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  4. // France/Espagne (0-1)

Le Brésil en première classe s'éloigne pour les Bleus

La France a perdu la tête du groupe I et peut-être ses ambitions de première place. Battus des Espagnols dominateurs mais pas imprenables (0-1), les Bleus vont devoir assurer les affaires courantes et compter sur un hypothétique faux-pas de la Roja.

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France - Espagne: 0-1
But: Pedro (58e)

Elle sentait le sable chaud de Copacabana cette occasion, elle avait même un goût de caïpirinha et de Brésil. Franck Ribéry avait dans ses mains 23 billets en première classe pour la Coupe du monde. Une occasion tombée du ciel en fin de première mi-temps (avec la complicité d'Alvaro Arbeloa), un un-contre-un face à Victor Valdes mal négocié. Sur un coup, les Bleus auraient pu mettre l'Espagne à cinq points. On aurait parlé de froid réalisme, de hold-up ou de "l'esprit de gagne" certifié Deschamps. Mais Ribéry s'est déchiré et on va parler d'autre chose. Comme de l'écart (pas énorme mais réel) entre ces deux équipes, comme d'une équipe de France qui a visé le nul sans vraiment se l'avouer, comme du classement du groupe I : Espagne 11 points, France 10. On va même parler d'adversaires potentiels en barrages.

Pourtant, on parlait bien d'autre chose deux heures plus tôt. Est-ce la magie d'une victoire contre la Géorgie ou le souvenir du match aller, toujours est-il que le Stade de France semble enfin sorti de son coma thérapeutique. Il y a même quelque chose qui ressemble à de l'attente, de la tension, presque de l'amour. L'Espagne, elle, a comme perdu son immunité de meilleure équipe du monde. C'est dingue comme un simple nul contre la Finlande peut vous rendre mortel. Dans son 4-2-3-1 avec le seul Benzema en pointe, les Français mordent dans leur entame. Valbuena paye sa bicyclette sur la première attaque tricolore. L'esprit de Steve Savidan est parmi nous.

Péno oublié et occasion ratée

La période de grâce dure quatre minutes. Quatre minutes de domination avec deux frappes à zéro et puis l'Espagne redevient l'Espagne. Un décalage d'Iniesta pour Monreal qui a plongé sur son aile gauche. Le fantôme d'Alba rôde mais Xavi rate ce qu'aurait même mis un Torres dépressif (4e). Fini de rigoler, la Roja confisque le ballon et s'en remet aux basiques. Busquets ratisse et intimide, Xavi et Xabi orientent tandis qu'Iniesta fout le bordel avec son positionnement. Ni vraiment sur le côté, pas non plus dans l'axe, une sorte d'inter gauche version 2013. Les Bleus téléchargent le logiciel « jeu en contre » . Jallet file dans le dos de Monreal mais Benzema n'a toujours pas enlevé son anneau de pureté devant le but.

Le temps passe et la possession de la Roja devient quasi pornographique. Propulsé sentinelle, Pogba aligne surtout les pas chassés devant sa défense. Cabaye et Matuidi ne l'aident pas beaucoup à sa décharge. Si elle n'avait pas l'intention de le viser, cette EDF joue bien le nul. Faute de mieux, un peu comme n'importe quelle équipe mortelle face aux champions du monde de cache-ballon. Encore heureux, Viktor Kassai (un homme qui n'aime pas les maillots rouges) ferme les yeux sur une sortie à la hussarde de Lloris devant Pedro dans la surface. Arrive l'occasion de la 38e minute. Ribéry anticipe la connerie d'Arbeloa (bien), mais conduit son ballon avec la conviction d'un M'baye Niang un soir de Ligue des champions (beaucoup moins bien) et vient s'encastrer sur Victor Valdes.

Jallet prend le bouillon, Pogba le rouge

Après un quart d'heure au chaud, les Bleus décident de monter d'un cran et de tenir un peu plus compagnie au duo Piqué-Ramos. Pas longtemps. Le ballon redevient espagnol, Iniesta manque de caresser une lucarne mais trouve un bout de gant de Lloris sur son chemin (53e). Cinq minute plus tard, Monreal remet le mode Alba, dépose Jallet et trouve Pedro en embuscade. Le ballon roule sur Lloris qui tente ensuite une parade désespérée dans ses filets. Comme à Vincente-Calderon, les Bleus doivent courir derrière le score. Ribéry décale bien Matuidi à l'entrée de la surface (64e), mais le Parisien constate par lui-même que Valdes n'est pas l'erreur de casting qu'on veut bien décrire de ce côté des Pyrénées. Deschamps voit des coups dans le dos de la défense et lance Ménez. La solution manque pourtant de venir d'un corner. Dans le bordel, Varane n'arrive pas à placer le pointu salvateur. Ce n'est pas le quart d'heure des gamins. Pogba caresse de trop près Xavi Hernandez. Petite semelle, grosse conséquence, le Turinois écope d'un carton rouge pour sa deuxième sélection (77e, 79e).

Déprime sur Saint-Denis, le public se réchauffe sur un Benzema qui a juste le temps d'exploser la barre des 1.000 minutes sans marquer avec les Bleus avant de sortir. L'Espagne, elle, joue à celle qui gère son affaire, mais flippe un peu quand même. Un Ribéry maladroit mais volontaire trouve le petit filet de Valdes (84e). Le Barcelonais sort son arrêt « spécial Ligue des champions » deux minutes plus tard devant Evra. Ce n'est pas pour de suite le Brésil, Patrice. Pas pour tout de suite.

Par Alexandre Pedro, au Stade de France
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