Allemagne - Bundesliga - Bayern Munich

Par Markus Kaufmann

Le Bayern peut-il s'adapter à Guardiola ?

Guardiola au Bayern, ce n'est peut-être pas le choix le plus excitant ou encore le plus grand défi, mais c'est certainement la décision la plus cohérente. À Munich, certaines conditions sont réunies pour que le chef d'orchestre espagnol ressorte ses baguettes avec une certaine virtuosité. À condition que lui-même sache s'adapter.

Note
17 votes
17 votes pour une note moyenne de 4.24/5
Cliquez sur une étoile pour donner la note

Pep Guardiola
Pep Guardiola
Le Bayern doit s'adapter sur deux terrains : dans le jeu et dans la façon d'aborder mentalement le collectif. Mais il faut d'abord définir ce qui serait un succès pour ce mariage. Où est l'exigence ? Faut-il que le Bayern répète les exploits du Barça de Pep ? L'Espagnol doit-il ramener une C1 en Allemagne ? Ou alors offrir modestement un coup de projecteur sur le football germanique, sa formation et ses infrastructures ? Et si Guardiola était le premier à devoir s'adapter ? Pep va-t-il apprendre l'allemand ? Le cœur de la philosophie de Guardiola est de « bien traiter le ballon ». Souhaitera-t-il offrir à l'Allianz Arena quelques combinaisons « à la barcelonaise » mélangées à une sauce de football direct à l'allemande ? Ou alors imposera-t-il un tiqui-taka brut contre vents et marées ?

Avaler les principes Guardiola en quelques mois : faut-il changer l'effectif ?

De 2008 à 2012, Guardiola éblouit le football mondial à l'aide de quatre principes de jeu fondamentaux. Qu'il souhaite conserver le 4-2-3-1 bavarois avec une vraie pointe ou non, l'effectif du Bayern va devoir se plier à ces consignes incontournables. En premier lieu, la « règle des cinq secondes » qui impose un pressing infernal à chaque perte de balle. Sans pressing, pas de possession. D'où la nécessité d'avoir une équipe légère et rapide, ce qui n'est pas vraiment le cas du milieu munichois. Le second principe est qu'il ne faut jamais abandonner le ballon : le gardien, les deux centraux et tous les autres doivent relancer au sol, peu importe le risque. Le troisième principe est l'immense travail demandé aux joueurs offensifs pour créer un mouvement continu : des appels, des appels et encore des appels.

Enfin, le dernier principe est le fait d'adhérer à une philosophie de jeu qui n'associe pas directement possession et phase offensive. Avoir le ballon, cela ne revient pas forcément à attaquer. Pep pourra-t-il imposer cette patience ? Les Allemands accepteront-ils de passer des mois sans frappe lointaine ? Pour implanter son 4-3-3, Guardiola a besoin de renforts et aurait d'ailleurs déjà demandé deux défenseurs centraux à sa future direction. Javi Martínez reculera-t-il à nouveau ? Au milieu, il suffit de comparer le Bayern à la Mannschaft pour se rendre compte qu'il y a un Özil qui change tout. Un joueur mobile, capable de dicter le jeu, d'accélérer, de se déplacer partout et de garder le ballon. Un type pour faire un peu de Xavi et un peu d'Iniesta, et aider Schweinsteiger, Kroos et Ribéry à faire vivre l'orchestre de Pep. Mais Guardiola n'aurait pas accepté le projet si le Bayern n'avait pas promis de s'adapter sur le terrain.

Une différence identitaire fondamentale

Et quid des vrais numéros 9 Mandžukić et Gómez ? