1. //
  2. // 17ème journée

Le Bayern tout là-haut

16. Comme le nombre de buts marqués par Mario Gomez cette saison. Comme le nombre de titres de champion d’automne du Bayern Munich, aussi. Trois points derrière, le Borussia Dortmund ne lâche rien. Tout le contraire d’un Bayer Leverkusen, défait par Nuremberg, et d’un VfB Stuttgart, battu à Wolfsburg. Les promus se sont bien bagarrés, à l’image d’un Augsburg qui ramène un nul de Hambourg, et le Hertha qui en fait de même à Hoffenheim. Un match nul en forme de cadeau de Noël, de cadeau d’adieu pour Markus Babbel.

Modififié
6 0
Du haut de son trône, le Bayern Munich rit. Pour la seizième fois de son histoire, il est Herbstmeister (champion d’automne). Bien sûr, il ne s’agit que d’un titre officieux. Seulement, depuis 1963 et la création de la Bundesliga telle qu'on la connaît aujourd’hui, 67% des équipes qui ont fini en première position lors de la Hinrunde (phase aller) ont terminé championnes en mai. Pour le Bayern, c’est encore plus significatif: seize fois premier à la trêve, quatorze saladiers de champion soulevés à la fin. La dernière fois que les Bavarois l’ont prise à l’envers, c’était en 92/93; le Werder d’Otto Rehhagel avait remporté le Meisterschale sur le fil. La fois d’avant, c’était le grand Borussia Mönchengladbach mené par Vogts, Netzer, Bonhof et autre Heynckes, le tout drivé par Hennes Weisweiler.

Tout ça, c’est bien loin. Depuis l’échec de 1993, le Bayern a été sept fois Herbstmeister, et s’est imposé à chaque fois au final. Alors cette saison, les ouailles de Heynckes (lui-même) veulent y croire. Surtout que cette année, ça a l’air facile. Ribéry se fait expulser à la demi-heure de jeu? C’est pas un problème. A dix, le Bayern continue de presser une équipe colonaise apathique. Solbakken, le coach du FC, a beau dire que « la première mi-temps était parfaite » , il faudra qu’il pense à faire jouer sa team pendant 90 minutes. Même en supériorité numérique, les potes de Podolski se sont fait bouffer. Et Gomez de marquer son 16ème but en seize matchs, et Heynckes de montrer que c’est un ouf du coaching payant, en faisant rentrer Alaba à la place de Müller. Le Nigériano-philippin, qui joue pour l’équipe d’Autriche (si, si) marquera un but et lâchera un assist pour son pote Toni Kroos. 3-0, le Bayern a été généreux pour sa dernière de l’année à l’Allianz Arena.

Dortmund s'accroche à son titre

Du côté de Gelsenkirchen, on en demandait beaucoup au SC Fribourg. On voulait que les Breisgauer s’imposent face au Borussia Dortmund dans l’après-midi, comme ça, Schalke serait plus motivé face au Werder dans le choc de la journée (le fameux match du samedi 18h30) et pourrait ravir la deuxième place aux « Zecken » (les tiques). C’était oublier que Fribourg, et bah c’est la lanterne rouge. Pourtant, les potes de Papiss Cissé avaient bien commencé leur match, mais Putsila n’a rien trouvé de mieux que la mettre à côté (4è). Alors Fribourg s’est fait punir. Immédiatement. Une-deux entre Kagawa et Gündogan, le Japonais trouve Lewandowski seul, qui glisse et la glisse au fond. Douzième but de la saison pour celui qui va finir par faire virer Lucas Barrios, si ça continue. Quoi qu’il en soit, ça plaît pas du tout à Jan Rosenthal, qui décide de voler la vedette au Polonais. Et que je vais égaliser tout seul, et que je vais faire une passe en retrait qui profite à Kuba qui la met facile pour Gündogan. Auto-destruction de la Forêt Noire, Großkreutz et Lewandowski, en super contrebandier, finiront le taf. Dortmund s’accroche à cette deuxième place, à trois points du Bayern, et jure que la guerre n’est pas finie.

