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Le Bayern veut se retrouver

Face au FC Bâle, qualifié surprise en huitièmes de finale, le Bayern Munich aurait pu être serein. Seulement, c’est la débandade depuis quelques semaines. La Ligue des Champions vient donc à point pour oublier les soucis à la maison. Ça ne sera pas a priori facile pour les Bavarois; goûter à la victoire pourrait sans doute leur redonner l’envie d’en vouloir plus.

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Il n’y a plus de respect. Le Bayern Munich a été tenu en échec le weekend dernier par une courageuse équipe de Fribourg, l’actuelle lanterne rouge (0-0). Une équipe à qui elle avait pourtant collé un 7-0 à l’aller. Pis encore, c’est ce qui a été entendu dans les travées du Badenova Stadion rempli à ras bord. 24 000 personnes (moins les supporters bavarois) qui chantent « Deutscher Meister wird nur der BVB » (Le champion d’Allemagne sera le BVB). Ça chambre du côté de la Breisgau, ça va sans doute descendre en 2.Bundesliga, mais ça donne son vote au club jaune et noir. Ça pique. C’est donc la tristesse qui règne du côté du Bayern en ce moment, que ce soit sur le terrain ou en dehors. Il n’y a qu’à voir cette sortie dans le vent de ce bon vieux Uli Hoeness, trois jours avant la rencontre. Un tacle bien appuyé sur les arbitres, pour changer.

«  Il y a un truc bien clair: c’est que dans un cas litigieux, les arbitres siffleront toujours contre le Bayern, parce qu’après, ils savent qu’ils passeront une semaine tranquille. Nos fans peuvent vivre avec des erreurs d’arbitrage, les fans des autres équipes font régner la terreur en appelant les arbitres. C’est pourquoi ils sifflent toujours contre le Bayern  » , avait ainsi assuré le boss du Bayern sur Sky. Comme tous les ans, le Bayern se retrouve donc « seul contre tous » . Sauf que cette fois-ci, il n’est clairement pas en position de force. Il y a bien une demi-finale de DFB-Pokal, certes; mais que représente la Coupe pour un club comme le Bayern? Nichts. Les titres importants, ils se jouent cette semaine. Il y a un match au sommet en Bundesliga contre Schalke 04 qui arrive. Mais avant ça, il y a un huitième de finale aller face au FC Bâle. La carotte se trouve dans quelques rounds, c’est une finale à l’Allianz Arena.

La problématique Robben

Il n’y a plus de respect. Il y a deux saisons, le sauveur du Bayern, c’était lui. En championnat, mais surtout en Ligue des Champions, il s’était réveillé au début de l’année civile 2010 et avait claqué à presque chaque match. La Fio, Manchester United, c’est lui: Arjen Robben. Presque deux ans plus tard, le Hollandais Volant donne l’impression de s’être crashé. Comme d’hab, il a prolongé son stage d’été à l’infirmerie, mais cette saison, son retour s’annonce vraiment compliqué. Les défenseurs ont cramé son jeu ultra-stéréotypé (je cours à droite, je repique dans l’axe, des fois je passe, souvent je frappe). Du coup, Robben donne l’impression de servir Arjen. Et quand ça va pas, les critiques pleuvent. Robben, déjà connu comme n’étant pas le joueur le plus collectif du monde, est ouvertement bâché par Franz Beckenbauer, toujours sur Sky, qui n’hésite pas à le décrire comme un joueur qui ne pense qu’à sa gueule: « C’est un égoïste comme beaucoup d’autres. […] Il devrait plus avoir l’esprit d’équipe » . Comme remercier les gens qui lui font des passes décisives, par exemple.

Le cas Robben préoccupe, et ô chose peu commune, divise au sein de la hiérarchie bavaroise. Outre le soutien que lui ont apporté des gens comme Christoph Metzelder, Rafael van der Vaart et Jan van Dijk, son premier entraîneur ( « Robben a toujours été comme ça. Si quelqu’un a un problème avec lui, qu’il le vende » ), le Néerlandais a également été défendu par Karl-Heinz Rummenigge. Le CEO du Bayern, sentant le péril en la demeure, a décidé de jouer au pompier, priant même pour que Robben se présente à Bâle en mode nature, sans sucre ajouté. «  J’espère que nous verrons bientôt à nouveau son égoïsme, celui qui a fait de lui un joueur de classe mondiale. Nous avons besoin de retrouver ce Robben possédé » , peut-on lire dans Kicker.

Shaqiri, ce blagueur

Il n’y a plus de respect. Alors que ça part en sucette au Bayern et que Rummenigge semble être le seul à en appeler à l’honneur des joueurs face au FC Bâle, en face, ça fait son malin. Ainsi a-t-on appris cette semaine la petite phrase rigolote de Xherdan Shaqiri. Le milieu suisse, qui s’était déplacé à Munich il y a deux semaines pour parapher un contrat de quatre ans avec son nouvel employeur. A cette occasion, Shaqiri a demandé à Jupp Heynckes si ça le dérangeait pas qu’il marque contre le Bayern en Ligue des Champions. Herr Jupp a promis de tout faire pour l’en empêcher. Il sera difficile d’arrêter un type qui a un physique à la Ribéry et qui joue comme Robben sur le terrain (gaucher-côté droit). Mais s’ils venaient à l’arrêter, possible que les Bavarois règlent un temps leurs petits problèmes…


Par Ali Farhat
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Concernant l'arbitrage, et ce que dit Hoeness, franchement c'est vrai que parfois j'ai ce sentiment: la semaine dernière penalty sur Robben (bon ça arrive), mais le cas de l'expulsion de Ribery où les deux joueurs doivent être expulsé (provocation Ribery répond), et seul Ribery l'est... en début d'année idem avec Boateng... Müller a un nombre de faute pas sifflées assez conséquent (mais à force de râler il est probablement pris en grippe), Ribery pareil... et surtout les équipes qui font de l'anti-jeu contre le bayern (beaucoup de fautes au milieu de terrain qui coupe le jeu), ne voient pas souvent les cartons jaunes sortis en première mi-temps.

Après à titre personnel, avec ou sans ça, pour être champion il faut être le meilleur... et actuellement sur certains matchs c'était loin d'être le cas. L'arbitrage ne fait pas que les joueurs manquent d'inspiration ou de détermination.
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