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Le Calcio bousille son été

Tremblement de terre médiatique en Italie. L’enquête du Calcioscommesse a entraîné l’incarcération de Stefano Mauri, d'Omar Milanetto et l’exclusion de Domenico Criscito de la Squadra Azzurra. Le point sur cette affaire qui, après Calciopoli, va à nouveau chambouler le football transalpin.

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Pendant de longues semaines, tous les acteurs ont joué au jeu de l’autruche. « Je n’en parle pas, donc cela n’existe pas. » L’enquête se poursuivait, les échéances se rapprochaient. Pendant ce temps, dans un monde parallèle pas si éloigné, la Serie A se terminait sur le triomphe de la Juventus, et l’équipe d’Italie se rejoignait à Coverciano en vue de l'Euro. Mais l’enquête a fini par rattraper la réalité. Et les retrouvailles, explosives, pètent comme une bombe à la gueule du football italien. La journée d’hier a effectivement été retentissante. À l’aube, 19 joueurs sont arrêtés par la police. Parmi eux, Stefano Mauri, le joueur de la Lazio, Omar Milanetto, l’ancien capitaine du Genoa, mais aussi Cristian Bertani, de la Sampdoria. Quelques heures plus tard, la police fait irruption au centre d’entraînement de la Squadra Azzurra. La perquisition vise Domenico Criscito, qui serait lui aussi concerné par l’affaire des matches truqués. Le joueur se dit innocent, mais dans l’après-midi, le couperet tombe : il est exclu de la liste des joueurs qui se rendront à l’Euro. Dans la foulée, d’autres noms sortent du chapeau : ceux de Sculli, Kaladze, Bonucci et même Antonio Conte, le coach de la Juve. Tous auraient participé à des combines pour arranger les résultats de matches au cours de la saison 2010-11. La réaction de Daniele De Rossi, en fin de journée, en dit long sur l’état d’esprit qui règne actuellement en Italie : « Cette affaire est pire que celle de 2006. Derrière l’espoir que tous soient innocents, il y a la peur de la vérité.  » Le mot est tombé. La peur.

Sept matches de Serie A concernés

Retour en arrière. Nous sommes au début de l’année 2011. Les championnats battent leur plein. Mais de drôles de soupçons viennent s’immiscer dans les dernières lignes droites de la Serie A, de la Serie B et des divisions inférieures. Certains matches ont connu des flux de paris anormaux, ce qui met la puce à l’oreille des enquêteurs. S’ensuivront les arrestations de Cristiano Doni, Carlo Gervasoni, Beppe Signori et consorts, qui finiront par avouer qu’ils ont participé à des trucages de matches contre des sommes d’argent. Doni est radié, l’Atalanta, promue en Serie A, est pénalisée de six points. Tout est bien qui finit bien ? Pas vraiment, non. Si la vie reprend, l’affaire, elle, se poursuit. Les enquêteurs sont persuadés que d’autres joueurs sont concernés, et remontent aux origines du réseau. À un bout de la corde, ils trouvent un groupe de mafieux hongrois, qui tireraient les ficelles en tentant de corrompre certains joueurs. Reste à trouver lesquels.

Petit à petit, l’enquête avance, et des noms commencent à sortir. Ceux de Leonardo Bonucci, ancien joueur de Bari, actuellement à la Juve, et de Stefano Mauri émergent en premier. Les deux se disent « totalement étrangers » aux faits. Pourtant, le procureur fédéral, Stefano Palazzi, envoie un teasing au mois de mars en affirmant que « de nombreux clubs de Serie A et de Serie B sont concernés  » . La saison 2011-12 se termine avec cette épée de Damoclès qui plane sur la plupart des clubs. Il n’aura pas fallu bien longtemps pour qu’elle coupe les premières têtes. Hier, les enquêteurs rendent leur verdict : selon eux, de nombreux matches de la saison précédente ont bien été truqués, parmi lesquels sept de Serie A : Naples-Sampdoria, Brescia-Bari, Brescia-Lecce, Bari-Sampdoria, Palerme-Bari, Lazio-Genoa et Lecce-Lazio. Et cette accusation du Procureur en chef de Crémone, Roberto Di Martino, vient faire trembler un peu plus tout le monde : « Un groupe hongrois est intervenu auprès de joueurs pour truquer des matches. Toutefois, je n’exclus pas non plus la participation des clubs. » On est bien barrés, tiens !

Pénalités et suspensions en vue


Reprenons les choses clairement. Une organisation mafieuse s’est arrangée pour être mise en contact avec les joueurs déjà cités. En mode : « Je vous file 200 000 euros, et vous vous débrouillez pour que le match se termine sur tel score. » La méthode a fonctionné. Pourtant, elle a de quoi provoquer l’indignation. Si, pour le moment, la présomption d’innocence empêche de porter un jugement définitif, comment expliquer, dans le cas où les faits seraient confirmés, que des joueurs gagnant des millions d’euros risquent leur carrière et mettent en danger leur club pour quelques centaines de milliers d’euros de plus ? Il y a, là, quelque chose d’irrationnel, qui est en train de pourrir de l'intérieur le football italien. En attendant de savoir qui ment, qui dit la vérité, qui est coupable et qui est innocent, les spéculations vont déjà bon train quant aux éventuelles sanctions qui pourraient découler de cette première vague d’arrestations. Les joueurs concernés (Mauri, Sculli, Kaladze, Criscito, Milanetto…) risquent une longue suspension (Cristiano Doni a pris trois ans et demi, à titre comparatif), voire même la radiation.

Après, reste à savoir dans quelle(s) mesure(s) les clubs sont impliqués. Si la Lazio a déjà publié un communiqué officiel dans lequel elle réaffirme « être indignée d'être associée à de telles accusations » , elle n’est pas à l’abri d’une pénalité. Une pénalité pour la saison prochaine (-6 ?) qui pourrait également la priver de l’Europa League. Le Genoa, aussi, est dans de beaux draps. Le club génois pourrait également prendre des points de pénalité, et, du coup, être relégué en Serie B. Pour le plus grand bonheur de Lecce, qui serait ainsi repêché. Enfin, il y a le cas Antonio Conte. Après une saison de rêve avec la Juve, le coach est rattrapé par son passé. Lui aussi aurait participé à des combines pour arranger des matches de son ancien club, Sienne, lors de la saison 2010-11. Là aussi, si les faits étaient avérés, Conte pourrait prendre quelques années de suspension. Mais, du côté de Turin, on est plutôt prévoyant. Si, dans la journée d'hier, le président Agnelli a réaffirmé sa confiance au coach, un nom a déjà circulé pour son éventuelle succession. Celui de Pep Guardiola. Lui, au moins, n’a rien à voir avec tout ça...

Eric Maggiori
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