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  2. // Affaire paris truqués

Le Calcio au temps des paris truqués

Ça n’en a pas forcément l’air, mais cette saison de football en Italie est un peu bizarre : il flotte le parfum étrange de paris truqués.

Dimanche dernier, Marco Rossi, tout jeune défenseur de Cesena, a vécu ce que vivent de temps à autre les joueurs de son poste : il a inscrit un but contre son camp, avant d’être remplacé quelques minutes plus tard sous les sifflets de son public. Une fois sur le banc, Rossi a vu son équipe incapable de revenir au score, et abandonner trois points de plus dans la course au maintien. On aurait pu mettre l’étourderie sur le compte de la jeunesse, et de l’inexpérience; Marco Rossi est né en 1987. Ce csc ne ressemble pourtant pas un enfantillage : deux jours avant le match (le vendredi), Rossi avait demandé la permission de manquer l’entraînement. Il souhaitait se rendre à Bari, afin de témoigner spontanément devant le Parquet dans l’affaire des paris truqués qui éclabousse le football italien depuis plusieurs mois. Son nom avait été prononcé par Carlo Gervasoni, un ancien joueur mis en cause, lors d’un interrogatoire. Rossi aurait, selon Gervasoni, trempé dans la combine d’un Palerme-Bari, lorsqu’il évoluait dans le club des Pouilles. Le défenseur gauche souhaitait donc se défendre des accusations. Samedi, son entraîneur l’avait trouvé « serein » , indiquant qu’il avait donc toute sa confiance pour débuter la rencontre du lendemain. Las.

«  Que ceux qui savent parlent »

Comme un symbole, la rencontre du lendemain opposait Cesena à l’Atalanta Bergame, l’équipe pénalisée de six points en début de saison, justement à cause du scandale. Souvenez-vous : l’été dernier, une nouvelle affaire de paris marron éclaboussait le football italien. Le barouf avait éclaté à la suite d’une sombre affaire de joueurs drogués aux somnifères en troisième division et concernait principalement les divisions inférieures. En serie A, seule l’Atalanta avait été condamnée. La saison avait débuté alors que l’enquête n’en était qu’au début. Peu avant Noël, le juge Salvini en charge du dossier a lancé une nouvelle vague d’interpellations après avoir obtenu de nouvelles preuves. Miracle : les différents protagonistes qui niaient férocement encore il y a quelques mois sont tous passés aux aveux les uns après les autres. Comme le capitaine des Bergamasques, Cristiano Doni, arrêté par la police à son domicile le 19 décembre pour association de malfaiteurs et fraude sportive alors qu’il tentait de s’échapper. Dans une interview confession surréaliste à la Repubblica, Doni a exhorté «  tous ceux qui savent quelque chose à parler  » . Ainsi de Gervasoni arrêté le même jour que l’ancien porte-drapeau de l’Atalanta. C’est lors de son instruction que Gervasoni a cité le nom de Rossi.

Six équipes encore visées


Comme Marco Rossi, plusieurs footballeurs italiens actuellement en activité ont vu leur nom apparaître dans les procès-verbaux des différents incriminés. Début janvier, étaient ainsi cités plusieurs footballeurs de l’Atalanta, de Lecce, de Bari, du Genoa… C’était là le début de la valse des déclarations spontanées, des aveux, des démentis. Tour à tour, les représentants des clubs se sont offusqués, sans que l’on puisse véritablement discerner le vrai du faux dans cette affaire qui n’a pas encore livré son bon mot. Au milieu de ce capharnaüm, l’enquête de Salvini le montre clairement : la combine serait bien plus grande que la botte, et les décisions seraient prises par des groupes en Europe de l’Est, ou en Asie du Sud, notamment. Il s’agit maintenant de savoir qui sont les joueurs vraiment coupables, et s’ils sont les seuls à être responsables de ce grand cirque. En attendant le clap de fin, ce qu’il reste, pour l’heure, c’est ceci : six équipes de l’élite risqueraient trois à huit points de pénalité : Lecce, la Lazio, le Genoa, l’Atalanta, Novarre, et le Chievo. Le championnat 2011-2012 ne se jouera sans doute pas uniquement sur le terrain.

Par Lucas Duvernet-Coppola, à Rome
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