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Le bel automne de monsieur Jack

Débarqué en prêt à Bournemouth dans les dernières heures du mercato estival, Jack Wilshere est en train de se retaper dans la lumière, loin d’Arsenal. Au point de retrouver logiquement une place en sélection nationale et alors qu’Arsène Wenger est déjà pressé de le revoir. Comme un concentré de la vie d’espoir du prince Jack.

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Sept cent soixante et onze jours. L’horloge tournait et le temps passait dans un silence presque coupable. La dernière fois que l’Angleterre avait vu ça, le pays se réveillait déjà d’une gueule de bois internationale terrible, et le refrain était déjà plus ou moins connu. La silhouette était un espoir et le joueur un talent qui réveillait les souvenirs d’une époque plus heureuse. Le crack est un phénomène intéressant à travers les sports et peut-être encore un peu plus dans le foot. Il y a de tout, quelques réussites mais surtout beaucoup de déchets. Il faut revenir à l’Emirates Stadium de Londres, un samedi 13 septembre 2014. Ce jour-là, Arsenal recevait Manchester City. Un après-midi parfait, un choc superbe, une volée magnifique d’Alexis Sánchez et un nul finalement logique (2-2) au bout de quatre-vingt-dix minutes d’une bataille, une vraie.


C’était il y a maintenant plus de deux ans et, sans le savoir à l’époque, cette affiche est devenue un marqueur de la vie de Jack Wilshere qui avait piqué parfaitement son ballon au-dessus de Joe Hart après une heure de jeu. Car l’international anglais (trente-quatre sélections) cavalera pendant une rencontre entière. Pour beaucoup, ce n’est rien. Lui devra attendre ensuite 771 jours pour connaître de nouveau ce sentiment de la copie complète. Pour ça, Jack Wilshere a dû se barrer pour la deuxième fois de sa carrière d’Arsenal dans les dernières heures du mercato estival. Direction Bournemouth, son Vitality Stadium, son coach ambitieux, Eddie Howe, et la réputation que le club s’est progressivement créée. Et le 22 octobre dernier, Wilshere a rejoué un match complet pour la première fois depuis septembre 2014. Comme le dernier point de l’oscilloscope qu’est sa carrière depuis ses premiers pas professionnels six ans plus tôt. Assez pour lui permettre de retrouver une sélection nationale qui l’a toujours considéré pour ce qu’il est : un joueur à part.

Partir pour se relever


Les dernières heures d’un mercato estival sont toujours un moment où la surprise est possible. Cette fois, aucune n’a été plus surprenante que le prêt de Jack Wilshere à Bournemouth, quelques semaines après une reprise avec des ambitions à Arsenal.
« Vous pouvez imaginer ce qu’il peut ressentir quand il ne peut pas jouer, avec tout ce qu’il peut apporter. C’est frustrant mais, aujourd’hui, il n’est pas encore à son meilleur niveau physique. » Arsène Wenger
La décision a été prise avec son entraîneur de toujours, Arsène Wenger, qui s’en est expliqué début septembre : «  J’essaye en permanence de combiner les intérêts du club avec ceux du joueur. Parfois, ce n’est pas aussi simple qu’on voudrait. Ce qui est sûr, c’est que Jack est un joueur pour Arsenal, donc j’espère qu’il va jouer quarante matchs cette saison et qu’il va revenir ensuite pour jouer avec nous. (...) On a tous envie de jouer à son âge, surtout quand on a son talent. Vous pouvez imaginer ce qu’il peut ressentir quand il ne peut pas jouer, avec tout ce qu’il peut apporter. C’est frustrant, mais, aujourd’hui, il n’est pas encore à son meilleur niveau physique. Si vous regardez le nombre de matchs qu’il a disputés récemment, il ne peut pas être au niveau de compétition auquel il voudrait être. »


C’est simple, depuis 2008, Wilshere a mangé une grosse blessure par saison jusqu’à sa fracture du tibia en début de saison dernière. Résultat : il n’a disputé que trois matchs avec Arsenal et n’a été titulaire que lors de la gifle donnée à Aston Villa (4-0) lors de la dernière journée. Entre-temps, des hommes ont pris sa place, et Wenger a recruté cet été Granit Xhaka. Il fallait donc partir pour jouer et partir pour se relever. Encore.


La carrière de Wilshere est comme ça et depuis toujours. Au fond, ce serait presque trop simple, même s'il a toujours surfé sur ses excellentes promesses et sur un statut d’indispensable en sélection, notamment aux yeux de Roy Hodgson.
« Jack peut compléter notre style de jeu et être la pièce manquante à notre puzzle. Pour nous, c’était une opportunité formidable. » Eddie Howe
C’est pour ça que papy l’a emmené à l’Euro en France et que Jack Wilshere a plongé comme tout le monde, en plus d’une forme physique finalement trop juste. Classique pour un joueur considéré comme un génie depuis le début. Voilà donc Bournemouth. Et revoilà le Wilshere qu’on aime, celui qui percute, gratte, à l’organisation du 4-2-3-1 d’un Howe qui a commencé par le protéger avant de lui filer les clés. L’affaire est belle pour les Cherries, et Jack Wilshere a souvent expliqué depuis son arrivée que Bournemouth était le meilleur endroit pour se reconstruire en cas de départ d’Arsenal. En août pourtant, Arsène Wenger a vu débarquer une vingtaine de prétendants entre le Celtic, la Roma, Crystal Palace ou encore Everton. Wilshere a écouté et a finalement décidé de prendre un réel risque. Payant, déjà, dans un club où il a retrouvé son meilleur ami Benik Afobe. Voilà comment il s’est justifié : « J’ai eu une grosse discussion avec le coach et j’ai rapidement compris que, pour jouer et progresser, c’était la meilleure solution. » Ce qu’a complété Howe en affirmant que Wilshere pouvait « compléter notre style de jeu et être la pièce manquante à notre puzzle. Pour nous, c’était une opportunité formidable  » . Et qui marche, définitivement.

Le cerveau, la maturité et la raison


Depuis le début de saison, le milieu a participé à huit matchs de championnat avec Bournemouth après ses débuts fracassants en amical contre l'AC Milan. Au fond, c’était le meilleur choix possible pour celui que Wenger considère comme « un homme de foot complet, avec un cerveau incroyable et qui pourrait devenir [son] successeur un jour » . Il est encore tôt, et pour retrouver la lumière, quelques semaines après avoir été l’un des oubliés de la seule liste d’Allardyce, Wilshere vient d’être rappelé en sélection par Gareth Southgate. « Jack est un joueur dont on connaît le talent, c’est bon pour lui d’avoir enfin 90 minutes dans les jambes et on a pensé que c’était le bon moment pour le faire revenir  » , s’est justifié le sélectionneur des Three Lions avant la réception de l’Écosse vendredi.


Le bon moment, mais peut-être aussi celui de la maturité après un début de carrière où Wenger s’est acharné à le cadrer dans son comportement. Il y a eu les clopes et une baston en sortie de boîte en avril dernier comme dernier rappel. Cette fois, Wilshere tient son renouveau, espère enfin que son physique va tenir et n’a que rarement semblé aussi affûté. Il ne faut surtout pas oublier qu’il n’a que vingt-quatre ans.

Par Maxime Brigand Propos de Wilshere et Howe tirés du Guardian.
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