1. // Coupes d'Europe

Le bilan des clubs français

Une quatrième étape moyenne en apparence : deux victoires, deux nuls et une défaite. En apparence seulement, parce que d'un point de vue comptable, les 5 clubs français n'ont pas hypothéqué leurs chances pour la suite, voire même amélioré leur situation. Rien d'extraordinaire : les Club des Cinq a juste fait son boulot.

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Le vrai déclic marseillais ?


A tout seigneur... l'OM ! Trop fastoche le Zilina, certes. Au point qu'à la mi-temps, on pouvait zapper tranquille sur Milan-Real (4-0 à la pause pour Phocée, on sait qu'à la fin le Titanic y meurt tué par Iceberg). Donc, un 7-0 bien tassé. A l'allemande. On rappelle que la Mannschaft n'hésite jamais à faire carton plein pour se mettre en confiance et stimuler ses attaquants. Un seul exemple pour faire vite, le 8-0 contre l'Arabie Saoudite au Mondial 2002 : les attaquants s'étaient goinfrés et ce fut le point de départ d'une Allemagne moyenne qui s'est retrouvée en finale... On n'en est pas encore là avec l'OM, mais ce 7-0 peut figurer le match fondateur d'un futur bon parcours en C1. Plus que le score et son efficacité offensive qui a vu les avants marquer (triplé bienvenu de Gignac, doublé de Lucho et but de Rémy) c'est le sérieux qui a impressionné : Marseille a enfin combiné puissance physique, rigueur tactique (Kaboré et Cheyrou) et surtout concentration (Mbia, sous le coup d'une suspension en cas d'avertissement n'est pas tombé dans le piège de la fébrilité) et surtout humilité. Tout ça pour mieux retourner le couteau dans la plaie, hélas. Ah ! Si l'OM avait procédé de la sorte lors de ses trois premiers matchs... Du coup, comme c'était écrit depuis la défaite initiale au Vélodrome contre le Spartak (0-1), tout se jouera donc au retour, la “finale” du mardi 3 novembre à Moscou. A égalité de points (6 chacun) derrière Chelsea, victoire impérative par tout autre score que 1-0. Pas évident... Et ils sont là les regrets : une victoire face à Chelsea pour finir était envisageable vu que les Blues londoniens sont déjà qualifiés donc potentiellement “démobilisés”. Sauf que le Spartak affrontera le Zilina pour finir, donc avec trois points déjà “budgétisés”...

Le modèle lyonnais a du plomb dans l'OL.


L'exploit en Russie reste possible au vu de la montée en puissance d'un OM qui avait quand même bien dominé le Spartak à l'aller. Mais on doute que les Moscovites se laissent faire. Petite satisfaction ? L'OM est qualifié pour l'Europa League... Sauf que cette année, Marseille visait plus haut, vers les 8èmes, dans un groupe F moins killer que les années passées. Les Phocéens payent encore (trop ?) pour apprendre : faute de faire le plein dès le départ, on s'expose à ces matchs couperets... L'exemple lyonnais reste alors toujours à méditer : avec ses trois victoires initiales (Schalke, Tel Aviv puis Benfica) un OL pourtant en crise et pas très vaillant sur le terrain a réussi à se mettre à l'abri avant d'aller à Lisbonne. Mieux ! Malgré un carton infernal (4-0 à la 67ème), Lyon a su planter les trois buts qui le feront passer devant le Benfica en cas d'égalité, à la meilleure différence de buts... Question d'ADN européen pour les Gones, on l'a déjà suffisamment évoqué. Reste qu'au Stade de la Luz, Lyon a touché le fond. Une défaite inquiétante qui laisse présager une prochaine explosion en vol, malgré la qualif pour les 8èmes qui se profile (car Schalke n'est même pas allé gagner à l'Hapoël). Lyon passera le premier tour, mais pour aller où ? On avait dit que le Benfica était une bonne équipe et la victoire lyonnaise à l'aller n'avait pas été suffisamment saluée. Mais le contenu du match retour était affligeant. Face à un Rennes sûr de ses forces, ce Lyon-là prendra cher samedi soir, en Bretagne. Lyon est très mal.

Auxerre : le temps des regrets...


