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  3. // Lille-Marseille (0-1)

Le Bon, la Brute et le Truand

L'OM a souffert, mais a réussi à braquer Lille ce dimanche soir à Villeneuve-d'Ascq. Avec dans son onze des performances hétérogènes entre un Steve Mandanda irréprochable, un Luiz Gustavo décisif dans le money time, et un Patrice Évra qui ne laisse pas indifférent.

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Steve Mandanda, le Bon


Il reste moins de dix minutes à jouer quand le jeune Kamara tente une passe en retrait mal assurée. L'attaquant lillois Ponce rôde, mais Mandanda a anticipé et rattrape la bêtise de son jeune partenaire. Normal, le gardien de l'OM a fait ça toute la soirée : du pied devant El Ghazi (24e), des gants devant Pepé (30e) ou Amadou (41e) rien que pour le premier acte. Avant de capter une frappe vicieuse avec rebond d'El Ghazi, très actif, en début de seconde période. Et quand à la faveur d'un coup franc détourné par Rami, l'ancien de l'Ajax Amsterdam est parvenu à prendre le portier marseillais en défaut, le ballon a préféré filé à côté des buts de San Mandanda. Car il faut bien en faire le constat : ce dimanche soir à Villeneuve-d'Ascq comme souvent depuis le début de la saison, le second gardien de l'équipe de France a fait gagner des points à l'OM.


Sans lui, les hommes de Rudi Garcia seraient retournés au vestiaire menés après quarante-cinq minutes. Sans lui, il n'y aurait pas forcément eu aussi une phase de poules en Ligue Europa pour pimenter la saison au Vélodrôme. Et pas mal de points en moins en Ligue 1. Le retour du gardien remplaçant des Bleus aurait pu ne jamais se faire à cause d'un désaccord financier entre l'OM et Crystal Palace. Les dirigeants phocéens ont finalement eu raison de céder aux exigences londoniennes, car un gardien efficace et chanceux – on pense à la frappe de Ponce détournée par Abdennour et au sauvetage de Luiz Gustavo, tous deux dans les arrêts de jeu –, cela n'a pas de prix.

Luiz Gustavo, la Brute


Quelques secondes avant la pause, Luiz Gustavo place une balayette sur son compatriote Thiago Mendes. Carton jaune, le sixième de la saison, à ajouter à un rouge reçu contre Nice le 1er octobre. Ou comment les statistiques feraient passer le Brésilien de l'OM pour le boucher des pelouses de Ligue 1. Pas totalement vrai, car si l'ancien de Wolfsburg est bien arrivé sur la Canebière pour être la caution « cojones et semelles » de Rudi Garcia, il joue son rôle de pitbull à moustache à merveille pour équilibrer le onze marseillais.


Avec son binôme Zambo-Anguissa, il n'a certes pu empêcher les nombreux temps forts du LOSC, mais a contribué à faire en sorte que Marseille plie sans casser. Pas un hasard donc, si en fin de rencontre, c'est lui qui a hérité du brassard d'Évra (80e). Un bout de tissu auquel il a rendu honneur dans le money time avec une belle frappe qui aurait pu tuer le suspense sans une belle parade de Maignan (90e+1), puis un sauvetage sur sa ligne devant Thiago Maia alors que Mandanda était battu (90e+4). Avec Luiz Gustavo, l'OM n'a pas mis la main sur un artiste brésilien, mais plutôt un bonhomme qui n'hésite pas à faire le sale boulot. Et cela fonctionne.

Patrice Évra, le Truand


Rudi Garcia l'avait assuré avant le match : « des conneries » , toutes les rumeurs sur une maladie diplomatique de son vieux latéral gauche, en vue d'un départ au mercato d'hiver. Au stade Pierre-Mauroy, Évra était bien là, brassard de capitaine en prime autour du bras. Mais à 36 ans bien tassés, l'international français ne peut plus se targuer d'avoir ses jambes de 20 ans. Peu importe, au moins pour lui, il fait comme si. Quitte à se prendre un jaune dès la 10e minute pour un tacle à retardement sur Thiago Maia, et de flirter avec l'expulsion pour une seconde vilaine faute sur Pépé à la demi-heure de jeu.


Tonton Pat' sait qu'il ne laisse pas indifférent, et visiblement, cela lui plaît. Sinon, comment expliquer une nouvelle intervention inutile sur Pepé alors que l'arbitre avait sifflé la pause ? Le vétéran a terminé son match sur le banc, remplacé par le jeune Kamara cinq minutes seulement après avoir été déposé par Thiago Mendes, une action sur laquelle Lille aurait pu égaliser. En clair, il faut bien l'admettre, Évra n'est encore là que sur son nom, et éventuellement son expérience et son estime de soi. C'est d'ailleurs probablement au nom de cette dernière qu'il répondait aux questions de Laurent Paganelli en toute fin de match, avec une posture de patron. Pour peu qu'il demanderait le trophée de joueur du match, on lui donnerait.

Par Nicolas Jucha
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