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Le Bayern sacré trop tôt ?

Champion d’Allemagne après seulement 27 journées d’un parcours sans faute, le Rekordmeister est maintenant tenté de s’économiser en Bundesliga pour mieux préparer la Ligue des champions. Sauf que cela pourrait finalement lui porter préjudice.

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28 journées, 25 victoires, 3 nuls, 82 buts marqués, 16 encaissés, 23 points d’avance sur son dauphin, le Borussia Dortmund. Tel est pour l’instant le bilan du Bayern de Guardiola sur la scène domestique. Et donc, un titre d’ores et déjà acquis, une journée avant celui d’Heynckes. « Je suis juste content que nous soyons sacré. Le timing importe peu du moment que ce grand club remporte le titre » , a déclaré le coach catalan après la victoire des siens 3-1 mardi à Berlin. « La Bundesliga est notre pain quotidien. En coupe, il suffit de gagner quatre ou cinq matchs pour arriver en finale. En championnat, vous devez travailler tous les jours, tous les week-ends. » Dès lors, privés de leur nourriture première, les Bavarois ne risquent-ils pas de subir un certain contrecoup ? Impensable pour Radomir Antić, coach de l’Atlético titré en 1995-1996 : « Je n'imagine pas un seul instant les joueurs se déconcentrer. Ce n'est pas ma façon de voir les choses. Ce sont des professionnels, ils sont payés pour cela, donc ils doivent donner le maximum sur le terrain. En plus, le Bayern est encore en lice pour l'Europe. Ils n'ont pas le droit de ralentir leur cadence, et je ne pense pas que ce soit la philosophie du club. » En somme, il reste encore du pain de qualité sur la planche, comme l’a justement fait remarquer Joachim Löw : « Le Bayern a toutes les chances de réitérer ses succès de l’année dernière. Leur saison n’est pas encore terminée ; elle ne fait que commencer en Champions League. »

« 22 titulaires potentiels »

Guardiola, encore jamais confronté à cette situation de domination précoce, devra trouver les mots pour continuer à motiver ses troupes. Pour Antić, c’est très simple : « L'essentiel, il faut toujours maintenir la pression. Tout le monde dit que le Bayern est champion, mais moi, ce qui m'importe, c'est de voir comment joue l'équipe et si elle est toujours aussi forte, championne ou pas. Cela démontre leur discipline et l'autorité du coach. C'est à ça que l'on reconnaît les vrais champions. Au Bayern Munich, on parle quand même d'une équipe qui a 22 titulaires potentiels. » Elle est là, la vraie force du Bayern, et sa chance : la saine concurrence qui l’anime. Beaucoup se sont interrogés cet été lorsque le Catalan a ajouté Thiago et Götze à un milieu de terrain déjà dominant et complet. Surtout quand on pense aux nombreuses recrues achetées à prix d’or et cantonnées au banc blaugrana. Mais, confronté à de nombreuses blessures et riche de ses erreurs passées, Guardiola a su impliquer tout le monde dans son projet. Même des joueurs qui ne jouaient quasiment pas l’année précédente, Rafinha en étant le meilleur exemple, ou qui ne rentraient pas de prime abord dans son projet, comme Kroos. De fait, Toni est le joueur de champ à avoir disputé le plus de match (36 en tant que titulaire, et 5 comme remplaçant).

La preuve contre Hoffenheim ?


De fait, le Bayern possède une escouade sans équivalent. Un constat partagé par Heynckes lui-même, qui a déclaré à Kicker que les Bavarois disposaient de « la meilleure équipe en Europe, et donc aussi du monde » , promise à un « futur en or » . Même son de cloche du côté d’Ottmar Hitzfeld, passé par le club à la fin des années 1990 et lors de la saison 2007-2008 : « Munich a toujours occupé les premiers rôles avec 11 ou 12 top players, mais jamais 17 ou 18. » Pourtant, il reste des joueurs de moindre qualité au Bayern, surtout derrière, et Pep s’en est sans doute rendu compte ce week-end. Contre Hoffenheim, devant Stark, était alignée une défense Rafinha/Van Buyten/Dante/Contento. Si le latéral brésilien n’a pas été ridicule (surtout grâce à son apport offensif), les autres ont sombré. Pour la première fois de la saison, le Bayern a encaissé trois buts, et s’en est sorti avec un nul 3-3, après avoir pourtant mené 3-1. Un nul qui met fin à une série de dix-neuf victoires consécutives en Bundesliga et peut potentiellement entamer, ne serait-ce que légèrement, le capital confiance des Bavarois. Malheureusement pour Manchester, ce soir, on verra du Boateng, du Javi Martínez, du Alaba, et peut-être même du Lahm à droite. Et puis du Schweinsteiger, Ribéry, Robben, Müller, Götze… Une autre paire de manches. Mais pas de Thiago, blessé au genou ce week-end et out de six à huit semaines. La fin de la rotation ?

Par Charles Alf Lafon et Antoine Donnarieix
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