Et Auxerre ? Bravo, d'abord pour cette victoire au courage (2-1). Ce succès face à l'Ajax replace les Bourguignons dans la course à la troisième place, en concurrence directe avec les Bataves (Ajax, 3ème avec 4 points et l'AJA, 4ème avec 3 points). Ceci dit, cette victoire n'est pas un exploit : dès les tirages, Auxerre partait en ballottage favorable pour la place en Europa League contre Amsterdam. Ajax est une équipe moyenne, seconde d'un championnat hollandais très moyen. Ce n'est pas la moyenne affolante de buts marqués en Eredivisie et la présence d'internationaux comme Van der Wiel, Stekelenburg ou Suarez (bien sûr) qui en faisaient a priori une équipe “largement” supérieure à l'AJA. D'où encore les regrets du match aller (1-2) où les Icaunais auraient pu ramener le point du nul. Les Auxerrois ont fait leur boulot, point barre. On n'insistera pas non plus sur les rouges stupides d'Oliech et Mignot à l'aller, signe d'immaturité coupable en C1... Un bémol à ce mini réquisitoire : l'absence persistante de joueurs importants (comme Jelen, d'abord, et puis Le Tallec, Licata, Traoré, Sanogo) ainsi qu'un calendrier chargé pour une équipe à l'effectif limité. Ceci dit, le bizut Sammaritano a planté ! L'AJA est revenue en course pour l'Europa League et c'est déjà ça. Deux derniers matchs pas faciles : le Milan, toujours pas qualifié, viendra à l'Abbé Deschamps pour “conclure” (l'Ajax avait décroché le nul 1-1 à l'ArenA contre les Rossoneri). Enfin match final à Madrid où même un Real déjà qualifié fera tout pour gagner, y compris avec une équipe B alignée par Mourinho : car ce sera une chance à ne pas gâcher pour les remplaçants désireux de briller aux yeux du coach. N'est-ce pas, Karim ?

C3 : Paris et Lille jouent avec le feu...


Paris, c'est d'abord les choix de Kombouaré. En gros, Antoine se sert de l'Europa League pour pratiquer un turnover qui jusque-là avait plutôt pas mal fonctionné. En donnant du temps de jeu à tout le ponde, une vraie émulation s'est créée au sein de l'effectif. On a pu encore le voir avec Camara hier soir contre Dortmund (0-0) où, grâce à son bon match, il redevient une alternative crédible à Armand. Problème pour Paris : est-ce que Kombouaré n'a pas trop joué la facilité dans les deux matchs contre Dortmund ? Certes, le PSG-OM de dimanche soir demeure à tous points de vue LE rendez-vous du moment (pas besoin de faire un dessin !). Sauf qu'en alignant l'équipe A' du PSG, Antoine a commencé d'hypothéquer les chances du club : avec Armand, Giuly, Makélélé, Chantôme, Jallet (voire Hoarau) sur le banc, on peut regretter qu'il n'aient pas été titulaires, histoire de battre Dortmund comme il faut au Parc pour s'aérer l'horizon en C3. Dortmund n'est pas une terreur, mais l'équipe A' n'était pas assez forte pour la battre. Paris a même failli perdre la rencontre, après aussi des ratés incroyables de Erding. Du coup, le PSG est toujours deuxième avec 8 points et accueillera un FC Séville revanchard (leader avec 9 unités, et battu à l'aller 1-0). Bref, Paris n'est toujours pas qualifié et devra quasiment attendre la dernière journée à Lviv une issue qui aurait pu lui être favorable dès hier soir...

Lille ? C'est Rudi Garcia qui en parle le mieux : « On n'a pas été bons du tout pour ne pas dire qu'on a été très mauvais. Je dirais qu'on a fait un très mauvais match, qu'on a sauvé l'essentiel avec l'égalisation de dernière minute » . Fermez le ban. Que ce soit en L1 ou en C3, le Losc n'y arrive pas, n'y arrive plus. Le 2-2 lamentable d'hier soir contre le Levski Sofia, équipe inférieure, est consternant mais pas surprenant, tant les Dogues alignent les prestations moyennes en C3 depuis le 1-2 initial contre le Sporting Portugal à dom... Comme pour l'AJA, la faute au calendrier très chargé, c'est vrai (9 matches en 26 jours). Mais surtout la “méforme” persistante des Hazard, Gervinho, Mavuba... Lille n'a toujours pas démarré sa saison. Coup de pot : le Sporting est allé perdre 3-1 à La Gantoise. Des Nordistes médiocres conservent la deuxième place qualificative d'un groupe médiocre (avec 5 petits points, soit 4 de moins que le leader portugais qui recevra Lille au prochain match). On imaginait qualification plus expresse pour Lille...

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L'Ajax n'est pas immense et Auxerre n'est pas minuscule, c'est bien de le rappeler, mais de là à parler de ballotage favorable pour l'AJA... quand même... sur les deux matchs, il y a quand même une vraie supériorité côté néerlandais. Sans le fait de jeu du rouge de Ooijer à l'aller, ça finissait en bouillon.
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