Le Brasileirão retrouve son éclat

Des stars bling-bling à la pelle, un suspense à couper au couteau… Le championnat brésilien est en train de redevenir l’un des plus sexy de la planète.

4 6
A cinq journées de la fin, cinq équipes se tiennent en 3 points. Comme c’est arrivé très souvent depuis le début du championnat brésilien, le week-end dernier, les trois premiers se sont pris le pied dans le tapis histoire de relancer leurs poursuivants. Les quatre équipes de Rio sont au top, en embuscade derrière le leader Corinthians. Dans le duel des extrêmes, le Timão, sans Adriano, trop gros pour mettre un pied devant l’autre, s’est fait surprendre (2-1) par le dernier, l’América Mineiro. Au lieu d’en profiter, le co-leader Vasco, de Juninho, s’est fait balader par le Santos (2-0), tapi tranquillement dans le ventre mou en attendant d’affronter le Barça lors du championnat du monde des clubs en décembre. Neymar a encore gagné le match à lui tout seul, laissant quelques défenseurs sur le cul au passage, histoire de montrer qu’il mérite sa place aux côtés de Messi sur le podium du Ballon d’Or. En plus, le lutin à la crête s’est fait plaisir en évoluant à nouveau aux côtés de son pote Paulo Henrique Ganso, absent depuis début septembre à cause d’une vilaine blessure à la cuisse. Le Botafogo, où sévit le roi de la Panenka Loco Abreu, s’est fait battre 1-0 à domicile par la petite équipe qui monte, le Figueirense.

Du coup, le tandem Fla-Flu revient aux affaires. Deco, de retour en forme après avoir passé la plupart de la saison à l’infirmerie, a délivré deux amours de caviars et le Fluminense, champion en titre, qui jouait sans Fred, a battu l’Internacional 2-1 à domicile et est revenu à deux points des leaders. Quelques heures plus tôt, Ronaldinho, son ancien collègue du Barça champion d’Europe en 2006, n’a pas spécialement brillé, mais Flamengo a étrillé 5-1 Cruzeiro, l’ex-club de Brandão. Deivid, l’ancien Bordelais, a scoré deux fois, portant à quinze unités son compteur buts, deux de plus que son pote Ronnie. Thiago Neves, ancienne star du Flu passée par l’Arabie Saoudite, a marqué les trois autres.

Jeunes espoirs millionnaires et stars rapatriées

Ronnie, Juni, Deco, Loco… Une pléiade de noms ronflants, associés à des jeunes talents aux dents longues comme Neymar, Ganso ou Oscar et Leandro Damião, de l’Inter. C’est le cocktail aussi efficace qu’une bonne caïpirinha qui est en train de donner au Brasileirão son lustre d’antan, à l’époque où la Seleção était presque entièrement composée de joueurs du pays. D’ailleurs, cette nouvelle hype du championnat national arrive justement à une époque où le niveau affiché par les Brésiliens évoluant en Europe est bien faiblard, notamment en attaque. Il suffit de jeter un œil sur la liste des joueurs convoqués pour les matchs amicaux de jeudi et lundi prochain contre le Gabon et l’Egypte pour s’en rendre compte. Mis à part Hulk, qui continue de tout casser avec Porto, c’est pas folichon. Kléber, son coéquipier chez les dragons portugais, et Jonas, auteur d’un honnête début de saison avec Valence, semblent très en-dessous de Neymar et Leandro Damião, qui sont restés bien au chaud au Brésil. Des sponsors prennent en charge leurs salaires, bien plus astronomiques que ceux de bon nombre de leurs collègues exilés sur le Vieux continent. D’ailleurs, leurs clauses libératoires respectives chiffrent respectivement 45 et 50 millions d’euros. Et encore, pour débaucher Lucas, la pépite du São Paulo FC, il faut lâcher 80 bâtons!

C’est ça le nouveau Brésil, en pleine bourre alors que l’Europe est minée par la crise. Messi et le Barça n’ont qu’à bien se tenir, Neymar, Ganso et compagnie les attendent de pied ferme pour le Mondial du Japon. Ils pourront d’ailleurs suivre l’exemple de l’Internacional de 2006, où évoluaient l’ancien Marseillais Fernandão et le Parisien Ceara, qui a battu 1-0 les Catalans, malgré Ronnie et Deco. A l’époque, l’entraîneur était un certain Abel Braga. Aujourd’hui aux commandes de Fluminense, l’ancien coach de l’OM en 2000 retrouvait dimanche dernier les Rouges de l’Inter dans le stade Beira-Rio de Porto Alegre archi-comble qui a scandé son nom au coup d’envoi. Ému après la victoire des siens, il s’est laissé aller à une de ces envolées lyriques qui ne donnent que plus de charme au championnat brésilien : « Il ne nous reste plus qu’à transformer chaque goutte de sueur en sang pour aller chercher le titre  » .

Par Louis Génot, à Rio de Janeiro
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
"Neymar a encore gagné le match à lui tout seul, laissant quelques défenseurs sur le cul au passage, histoire de montrer qu’il mérite sa place aux côtés de Messi sur le podium du Ballon d’Or" ---> J'ai eu une envie soudaine d'arrêter de lire ...
Tu peux arrêter de lire, ça n'empêchera pas Neymar de mettre tous les défenseurs sur le cul
Tu peux arrêter de lire, ça n'empêchera pas Neymar de mettre tous les défenseurs sur le cul
en tout cas j'preferai voir sur canal + sport un bon flamengo - santos ou autre q"un march banal du championnat d'italie genre palerme catane
Johnny Dramma Niveau : Ligue 1
Le keupon crêté a beau mettre les défenseurs adverses sur le Q, son équipe végète en milieu de tableau...
Le "lutin à la crête".

A 1m74, si on est considéré comme un lutin...
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
4 6