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Le Borussia et le Bayern sont prêts

Le Borussia Dortmund s’est imposé 3-1 à Wolfsburg, tandis que le Bayern s’est imposé 2-1 face à Augsburg. Toujours trois points d’écart entre le leader et son dauphin, qui s’affrontent mercredi soir au Signal Iduna Park. Stuttgart veut l’Europe, Freiburg ne veut pas descendre. Pour Kaiserslautern en revanche, c’est quasiment fini.

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Jürgen Klopp a le nez creux. Un seul changement dans son équipe, cette semaine: Ivan Perisic remplace un Kevin Großkreutz un peu fatigué. Banco: le Croate, qui n’avait plus été titularisé depuis la 11ème journée, sert Robert Lewandowski pour le premier but de la rencontre. D’ailleurs, en signant ses 18ème et 19ème réalisations de la saison, le Polonais est clairement l’homme du match. Qu’importe l’enroulé d’Ilkay Gündogan, qu’importe la réduction du score de Mario Mandzukic. Dortmund s’impose, et se met en confiance avant de recevoir le Bayern.

Les Bavarois, eux, ne se sont posés aucune question. Ah bon, ça fait six matchs qu’Augsburg n’a pas perdu, meilleure série d’invincibilité après Dortmund? Mouais. Première minute de jeu, Franck Ribéry est chaud comme la braise (normal, il fête aujourd’hui ses 29 ans), il déborde côté gauche, se joue de deux joueurs, centre violemment en bout de course. La balle arrive dans les pieds de Mario Gomez, qui doit s’y prendre à deux fois pour battre Simon Jentzsch. Eins-Null au bout de vingt-cinq secondes de jeu. Augsburg ne se laisse pas abattre, et revient dans la partie grâce à un but de Ja-Cheol Koo, le quatrième du Sud-Coréen depuis son arrivée en Bavière. Un but qui arrive au même moment que l’ouverture du score de Lewandowski à Wolfsburg, c’est dire si les mecs de la Konferenz (le multiplex) sont devenus fous. Mais tout finira par rentrer dans l’ordre quand Gomez donnera un avantage définitif aux siens sur une passe du droit (eh oui, ça arrive), d’Arjen Robben.

Le VfB veut aller en Europe, le Werder patine

VfB Stuttgart contre FSV Mayence 05. Soit la quatrième contre la cinquième attaque du championnat. Forcément, un match qui débute à cent à l’heure. Trois minutes de jeu et Ivanschitz transforme un pénalty pour le « Null-Fünf » . Hajnal remet tout ce beau monde à égalité cinq minutes après. Et puis il a fini par se réveiller. Lui, c’est Vedad Ibisevic. Probablement la plus belle affaire du mercato d’hiver outre-Rhin. Le Bosnien signe un doublé pour les Souabes, son septième but depuis son arrivée au pays de Benz (Carl, hein, pas Karim). Une jolie victoire pour Stuttgart. Seule ombre au tableau: ce pénalty sur Harnik, qui fait faute au début de l’action. Kuzmanovic s’en fout, il le plante quand même.

Si Stuttgart fait une fin de saison tonitruante (comme à son habitude ces dernières années), le Werder donne l’impression de se saborder tout seul. Entre Arnautovic qui se blesse comme un con en jouant avec son chien il y a quelques semaines, entre les départs programmés en fin de saison de Tim Wiese (Schalke?) et Claudio Pizarro (Bayern?), les Werderaner ne savent plus où donner de la tête. Face à Cologne, qui lutte pour ne pas descendre, les hommes de Thomas Schaaf ont certes ouvert le score par Markus Rosenberg, mais ils ont fini par céder sur un coup de tête d’Ammar Jemmal. Au final, un match nul qui n’arrange personne: dans la course à l’Europe, le Werder se fait distancer de deux points par Stuttgart, et est à portée de fusil de Hanovre et de Leverkusen. En ce qui concerne l’Abstiegskampf, le « FC » se trouve toujours en antépénultième position, et pourrait se voir confier une place de relgéable si jamais le Hertha Berlin gagnait à Mönchengladbach.

Les Diables Rouges s’ouvrent les portes de l’enfer


En parlant d’Abstiegskampf, s’il y a bien une équipe qui sait comment ça se passe, c’est bien Fribourg. Hormis la saison dernière (grâce notamment à un grand Papiss Cissé), la survie dans l’élite est le pain quotidien des habitants de la Forêt Noire. Et ces derniers temps, force est de constater qu’ils offrent du rêve à leurs supporters. A leur manière, certes, mais du rêve quand même. Une frappe sublime de Daniel Didavi ainsi qu’un but de fouine de Tomas Pekhart donnaient un avantage pépère au « Club » . Mais c’est mal connaître la ténacité des Breisgauer. Daniel Caligiuri réduit la marque sur pénalty, avant que Cédric Makiadi, le capitaine courage de cette équipe, ne donne un point à son équipe grâce à une jolie volée du droit. On ne se défait pas aussi facilement d’un spécialiste de l’exercice.

Tout porte à croire en revanche que c’est bientôt fini pour une équipe: le 1.FC Kaiserslautern. Deuxième match de suite à domicile, deuxième défaite. Face à Hoffenheim, cette fois-ci. Ni l’arrivée de Krassimir Balakov en tant que coach, ni l’ambiance du Betzenberg n’a pu changer quoi que ce soit. Il est 17h quand Simon Vukcevic marque le but du 2-0 pour Hoffe, l’heure à laquelle les Rote Teufel plongent en enfer et se mettent à réfléchir comment ils vont faire l’an prochain, en deuxième division. En attendant, les fans du FCK ont passé toute la seconde mi-temps à chanter à la gloire de leur club. Parce qu’au final, ce n’est que cette équipe-là qui tombe. Le club, le stade, eux, ne tomberont jamais.


Par Ali Farhat
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