1. // JO 2012
  2. // Quarts de Finale
  3. // Brésil/Honduras (3-2)

Le Brésil passe en souffrant

On voyait le Brésil étriller le Honduras, on pensait même à une raclée. Mais non. La Seleção n’a trouvé son salut que dans les décisions arbitrales, qui lui ont permis de se qualifier pour les demies (3-2). Sans ça, qui sait…

Modififié
68 3
Brésil – Honduras : 3-2

Buteurs : Martinez (12e) et Espinoza (47e) pour le Honduras, Damião (37e, 60e) Neymar (50e sp) pour le Brésil

Affiche sud-américaine alléchante pour un quart de finale des JO, entre le Brésil et le Honduras. Sur le papier, il n’y avait pas photo entre les stars brésiliennes ultra-favorites et les inconnus honduriens. Cependant voilà, ces derniers sont plutôt adeptes de la surprise. Du genre à battre le Brésil en quarts de finale de Copa América en 2001, par exemple. Mais la magie du football n’a pas opéré ce coup-ci. On y a cru un long moment, pourtant, puisque le Honduras a tout de même mené deux fois au score. Mais des coups du sort sont venus mettre un terme aux espoirs des Catrachos. En l’occurrence, une expulsion et un péno, qui ont revigoré à chaque fois les timides Brésiliens. Assez pour gagner, et s’envoler pour les demies (3-2).

But surprise et expulsion bénéfique

En fait, dès le départ, la triplette brésilienne Neymar - Hulk - Leandro Damião fout la misère à ces pauvres Honduriens. Au bout de 30 secondes, Damião a déjà l’occasion d’ouvrir le score, mais rate un face-à-face tout fait. A la 4e minute, Oscar voit sa frappe à bout portant contrée par un défenseur. Bref, ce Brésil ultra-offensif ne change pas ses habitudes (3 buts en moyenne par match jusque-là), et cherche directement à se mettre bien, face à des Honduriens empruntés. On sent la claque venir, ou du moins, le but brésilien. Mais les anonymes catrachos, on l’a dit, sont adeptes de la surprise. Tant qu’à faire, autant inscrire un but surprenant, sur une action surprenante, à un moment improbable. Sur une action anodine à l’entrée de la surface brésilienne, cafouillage, balle en l’air, et Martinez claque une volée à l’aveugle, lobant Gabriel (0-1, 12e). Le Brésil prend alors un sacré coup sur la tête.

Parce qu’après l’ouverture du score, la fameuse attaque de la Seleção galère à retrouver ses automatismes, et surtout l’espace nécessaire à son épanouissement. Les Honduriens, quant à eux, ne dominent pas franchement, et se contentent de gérer leur avantage avec sérieux. Du moins, jusqu’à ce que leur défenseur Crisanto soit expulsé après un second jaune (32e). Là, on se dit que les espaces créés par cette expulsion vont enfin profiter à des Auriverde timorés. Bingo, quelques actions plus tard, Hulk déborde côté droit, balance un centre à ras de terre qui profite à Damião, qui n’a qu’à pousser le ballon dans des cages laissées à l’abandon par Mendoza (1-1, 37e). Voilà que la Seleção reprend le contrôle, sans pour autant retrouver son jeu. En résumé, une domination stérile, bourrée de maladresses techniques (que de déchets chez Neymar notamment). Un défaut que Mano Menezes a sans doute relevé pour pousser une belle gueulante à la mi-temps.

Re-surprise et clap de fin

Dès la reprise, le Brésil se fait toutefois prendre à froid, par Espinoza : le chevelu hondurien est tout seul dans la défense auriverde, arrive en bout de course aux alentours de la surface, et balance une frappe à la « on verra bien, de toute façon j’ai pas le choix » . Ben tiens, ça file au ras du poteau (1-2, 47e). Pas le temps cependant d’apprécier cette nouvelle surprise. Parce que le Brésil, quasiment sur l’action suivante, obtient un pénalty (discutable) après une faute sur Damião. Et bim, Neymar transforme (2-2, 50e). Voilà la Seleção relancée, encore une fois grâce à une décision arbitrale. Pour prendre un avantage décisif, elle n’aura cette fois pas besoin de l’homme en noir. Seulement du talent de son attaque, qui pour une fois exploite parfaitement les espaces : Neymar dribble, accélère, et livre un bon ballon à Damião dans la surface, qui efface d’abord son vis-à-vis d’un contrôle dos au but, avant de battre Mendoza tranquillement (3-2, 60e).

Si on ne pouvait trop s’avancer à prévoir la victoire brésilienne dans ce match décousu, le score ne bougera plus. Alors voilà, pas de surprise à l'arrivée, le Brésil est qualifié pour les demi-finales des JO (3-2). Ça, on pouvait s’y attendre. Mais pour le coup, le favori a clairement montré ses limites, tant défensivement qu’offensivement. La Seleção a évolué dans un bordel tactique sans nom, et doit sa qualification davantage à des coups de pouce qu’à son véritable talent. Un talent qu’on espère bien revoir, pour de vrai, mardi prochain face à la Grande-Bretagne ou la Corée.

Alexandre Pauwels
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

caca_mou_ Niveau : DHR
Sympa l'arbitrage de ce match (et des jo en général), sympa l'ambiance du tournoi, sympa les commentateurs France Ô insupportables ("pas sur que Tiago Silva soit aussi fort que Mamadou Sakho"), sympa le niveau général très faible, bref, sympa le foot aux jo.
J'ai vu le match à st James park ( super ambiance , un match de Newcastle ça doit être kk chose ) c juste pour dire un truc . Neymar pour l'avoir vu de près : ce mec est une arnaque ! Quel match dribles , passes , il a tt raté ( peut être que j'ai vu sont seul mauvais match me direz vous ) peut être ... Mais c'est pas l'impression que j'ai eu , il est bon sur YouTube mais à part ça , même ses coéquipiers ils avaient pas l'air de vouloir lui passer le ballon.. Par contre Oscar ! Ce patron il m'a impressionné , toujours dans le bon tempo . Mardi à old trafford je vais voir Mexique - Japon si vous avez besoin d'un consultant so foot je suis là.
Peter Esteven Niveau : Loisir
vraiment honteux, limite scandaleux, voler autant une équipe c'est assez rare, le nom de l'arbitre je sais pas mais à mettre sur liste rouge des vendus...
carton rouge hyper sévère, but accepté suite à un tacle par derrière, pseudos fautes sur neymar toutes sifflées, pénalty très avantageux...
les indices incroyables de sa malhonnêteté ou de son incompétence sont effarants... et pourtant j'adore le brésil et son style, mais il ne doivent leur qualif qu'à un arbitre très gentil... ou gracieusement influencé par quelconque lobby...
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
Article suivant
Club Med Gym
68 3