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  2. // Brésil/Equateur (4-2)

Le Brésil est d'attaque

Pas de mauvaise blague brésilienne. La seleçao fera bien partie des quarts-de-finaliste de cette Copa America version argentine, et termine même première de son groupe, à égalité de point avec les surprenants vénézuéliens. Largement dominateurs, les Brésiliens ont fait ce que le Brésil sait faire de mieux, marquer des buts.

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Brésil 4-2 Equateur


Buts : Pato (27è, 60è) et Neymar (48è, 71è) pour le Brésil ; Felipe Caceido (37è, 58è) pour l'Equateur



Comme les Argentins face au Costa Rica, et comme les Uruguayens face aux jeunes mexicains, le Brésil fait face à une équation simple. Deux matchs nuls peu rassurants obligent les quintuples champions du monde à battre de faiblards équatoriens pour ne pas se payer la honte et pouvoir continuer dans la compétition. Plutôt tango argentin que murga uruguayenne, le Brésil s'impose assez facilement 4 à 2 face à l'Equateur, et reprend confiance avant de retrouver le Paraguay en quart. Privés de Valencia, les Équatoriens n'ont pas pu résister au réveil de l'armada offensive brésilienne et n'ont existé que par les bourdes de Julio César. Bons derniers, leur Copa America s'arrête à la phase de poules. Comme depuis 14 ans.


Julio César maintient l'Equateur en vie


Pour ce match décisif, Menezes avait décidé de refaire confiance à son quatuor de luxe au coup d'envoi, réintégrant Robinho aux côtés des deux puceaux de Santos, Neymar et Ganso, avec Pato en pointe. Dans un stade Mario Alberto Kempes de Cordoba à moitié vide, les Équatoriens ne semblent pourtant pas impressionnés en ce début de match. Ils ne se précipitent pas, succèdent les petites passes, « à la brésilienne » . Les Auriverdes passent eux sur les côtés, ou plutôt sur le côté, celui de Maicon, plus quatrième attaquant qu'autre chose hier soir. La domination devient totale mais stérile. Neymar tente mais vient systématiquement s'écraser sur une défense centrale équatorienne trop avertie.

C'est donc Pato qui débloque les débats en venant couper de la tête un centre parfait d'Andre Santos, le remplaçant de Marcelo, suspendu pour avoir simulé une blessure quelques mois avant la Copa (1-0, 27è). Les Équatoriens ne sont en fait pas du tout dangereux. Maicon continue à enchainer les allers-retours dans son couloir, et sert Robinho en retrait qui trouve le poteau. Tout le monde est rassuré, Robinho est bien sur la pelouse, un avis de recherche allait être lancé. Sur le contre, Felipe Caceido, l'attaquant de Levante, égalise d'une frappe à l'entrée de la surface, pourtant ni puissante ni bien placée, mais que Julio Cesar décide de laisser passer (1-1, 37è). Cruel. Seul Neymar n'est pas refroidi. Il accélère, provoque, joue juste. Mais l'arbitre siffle déjà la mi-temps, et les Équatoriens se demandent encore comment ils ont pu revenir au score sur leur seule demi-occasion.


6 buts, 3 doublés


Mais comme Messi et Aguero il y a deux jours, Ganso et Neymar montrent que oui, leur sélection peut compter sur eux. Passe en profondeur du numéro 10 pour l'homme à crête, qui va à peu près trois fois plus vite que la défense équatorienne, et allume Elizaga au point de penalty (2-1, 48è). Mais si le Brésil a retrouvé ses attaquants, il a définitivement perdu sa défense et son gardien de but. Bis repetita pour Caecido, à qui Julio Cesar, toujours aussi peu inspiré, offre un doublé (2-2, 58è). Heureusement pour la Seleçao, Elizaga est solidaire et repousse une frappe de Neymar dans les pieds de Pato, qui a lui aussi droit à son doublé (3-2, 60è). Le match est complètement débridé, les espaces se libèrent. Il n'en fallait pas plus pour Ganso qui continue à distribuer au millimètre. Cette fois-ci les Brésiliens sont lancés, Maicon martyrise ses adversaires sur son côté, accélère et glisse le ballon à Neymar qui pousse au fond et boucle cette soirée doublé (4-2, 71è). Menezes peut faire reposer ses jeunes pousses, plus rien ne sera marqué, malgré l'insistance de Maicon. En chipant la première place au Venezuela, le Brésil évite le Chili et retrouvera le Paraguay, qui l'avait tenu en échec, en quart. Avec d'autres arguments à faire valoir.

Leo Ruiz

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décidément maicon est bien meilleur que dani alves
Tu te bases sur UN match ou sur la saison écoulée pour affirmer cela ?
Ou peut-être sur les astres ? Raymond c'est toi ?
Ce qui est dommage dans cette copa américa, c'est l'organisation des groupes et notamment cette histoire de meilleur 3e..

En gros, y a quelques jours on a eut Paraguay-Bresil, Hier Venezuela-Paraguay et Bresil-Equateur. En quart on aura encore Paraguay-Bresil. Et si le paraguay et le venezuela passaient, ca ferait de nouveau Paraguay-Venezuela en demi ?!!

Du n'importe quoi.

Il faudrait que la compétition passe en à 16 en intégrant définitivement 6 équipes d'amérique centrale et du nord ; Mexique-USA-Costa Rica et 3 autres qui sont moins nuls que les très nuls.
En règle général, Maicon est plus fort que Alves.
Ce mec n'est pas une pute, pas une simulatrice, il apporte énormément de puissance et va très vite.
Et puis en un match Maicon fait la diff, ce que Alves a été incapable de faire en 2 match.

Julio Cesar a bien foiré son match, et Robihno n'a pas eu franchement d'impact. Mais la principale énigme reste la titularisation de Lucas Leiva...

Sinon dommage que l'autre Lucas ne joue que 15 min à tout péter à chaque fois, j'aimerais bien le voir jouer au moins une mi-temps pour voir si il vaut vraiment l'engouement autour de lui.
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