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Le Betis Séville en état de siège

Surprise du dernier exercice de Liga, le Betis Séville est aujourd’hui un navire en perdition. Derniers de Liga, les Beticos enchaînent défaites et déboires extra-sportifs (entre cris de singe et saluts nazis). Les Andalous débarquent à Lyon pour essayer de se changer les idées.

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Plus ancien d’Espagne, le derby entre le FC Séville et le Real Betis Balompié est également le plus sulfureux. Cette année encore, il l’a prouvé. Par des embrouilles entre supporters, mais surtout par les cris racistes et les saluts nazis de quelques énergumènes du Betis Séville. Alors que Paulão, central des Beticos, écope d’un carton rouge, un dizaine d'énergumènes accompagne sa sortie de cris de singe. De quoi pourrir un peu plus une ambiance déjà délétère. Car, dernier de Liga, le Betis Séville n’a rien à voir avec celui du millésime précédent. Septièmes la saison dernières, les Andalous avaient surpris leur monde par un jeu chatoyant malgré des moyens limités. Cette année, la jovialité a laissé place au marasme. Les hommes de Pepe Mel enchaînent les défaites et n’arrivent pas à redresser la barre en Espagne. Mais s'il n'y avait que sur le terrain que le Bétis allait mal.

Perquis : « L’image du Betis est écornée »

Les débordements qui ont accompagné la claque de dimanche (défaite 4-0 face au voisin) sont révélateurs du climat nauséabond qui règne dans le club. « On a une pression particulière avec les supporters, quand tout va bien, c’est top. Mais quand ça ne va pas dans le bon sens, c’est un peu plus difficile » , explique Damien Perquis, éloigné des terrains jusqu’en février suite à une fracture de la mâchoire. Ce dimanche, tout est allé de travers. Les cris de singe et les saluts nazis qui ont accompagné l’expulsion de Paulão ont fait le tour de la planète football. « L’image du Betis est écornée, surtout avec la défaite » , poursuit l’ex Sochalien. Car il ne fait guère de doute que, sans la défaite face au FC Séville, ces quelques abrutis auraient gardé leurs mains dans leurs poches. Ces actes, bien qu’isolés, pourrissent l’ambiance du groupe. En interne, ce n’est guère mieux : Pepe Mel et Vlada Stosic, directeur sportif, ne seraient pas sur la même longueur d’onde. Une fausse excuse pour Perquis : « S’il y a des problèmes en interne, et je ne sais pas s’il y en a, ce n’est pas ça qui va affecter les joueurs. »

Ce bordel est avant tout dû aux performances des hommes de Pepe Mel, incapables de gagner devant leur public depuis sept matchs. Avec une série actuelle de six défaites et un match nul – pour 21 buts encaissés et seulement cinq inscrits –, les partenaires de Perquis pointent à la dernière place de Liga. Un bonnet d’âne que n’a pas vu arriver l’international polonais : « La préparation estivale était pourtant dans la continuité de ce que l’on avait fait l’an dernier. » Le pire, c'est que le Betis est pourtant loin d’être à la ramasse. Le jeu pratiqué reste agréable, les intentions sont toujours présentes. « Même si on n’a pas de bons résultats, on a quasiment dominé chaque équipe que l’on a jouée, regrette Perquis. Quand tu as de mauvais résultats, tu n’arrives pas à marquer des buts, et que tu en prends un alors que tu as dominé tout le match, il y a une perte énorme de confiance.  » Que ce soit face au FC Séville, ou au Vicente-Calderón, les Beticos encaissent un premier rapide. Une mauvaise habitude symptomatique du manque de confiance actuel.


L'Europe pour oublier

Signe que tout n’est pas à jeter, la dernière victoire en championnat l’a été face à Villarreal (1-0, septième journée), solide quatrième de Liga. En Europa League, les Andalous font mieux. Leader de leur groupe, ils sont même invaincus. Ce déplacement à Gerland est donc une belle bouffée d’oxygène. «  Une compétition différente, où il y a sans doute un peu moins de pression qu’en championnat » , dixit un Damien Perquis anxieux : «  L’Europa League, ça peut te faire du bien comme ça peut te mettre la tête encore plus au fond du sac. On l’a vu avec des clubs en France : tu peux jouer l’Europa League tout en luttant pour le maintien. » Un objectif prioritaire qui ne relève pas de l’impossible. Avec ses 9 petits points, le Betis ne pointe qu’à 3 points du premier non relégable. Ce week-end, c’est un Rayo à seulement 3 points qui se profile. « C’est clair que l’écart n’est pas démentiel, tente de relativiser Perquis. Si on gagne le prochain match face au Rayo qui sera couperet, on revient à 12 points et à égalité avec beaucoup d’équipes. Il n’y a rien de dramatique en quelque sorte.  » À quelques bras droits en l’air près, oui.

Par Robin Delorme, à Madrid
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