Depuis hier après-midi, un mal étrange ronge la banlieue de Cologne. Depuis qu’au Bayer, on a appris que l’on allait jouer le FC Barcelone en huitièmes de finale de la C1, on se fait dessus. Complètement dépassé, Leverkusen a pris très cher face à Nuremberg, qui est pourtant assez dégueu à l’extérieur. Qu’importe, les joueurs de Hecking, martyrisés depuis plusieurs semaines (blessures, buts irrégulièrement accordés…) ont aussi le droit de passer des fêtes décentes. Allez, pour fêter ça, ils iront peut-être se la coller au Glühwein et avaler quelques Bratwürste au Christkindlesmarkt de la ville. Les joueurs du Club, eux, auraient le droit de faire ça. Ceux qui n’ont pas le droit, en revanche, ce sont bien les joueurs de Hambourg et de Hoffenheim. Le HSV a certes joué en milieu de semaine face à Zidane et ses amis pour combattre la pauvreté, il faut tout de même croire que la pauvreté, elle est restée dans la ville de la Hanse. Face au promu Augsburg (qui n’alignait pas l’ami Jean-Gingembre, suspendu), Töre, Petric et les autres se sont beaucoup regardés jouer, se sont procurés quelques occasions, mais rien de bien méchant. Ce n’est que lorsqu’Oehrl a ouvert la marque qu’ils ont réagi. Guerrero a égalisé, Guerrero a failli marquer le but de la victoire à la dernière minute, mais non. Hambourg finit l’année sur un match nul. Maigre consolation pour Thorsten Fink: il est invaincu depuis son arrivée, le 13 octobre dernier.

Coupe de koala

Du côté de Sinsheim, on recevait également un promu. Face au Hertha Berlin, les joueurs de Stanislawski avaient pourtant bien commencé. Salihovic a ouvert le score d'une frappe terrible, avant de faire expulser Raffael et sa coupe de koala dix minutes plus tard grâce à une solide performance tragique. A charge de revanche. Ronny, le frère de Raffael, a pas du tout kiffé la simulation du Bosnien, et en tirant l’ultime coup franc, il provoque un cafouillage, qui profite finalement à Hubnik qui égalise. Sur le banc, Markus Babbel est heureux, il embrasse ses joueurs, son staff pour ce qui devrait être son dernier match à la tête du Hertha. Enfin, tout va bien au pays de Volkswagen. Le groupe annonce huit millions d’unités vendues pour l’année 2011. Concrètement, l’Europe est à la dèche, mais ça se passe pour VW. Footballistiquement aussi. Le VfL a gagné son dernier match de l’année à la maison, grâce à un énième coup de l’artiste Magath.

Et pour une fois, ça a payé. Explications: très remonté (comme à son habitude) contre ses joueurs, « Quälix » décide de faire rentrer l’expérimenté Salihamidzic à la mi-temps pour qu’il leur montre la voie. Vingt minutes plus tard, Magath regrette sa décision, et fait sortir « Brazzo » , qui l’a mauvaise. Surtout qu’à sa place, ce n’est pas un attaquant confirmé du type Lakic ou Helmes qui rentre (les deux ayant été bannis), mais Sebastian Polter, 20 ans, qui joue habituellement avec la réserve. Coaching payant: Polter marque le but de la victoire même pas dix minutes après son entrée en jeu. Grâce à ce but du numéro 40 et un arrêt réflexe de Benaglio à la toute dernière seconde, les joueurs de Wolfsburg peuvent espérer. Espérer se maintenir, oui, mais ce n’est pas le plus important pour le moment. Ce qu’ils espèrent, c’est que Felix Magath leur lâchera des vacances de Noël plus longues, comme il le leur avait promis…

Les résultats complets



Par Ali Farhat
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
6 0