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Le bilan des clubs français

Bravo Marseille, pas de regrets pour Auxerre et bof pour Lyon. Deux sur trois en 8èmes : les clubs français ont fait le boulot. Sans plus. Une perf correcte qui maintient le niveau moyen-bon de la L1 à l'échelle continentale. C'est déjà ça...

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Dans la foulée de 2009-2010...

L'an passé, au terme de la dernière journée de Ligue des Champions, on louait le bilan des clubs tricolores. Deux clubs français sur trois en 8èmes comme aujourd'hui : Lyon et Bordeaux, mais sans Marseille. Voilà ce qu'on écrivait il y a donc presque un an : « La France a encore raté le grand chelem (trois qualifiés en 8èmes, du jamais vu). Deux qualifiés français, ce n'est pas non plus unique : pareille situation s'était produite en 2003-04 et 2004-05 (Lyon et Monaco) puis 2006-2007 (Lyon et Lille) » . On arrête là le copier-coller pour affiner l'analyse, réactualisée à aujourd'hui. A une soirée de C1 de la fin, la France est à égalité avec l'Allemagne, deux qualifiés (Bayern et Schalke), mais derrière les trois “gros” continentaux (Italie, Angleterre, Espagne) avec potentiellement plus de représentants. L'Angleterre a d'ores et déjà qualifié MU, Chelsea et Tottenham. Mais big problem pour Arsenal : sans entrer dans les détails, les Gunners peuvent encore finir premiers, deuxièmes mais aussi être carrément éliminés du Groupe H ! L'Italie a placé l'Inter et le Milan AC et attend la Roma en position favorable (un nul à Cluj suffit). Enfin, l'Espagne est bien là : Real, Barça et Valence. Comme l'an passé, la France est donc à sa place sur le plan du foot de club européen, 4ème ex-aequo absolu avec l'Allemagne puisque les deux pays auront du mal, comme l'an passé aussi, à reverser en Europa League leur dernier participant (Auxerre et Werder Brême).

Pas mal. La France affiche un bon tableau de performances qui globalement correspond à l'élévation du niveau général de la L1 observé depuis en gros trois saisons. Notre championnat n'a donc pas à rougir... Pour en finir avec les généralités, on expédiera le cas auxerrois : avec le Real et le Milan AC, c'était mission impossible. Restent les regrets contre l'Ajax. Un nul à Amsterdam aurait renforcé les chances aujourd'hui quasi inexistantes de figurer en C3 : il faut faire au moins un nul à Bernabeu et les Hollandais doivent perdre à San Siro face à des Milanais déjà qualifiés et hors course pour la première place. Cet échec probable de l'AJA empêche donc le foot français d'enregistrer un bilan plus souriant qui aurait rehaussé le niveau de la L1. L'autre regret, c'est que Lille ait raté la C1 l'an passé. Sans faire injure aux Bourguignons, le LOSC était mieux paré pour mieux finir dans ce Groupe G. Tant pis pour eux et bravo à l'AJA qui aura accueilli trois clubs hyper prestigieux à l'Abbé Deschamps.


L'OL a-t-il perdu son mojo ?

Les Gones, justement... Le délitement final avec les deux défaites au Benfica (3-4 et 0-3 à la mi-temps) et à Schalke (un 0-3 glaçant) ont pas mal détruit ce sentiment “d'invincibilité tranquille” qui accompagne l'OL depuis une dizaine d'années. Pour la huitième fois d'affilée, Lyon jouera les 8èmes. Un exploit, et on pèse nos mots. Mais avec cette fois l'impression assez nette que l'OL n'ira pas bien loin : la première heure de Lisbonne et le match entier à Gelsenkirchen attestent froidement que Lyon n'a plus le niveau. Que se serait-il passé si Benfica avait tordu l'Hapoël à Tel Aviv ? On n'en sait rien, mais la tension aurait été extrême avant le dernier match contre le club israélien à Gerland : avec en parallèle d'éventuels mauvais résultats en L1, Lyon aurait sans doute implosé. Ceci dit... Si Lyon s'est qualifié, c'est parce qu'il s'est mis en situation favorable pour y arriver : trois victoires d'entrée et trois buts cruciaux à Lisbonne. Et puis l'OL est allé gagner 3-1 à Tel Aviv : pas Schalke (0-0), ni Benfica (0-3). Mieux ! L'OL peut encore finir premier en corrigeant l'Hapoël et si Schalke ne gagne pas au Portugal. Pas si mal...

