huitièmes de finale, d'ailleurs tous les connaisseurs de football savaient que la roma ne passerait pas l'obstacle shaktar avec un retour en ukraine.

l'importance du coach aussi en coupe d'europe: on l'a vu hier, aller défier lucescu sur sa pelouse ukrainienne avec comme seule bagage 3 match de sérieA c'est léger,

Par contre tout ce que j'ai dit s'applique uniquement au fc barcelone, le shaktar peut en emmerder plus d'un en quart je te l'accorde. Mais tombons pas dans la facilité de juger une équipe qui vient de passer pour la 1ère fois de son histoire les huitièmes et les parachuter de suite comme favori
@avonbarksdale - Pour la comparaison d'avec Barcelone, comme l'a rappelé également Finannnigan, je suis, comme vous, conscient de la différence de niveau entre ces deux équipes. Néanmoins, même si les ukrainosiliens ont été balayé à l'Emirates cette saison, à mon sens, ils pourraient avoir une chance de faire plier les blaugranas comme ce fut le cas il y a deux ans au Nou Camp.

Pour finir, je faisais un rapprochement avec les trajectoires de Valence / Porto première moitié des années 2000 en concluant que cette équipe "ne sera(it) pas un cadeau pour tous les autres finalistes" ; nous parvenons à la même conclusion.
J'ai été vraiment déçu par la prestation de Mexes : sur sa 1ère chevauchée, il perd le ballon et là il s'arrête. Il n'essaye même pas de rattraper son erreur, il cherche juste à boiter le joueur adverse. J'ai peur qu'il retombe dans ses travers (cercle vicieu : enchainement de très bons matchs - pétage de plomb - rédemption - enchainement ...). A sa décharge, il ne mérite pas le 2nd jaune.

De Rossi est un gros con ! J'espere qu'il prendra au moins 5 matchs parce c'est un récidiviste ...

Ensuite, ne pas titulariser Totti dans ce genre de rencontre a été une erreur de la part de Montella pour moi : c'était sûr que les coups de pieds arrêtés allaient être primordiaux pour la Roma dans ce match. Laisse tirer un pénalty à Boriello, c'est un peu comme confier les clés du jeu à un mec aussi technique que Cyril Rool !!

Félicitation au Chaktior et mention spéciale pour le but de Willan. Mention spéciale aussi à l'incapacité de M. Webb...
borriello tire le penalty car ce week end il a fait son gamin pour tirer le penalty a lecce, Montella s'est peut être déjà discrédibilisé auprès de son groupe, faire tirer le match d'après celui qui a boudé et s'en est pris à un coéquipier c'est pas la meilleur solution pour asseoir son autorité
Détrompe toi Avon, le tireur attitré était bel et bien Pizzarro (comme à Lecce), Montella n'a pas baissé son froque devant Borriello. Sauf que ce dernier en bonne tête de lard a du insiter de nouveau et Pizzarro lui a gentiment laissé pour le résultat qu'on connaît.

Je ne sais pas si c'est une politique du club faire l'équipe la plus insupportable possible ou si c'est Totti qui rend ses coéquipiers aussi cons et provocateurs que lui (De Rossi, Ménez, Mexes, Borriello, Julio Sergio ...), mais cette équipe est vraiment antipathique au possible. La cote de popularité de la Roma est d'ailleurs très très limitée (c'est un euphémisme) chez les tifosi des autres équipes italiennes ... et ça se comprend !
@pampam
ha autant pour moi je n'ai pas suivi le match,
Mais ma remarque vaut toujours si pizzaro est désigné tireur et qu'il se permet un passe droit pour l'offrir à la tête de con de coéquipier qui l'a saoulé la semaine dernière c'est pas non plus le top de l'autorité

Après je conçois qu'un coach peut pas anticiper les 1001 conneries de ces joueurs mais là, avec l'incident de la semaine dernière, dans le vestiaire tu consacres forcément 5min o chapitre tir au but, et là tu mets les points sur les i avant le match, chose qu'à pas du faire Montella mais bon de toute manière c'est qu'un intérimaire

C'est clair que le groupe est gangrené par une mentalité de merde
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