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Le bon élève marseillais

Surveillé par le fair-play financier pour son explosion des dépenses depuis l'arrivée de Frank McCourt, l'OM n'est pas vraiment inquiété. Mais préfère quand même prendre quelques précautions.

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Le calme plat. Pas un souffle de vent, pas une vague, rien. Cet hiver, l’Olympique de Marseille est resté anormalement sage sur le marché des transferts. Même les rumeurs ont peiné à débarquer sur le Vieux-Port. En temps normal, à chaque mercato, une bonne dizaine de joueurs, particulièrement des attaquants, sont annoncés du côté de la Canebière. Cette fois-ci, rien – même pas un Drogba ou un Jardel –, si ce n’est un petit bruit de couloir Guido Pizarro, qui n’a pas franchement ému grand monde. L’année dernière, au mois de janvier, l’Olympique de Marseille mettait un gros coup d’accélérateur sur le marché des transferts en recrutant Patrice Évra, Dimitri Payet et Morgan Sanson. Mais cette saison, l’OM, convaincu d'avoir été assez actif durant l'été, a décidé de se tenir tranquille.


« Ce qui est sûr, c’est qu’on a trouvé un équilibre et un collectif. Il y a peut-être un manque de profondeur de banc, mais ça reste à prouver. On a beaucoup recruté sur les derniers mercatos. On est compétitif, a ainsi justifié Jacques-Henri Eyraud il y a quelques jours. Donc, on a décidé avec Rudi (Garcia) et Andoni (Zubizarreta), au regard de ce que le marché nous offrait comme possibilités, de ne pas recruter. » Mais si l’OM a fait le choix de ne pas se renforcer pour la course au podium, c’est aussi parce qu’il doit faire attention à ses dépenses.

Gros dépensier


Au moment de racheter l’OM il y a maintenant un peu plus d’un an et demi, Frank McCourt débarque à la tête d'un club endetté à hauteur de 172 millions d’euros à l’issue de la saison 2015-2016. Et si l'Américain assure d’entrée que la « stabilité financière » de l’OM est l’un des objectifs principaux de son projet, l’homme d’affaires n’hésite pas longtemps avant de mettre la main à la poche. Depuis son arrivée, mine de rien, les investissements ont été massifs avec l’achat de nombreux joueurs (Dimitri Payet, Morgan Sanson, Luiz Gustavo, Adil Rami, Valère Germain, Kostas Mitroglou, Grégory Sertic...). Depuis janvier 2017, le club marseillais a dépensé environ 120 millions d’euros sur le marché des transferts, pour des joueurs qui, pour la plupart, jouissent d’un beau salaire.


Aujourd’hui, la masse salariale du club est d’environ 120 millions d’euros également, un record pour l’OM. Une explosion des dépenses et des salaires qui s’accompagne de recettes pour l’instant « stagnantes » , car depuis l’arrivée de McCourt et Eyraud, l’OM ne vend plus, pour garder une équipe compétitive et progresser. Pour l'heure, Marseille dégraisse plus qu’il ne vend vraiment, en résiliant les contrats de Lassana Diarra et Patrice Évra, en prêtant Tomáš Hubočan, Rémy Cabella ou Dória, et en vendant à bas prix (2 millions d’euros pour Karim Rekik au Hertha Berlin). À la fin de cet exercice, le déficit marseillais va donc forcément augmenter, et en tout cas suffisamment pour attirer l’attention du fair-play financier.

Prendre les devants


Mais l’Olympique de Marseille a décidé de réagir en amont, plutôt que d’attendre la fin de saison. L’objectif : jouer au bon élève. Rester sage et faire preuve de sa bonne foi. Au lieu d’attendre qu’une enquête soit ouverte, comme c’est arrivé au PSG en septembre, le club a fait le choix de solliciter lui-même un entretien avec l’instance de contrôle financier des clubs (ICFC). Une sorte d’échange informel, d’exposé de la santé financière et du plan de développement de l’OM a donc eu lieu le mois dernier. « C’est nous qui avons fait la démarche auprès de l’UEFA. Ça ne date pas de janvier, mais de plusieurs mois. Le fair-play financier concerne le passé, les trois dernières saisons. On est là depuis un an et demi. Ce qui importe à l’UEFA, c’est le but. Ce qui compte, c’est se concentrer sur le présent. Surtout montrer ce que nous souhaitons faire dans les quatre ou cinq saisons suivantes » , a expliqué le président marseillais en voulant se montrer rassurant.


L’OM n’a donc pas voulu s’enflammer en présentant un budget basé sur une éventuelle quatrième place à la fin de la saison. En juin, Marseille devrait enfreindre la règle des 30 millions d’euros de déficit sur trois ans, et s’exposerait alors à une sanction négociée ou une amende, vu que le club n’a pour l’instant jamais eu affaire au fair-play financier. Même si ce serait avoir « un an d’avance par rapport aux prévisions » de se qualifier pour la Ligue des champions dès cette saison, cela pourrait devenir une nécessité pour l’OM afin d’échapper à une sanction. Et de recommencer à vendre ses meilleurs éléments.

Par Kevin Charnay Propos de Jacques-Henri Eyraud recueillis par Canal+ Sport
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Les huitièmes de la Coupe de France, c'est une chance.




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