La chance a souri à Lyon pour cette qualif ? Cette chance a été provoquée, donc Lyon ne doit rien à personne. Qui plus est, sans être difficile, le Groupe B n'était pas si évident non plus : pour un Lyon moins fringant qu'avant, les trois adversaires à leur meilleur niveau étaient loin d'être nuls, y compris Tel Aviv. Reste que Lyon n'a pas survolé ce groupe. Attendons de voir si Lyon finit premier et quelle équipe lui sera dévolue après le tirage, en décembre. Au vu de cette première phase de poules, en cas de grosse équipe en 8èmes, Lyon n'a pas les moyens de créer l'exploit. Trop de flou dans cette équipe : tactiquement, physiquement et psychologiquement. Il est temps que la trêve arrive pour Gourcuff et Toulalan, après l'année pourrie et l'été sud-africain. Pour finir sur une note plus optimiste, on sait bien que c'est à partir des huitièmes que la C1 débute vraiment : on verra si d'ici-là Lyon récupère un peu de son “ADN européen” qui en fait une équipe à ne jamais prendre à la légère.

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Marseille prend la main ?


Deschamps a encore gagné. Il a qualifié l'OM dans le Top 16 européen. La dernière fois remonte à la saison 1999-2000. Dix ans ! Une éternité... Revoilà donc Marseille dans l'élite continentale élargie. Bien joué, mais « pas d'enflammade » comme on dit désormais à Sainté ! Le Groupe F était facile : Zilina très faible et Spartak juste bon, ça laissait de la marge à des Marseillais autrement plus costauds. La défaite 0-1 au Vélodrome contre Moscou était bel et bien un accident. De plus la qualif ne doit pas occulter la leçon impitoyable subie à Chelsea avec ce 0-2 trop flatteur. Outre Chelsea, il est encore des clubs qu'aujourd'hui l'OM ne pourrait pas éliminer (Barça, Real, un Arsenal ou un Inter juste à leur niveau, voire aussi un bon OL au taquet !). Ceci dit... Au vu des meilleurs moments enregistrés en C1 et en L1, Marseille dispose d'une réserve de certitudes intéressante. En tout cas, plus étendue que celle de Lyon. En bon mitterrandien ( « Le temps qui passe est un atout » ), Deschamps a toujours compté avec le temps comme un allié : la qualif en 8èmes d'abord et ensuite profiter des deux mois et demi qui s'annoncent pour faire progresser l'effectif. Le temps qui passe sous des auspices favorables (qualif en C1 et position favorable en L1 avec un match en moins, on l'oublie) aiguise l'émulation-concurrence qu'il chérit par-dessus tout ! L'OM est en course dans quatre compétitions... Rien que la C1, ça surmotive.

Comme l'an passé (l'OM avait été reversée en Europa League), DD a créé les conditions favorables pour bien préparer la deuxième partie de saison, avec ces quatre lièvres à courir début 2011. Avec la montée en puissance effective d'Azpilicueta, la défense se reconstruit sur de bonnes bases. Point noir : la probable sanction en 8èmes de Diawara pour son coup de genou stupide sur Welliton. Le milieu est une question d'équilibre à (re)trouver, plutôt qu'à renforcer (Alou Diarra n'est pas prévu au mercato hivernal !). C'est donc bien sûr l'attaque qui demeure le gros chantier. Sans attaquants efficaces, ce n'est pas Valbuena qui jouera encore les sauveurs face à des défenses autrement moins faiblardes que celle du Spartak. Brandao, Gignac, Rémy et Valbuena : ils ont en gros 80 jours pour parfaire leurs automatismes. « A partir de là » , comme dirait DD, l'OM redevenu plus compact comme l'an dernier aurait une vraie bonne carte à jouer.


Conclusion ? La L1 ne s'en tire pas si mal. Pour un panorama plus complet des clubs français, on attendra les perfs de Lille et PSG en Europa League tout en sachant que ces deux clubs sont en position assez favorable pour passer leur premier tour. Mais pour en revenir à la C1, une réflexion d'ensemble demeure : Marseille était/est inférieur à Chelsea et Lyon semble/semblait hautement inférieur à Schalke. Donc pas de quoi non plus pavoiser. On rappelle enfin que l'an passé, Lyon et Bordeaux avaient quand même atteint les quarts. Nos deux Olympiques en feront-ils autant en 2011, attestant ainsi la bonne santé relative de notre championnat ?

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