Le bon coup de Rennes

Bonne tenue générale des clubs français ce soir. Avec un duo Menez-Pastore déjà bien rodé, le PSG s'est tranquillement baladé au Luxembourg. Rennes a lui aussi confirmé son état de forme actuel, en allant s'imposer à Belgrade. Sochaux obtient le nul en Ukraine et conserve toutes ses chances.

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Metalist Kharkov 0–0 Sochaux

On savait la tâche pas facile pour des Sochaliens pas au top, et plombés en attaque par ce traitre de Maiga et sa façon toujours aussi délicate de décider de changer de club. Putain de mercenaire. Les Lionceaux s'en sont pourtant bien sortis, obtenant un match nul mérité. Comme le veut la mode en Ukraine, ce Metalist Kharkov est beaucoup plus tango/samba que métal. Fininho, Torres, Villagra, Edmar, Sosa, Cristaldo... Pas moins de cinq Argentins et trois Brésiliens dans le onze de départ ukrainien. La première mi-temps n'est pas grandiose. Après une entrée en matière délicate, les Doubistes semblent prendre le dessus, notamment grâce aux techniciens de la maison, Martin et Boudebouz, qui jouent juste et posent le pied sur le ballon. Pas vraiment d'occase, mais ce n'est pas facile sans attaquant, hein. Butin n'est pas franchement un spécialiste du poste d'avant-centre. Une frappe de Nogueira détournée en corner, une déviation de Carlao bien stoppée par Goryainov et c'est tout. Pas beaucoup mieux en deuxième où cette fois les Ukrainiens se montrent plus dangereux. Une intervention limite de Perquis dans la surface, et une frappe à côté de Xavier, pourtant seul au point de penalty, voilà pour les deux petites frayeurs de la soirée. On en restera là, Sochaux a paru supérieur techniquement mais il lui faudra un buteur pour envisager mieux. Ça devrait quand même passer la semaine prochaine, pour le retour à Bonal.



FC Differdange 03 0–4 PSG


Buts : Gameiro (17è), Bahebeck (71è), Ceara (90è) et Menez (92è) pour Paris

Une petite phrase lâchée sur son Twitter avait réussi à rendre presque excitant ce match aux allures franchement anti-sexy. Oui, Javier Pastore a fait ses débuts avec le PSG ce soir, et a même joué l'intégralité du match. Kombouaré, un flingue qatari sur la tempe, hésitait à le lancer face aux amateurs de CFA ou ceux du Luxembourg. Car si les redoutables joueurs du FC Differdange 03 sont là, c'est simplement parce que les Grecs de l'Olympiakos Volos, qui leur avaient mis deux fois 3-0 au tour précédent, ont été disqualifiés. Le Kanak décide donc d'aligner El Flaco d'entrée. Autre événement notable, Ceara est capitaine. En face, le numéro 22, cheveux gris et short remonté, doit avoisiner les 50 ans. Au quart d'heure de jeu, double, triple, quadruple une-deux entre Menez et Pastore, mais l'Argentin bute sur le gardien luxembourgeois. Le corner est joué rapidement, Matuidi récupère et frappe aux 30 mètres, contré, mais la balle revient sur Gameiro, qui ouvre le score en deux temps. La suite, c'est une demi-heure passée devant la cage des locaux, et trois duels perdus par Gameiro. Côté luxembourgeois, une belle frappe de Bettmer quand même, juste pour nous rappeler que Sirigu est décidément très costaud. Et pour achever Douchez, l'Italien récidive dès le retour des vestiaires. Mauvaise nouvelle, après Armand, Jallet et Sakho, c'est Bisevac qui sort sur blessure. Comme ça, la défense travaillera les automatismes à l'infirmerie. Dans un match à mi-chemin entre la coupe d'Europe et l'entrainement, Pastore et Menez travaillent les automatismes, enchainant les une-deux. L'Argentin régale avec une spectaculaire aile de pigeon pour Gameiro, qui manque encore l'occasion. Physiquement, les locaux n'en peuvent plus, et finissent par craquer. Bahebeck double la mise sur un nouveau récital de Menez. Ceara, puis l'ancien Romain, encore lancé par l'Argentin, corsent l'addition dans les dernières minutes. Leonardo s'est régalé. Pastore n'a pas marqué, mais s'est bien amusé.



Etoile Rouge de Belgrade 1–2 Rennes


Buts : Kadu (17è, sp) pour Belgrade. Pitroipa (41è) et Montaño (75è) pour Rennes

L'Etoile Rouge, ça fait vingt ans et une séance de tirs au but malheureuse - dont Manuel Amoros ne s'est toujours pas remis - qu'on n'en avait pas entendu parler. Aujourd'hui, l'Etoile a toujours son maillot vintage mais ne brille plus sur l'Europe, ni même sur la Serbie en fait. Très chauds en ce début de saison, les Rennais entrent pourtant mal dans leur match, intimidés semble-t-il par la grosse pression du Marakana, le faux. Antonetti a laissé M'Vila sur le banc, alignant le jeune Pajot aux côtés de Dalmat dans l'axe. Les Serbes dominent, pressent, et ouvrent le score dès la 17è minute de jeu par Kadu, sur penalty, après une main incontestable de John Boye dans la surface. Dans la foulée, l'Etoile Rouge double la mise, mais le but est refusé pour un hors-jeu limite. Les Bretons prennent le bouillon. Impressionnés, imprécis, ils n'enchainent pas trois passes. Jusqu'à la 41ème minute et une belle action à une touche de balle conclue par Pitroipa, l'indispensable, bien lancé par Dalmat. 1-1 à la mi-temps, les Rennais s'en sortent bien. Et reviennent bien mieux en seconde mi-temps. Les Serbes ont apparemment mal vécu l'égalisation rennaise. Feret est bien placé mais croise trop sa frappe. 76è minute, Pitroipa, l'intenable, déborde et centre en retrait pour Montaño, qui contrôle et frappe en demi-volée pour le deuxième but breton. Le Marakana fait la gueule. L'Etoile Rouge ne reviendra pas, et ce sont même les Rennais qui auraient pu tripler la mise. Avec les deux très bonnes affaires Pitroipa et Feret, ce Rennes-là a vraiment de la gueule.

Leo Ruiz

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