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Le Brésil n'a pas fini de souffrir

Un an après le cauchemar allemand, le Brésil ne s'est pas totalement relevé. La presse nationale parlait même de 8e but de l'Allemagne après l'élimination contre le Paraguay. Symbolique. Malgré le travail correct de Dunga, le football auriverde ne pouvait peut-être pas faire mieux. Du moins sans Neymar. Car il semblerait que cet homme soit le seul à porter en lui l'ADN du football traditionnel local.

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Mano Menezes avait prévenu tout le monde. Il fallait se méfier du Paraguay en quarts de finale de la Copa América. Le technicien brésilien savait de quoi il parlait. Sa Seleção avait déjà dit adieu à tout espoir de titre quatre ans auparavant, face aux mêmes Paraguayens, qui avaient atteint la finale sans remporter la moindre rencontre. Cette fois-ci, les tombeurs du Brésil se sont arrêtés en demies, brutalement stoppés par l'Argentine. Un an après le désastre du Mineirão, le bilan est toujours aussi inquiétant pour le pays du football. Certes, les hommes de Dunga n'ont pas quitté le Chili sur une bonne fessée, mais ils ont lamentablement échoué contre une formation qui, si elle demeure chiante à jouer, en prendra six dans la valise au tour suivant contre le plus grand rival du Brésil. Frustrant. Alarmant, même. Car si, à la veille de cette Copa chilienne, l'on avait tendance à croire que la Seleção avait repris du poil de la bête, on se rend compte qu'en réalité, elle a très peu avancé en un an, malgré l'important travail abattu par Dunga. Neymar est toujours aussi indispensable, il n'y a toujours aucun 9 digne de ce nom devant, et Thiago Silva est toujours aussi fragile mentalement avec le brassard le moment venu de défendre son pays devant de valeureux adversaires. On pourra toujours parler des absences de Danilo et Marcelo, mais elles sont beaucoup trop anecdotiques pour avoir eu un réel impact sur le parcours de la Canarinha. D'autant que Filipe Luís et Dani Alves ont fait le job. Ce que ce parcours décevant confirme, c'est que le problème est tant générationnel que structurel.

Dunga n'y est pas pour grand-chose


Premier visé par la sortie prématurée de son équipe, Dunga a répondu aux critiques d'un pays qui souffre d'un cruel manque de culture tactique – aussi bien chez les entraîneurs que les supporters - en expliquant que sa démission ne soignerait pas les maux de la Seleção. Ces derniers sont, à en croire sa réaction en conférence de presse post élimination, plus profonds. « Il faut penser à la sélection, à son futur. Nous ne pouvons pas ignorer que les autres équipes ont fait beaucoup de progrès, et je ne parle pas que du terrain. Il y a certains domaines dans lesquelles nous devons revoir certains concepts. Il va aussi falloir arrêter d'ériger certains gamins au rang de cracks après deux bons matchs. » La vérité est cruelle pour un peuple habitué à voir ses représentants jouer au football en dansant, et à entendre les louanges du reste du monde, admiratif devant de telles prouesses. Et ce n'est pas de la faute de Dunga si Tardelli n'est pas Ronaldo, si Willian n'est pas Ronaldinho, si Elias n'est pas Gilberto Silva

Djalminha, vainqueur de la Copa América en 1997, n'est cependant pas totalement d'accord pour dire qu'il n'y a aucun talent dans cette génération qui enchaîne les échecs douloureux. « La plupart des joueurs de la Seleção jouent dans des grands clubs européens, ça prouve qu'il y a de la qualité. Seulement, aucun d'entre eux n'est leader dans ces grands clubs. Avant, les Brésiliens étaient les cracks de leurs clubs respectifs. Aujourd'hui, ce ne sont que des joueurs de soutien. Même Neymar, le seul joueur capable de déséquilibrer, n'est pas le patron à Barcelone. Et encore, heureusement qu'il est là. À part lui, personne n'est capable de créer un déséquilibre, d'ouvrir des brèches tout seul au Brésil » , a-t-il déclaré sur Globo. L'ancien numéro 10 de La Corogne regrette en outre le manque de gauchers au cœur du jeu et de meneurs de jeu comme l'Amérique du Sud sait en produire. « En talent pur, il y a bien Ganso… Mais on a l'impression qu'il n'est pas toujours capable de mettre en pratique ce qu'il est capable de faire en conditions de match. »

Pression et manque de temps


Ok, le pays du foot traverse une période de disette. Pourquoi pas. Mais à en croire tous les observateurs, entraîneurs ou ex-joueurs, il est un problème qui inquiète plus que la qualité des joueurs actuellement sélectionnés ou éligibles pour le devenir. Il s'agit des bases sur lesquelles repose le football brésilien de clubs. « Il manque une philosophie propre à chaque club. Aujourd'hui, seul les objectifs sportifs priment, et ils sont fixés à très court terme. L'entraîneur, s'il ne veut pas se faire virer, doit se concentrer uniquement sur les résultats. » Qui dit exigence de résultats dit peu d'opportunités pour les jeunes, qui ont besoin de temps et de faire des erreurs pour grandir. Actuellement en formation à Lisbonne, l'ancien sélectionneur dénonce par ailleurs une autre incohérence. «  Tous les joueurs brésiliens évoluent à l'étranger, et aucun entraîneur ne prend la peine de sortir du pays pour voir ce qu'il se passe dehors. »


Et puis, il y a la question du modèle économique des écuries brésiliennes. Nombre d'entre elles sont dans le besoin de vendre pour ne pas crouler sous les dettes, fruits d'une mauvaise gestion passée. Et aujourd'hui, qui achète mieux que les Européens ? Personne. Les centres de formation auriverde forment donc les jeunes sur le modèle du Vieux Continent. Il faut qu'ils soient forts physiquement, rapides, courageux, disciplinés… Cette orientation contre-nature à un prix. «  La conclusion, c'est que le joueur brésilien a perdu en qualité. Il contrôle mal, passe mal, parce qu'on lui a imposé une nouvelle manière de jouer au football.  » La conclusion, c'est donc que le Brésil doit revenir à ses fondamentaux tout en évoluant structurellement. Faut-il revoir le modèle actuel de championnats régionaux puis nationaux ? Faut-il que la CBF recadre les clubs quant à leurs modèles de formation ? Faut-il former plus sérieusement les entraîneurs ? Sans doute. En tout cas, il va falloir se bouger sérieusement. 2018 n'est que dans trois ans, et les éliminatoires vont bientôt commencer.

Par William Pereira
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