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  2. // Brésil/Corée du Nord (2-1)

Le Brésil ne sera pas décoré

La Seleçao ne pourra pas vraiment flamber après sa victoire sans génie face à une Corée du Nord solide sur ses bases. Maicon et Elano ont marqué. Ji Yun-Nam aussi. Le Brésil va évidemment se qualifier, mais la Corée ne devrait pas prendre de grosse valise dans cette compétition.

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L'équipe la plus connue et reconnue de la planète contre la sélection la plus mystérieuse de ce mondial, arrivée tout droit de Corée du Nord pour s'installer dans un coin du Zimbabwe où la patrie de Kim Jong-Il avait aidé à perpétrer des massacres il y a une petite trentaine d'années. Et si c'était ça le match qu'on attendait pour lancer cette coupe du monde un peu soporifique ? Ce match qui peut au moins nous faire marrer et admirer un jeu chatoyant durant 90 minutes ? Autant briser le suspense dès le début : il faudra attendre encore un peu.


5-3-2


Fabien Barthez riait pendant les hymnes, Jong Tae-Se, la star de l'attaque nord-coréenne, a lâché sa larmichette au moment de «  A ch'im un pinnara, i kangsan ungum e » , celui son pays d'adoption (il a toujours vécu au Japon). Il n'y aurait aucun intérêt à décortiquer le jeu des Brésiliens, analyse lue et relue : voyons donc voir ce que ces Ch'tis coréens ont dans le moteur, eux dont on nous rebat les oreilles depuis leur qualification, il y a un an.


Une organisation tactique en 5-3-2 ne laisse que peu de doutes sur les intentions de Jong-Hun Kim, le sélectionneur qui porte le mieux la cravate sous l'imperméable. La Corée du Nord joue solide, empêche son adversaire d'entrer dans la surface et tente, quand cela semble prudent, des incursions dans le camp adverse. A la 11e minute, Tae-Se place la première frappe cadrée du match, avant que Cha Jong-Hyok n'envoie une frappe de 20 mètres (17e) puis que Mun In-Guk ne tente un lob du rond central (19e). Dans l'ensemble, il faut bien avouer que les frappes asiatiques terminent souvent sur le parking, mais elles ont le mérite d'exister.


Entre le marteau et la faucille


De l'autre côté, les Brésiliens rament. Difficile de passer la muraille des huit joueurs défensifs adverses. Les rares occasions sont peu dangereuses : Robinho écrase sa frappe en pivot (21e), la frappe de Luis Fabiano est déviée en corner par Myong-Guk (27e) et Bastos, qui a tenté quelques frappes de loin intéressantes ce soir, est contré de la tête par un Pak Chol-Jin qui prend la peine de se protéger les couilles comme sur un coup-franc (34e). On est bien devant la Seleçao de Dunga : une équipe lente, qui tergiverse et ne parvient pas à imposer son rythme.


La deuxième mi-temps est plus incisive pour le Brésil, qui concède moins d'occasions et se montre plus dangereux, sans pour autant comptabiliser de frappes cadrées. Ce qui doit arriver arrive, toutefois, lorsque Maicon, servi en profondeur par Kaka (la tête de Turc du soir pour Jean-Michel Larqué) parvient à faire passer le cuir entre le gardien et le poteau comme entre le marteau et la faucille (non, pas l'enclume, non...). La défense coréenne explose une seconde fois sur une magnifique ouverture de Robinho pour Elano qui trompe le portier d'un intérieur croisé (72e).


Pour la gloire, pour la statue qui l'attendra à son retour au pays, Ji Yun-Nam parvient à réduire le score à la 89e, remportant un duel avec Cesar sans faire dans le détail. Il rejoint donc Pak Doo-Ik (buteur contre l'Italie en 1966) et vole la vedette à Jong Tae-Se, la chialeuse des hymnes, auteur d'une partie qui pourrait bien l'envoyer en Europe la saison prochaine. Espérons pour lui qu'il ne repassera pas par la case Corée du Nord. C'était peut-être le Brésil, mais ça reste une défaite.

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Arf, un peu dég'... Vos résumés de matchs sont excellents, mais là j'en vois deux pour le Brésil-Corée du Nord, et aucun pour le Cote d'Ivoire-Portugal... Si c'est pas les boules ça!
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