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  3. // AS Roma-Lyon (2-1)

Le Bruno de mars

Depuis le début de saison, il a souvent été présenté comme le maillon faible de l'OL. Raillé par certains de ses propres supporters, il est toujours là. Et si Lyon vient de sortir la Roma, c'est aussi grâce à lui. Lui, c'est Bruno Génésio.

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Depuis le début de saison, il a pris très cher. Après le fiasco à Guingamp lors de la dixième journée au cœur de l'automne. Après le Derby perdu en février... La crédibilité du technicien à la tête de Lyon ? Proche du néant, malgré une belle fin de saison 2015-2016. Sauf que Bruno Génésio est toujours là. Avec son goût assumé pour la charcuterie, son gros ventre, sa calvitie pressante et son allure de gentil bisounours aux yeux tendres. Un anti-Ancelotti, un anti-Klopp, un anti-n'importe quel entraîneur un tant soit peu charismatique et classe. Même un Villas-Boas...

Le chef-d’œuvre de la seconde période d'OL-Roma


Sauf que le printemps arrive et l'OL de Bruno Génésio est toujours en course en Coupe d'Europe. En Ligue Europa certes, mais en ayant explosé un AZ Alkmaar habitué de l'épreuve, et surtout sorti une AS Roma qui n'avait rien d'un faire-valoir. En clair, face à l'un des meilleurs juges de paix qu'il soit, Pep Génésio a démontré qu'il était un très bon entraîneur, à défaut d'en être un très grand. Avec son petit chef-d’œuvre personnel lors de la seconde période de Lyon-Rome. Son OL est alors mené 2-1, clairement surclassé par l'intensité que mettent les Romains. Mais ils réussissent à se transcender et planter trois pions qui vont conditionner leur qualification au retour. Un tel retournement de situation n'est pas possible sans une prise de parole forte de l'entraîneur. Tous les techniciens expérimentés vous le diront : sur la scène européenne, la dimension mentale submerge tout le reste. À défaut d'être le meilleur tacticien du continent, Génésio a au moins eu les testicules suffisamment en place pour préserver la sérénité et le caractère de ses hommes.

Bien dans mon indice UEFA


Pour s'en convaincre, il suffit de revoir la performance du bloc lyonnais après le csc de Lucas Tousart à l'Olimpico de Rome. Beaucoup de centres et de tirs romains, une vraie domination de la Louve... Voir une vendange d'El Shaarawy. Mais à aucun moment une panique générale et un effondrement collectif lyonnais qui auraient préfiguré une élimination certaine. Certes, après plus d'un an à la tête de Lyon, on pourra trouver beaucoup de choses à redire dans le bilan provisoire de Bruno Génésio : loin du podium en Ligue 1, parfois totalement poreux défensivement, régulièrement insuffisant face à plus fort ou dans un derby... Mais le technicien a également réussi à tirer le meilleur d'Alexandre Lacazette, à relancer Nabil Fekir dont le genou grinçait, ou à faire revivre Memphis Depay oublié dans une cave mancunienne. Le tout avec l'une des équipes les plus offensives d'Europe et, désormais, le label de digne représentant de l'indice UEFA français. Voire de gardien. Comme au bon vieux temps.




Par Nicolas Jucha
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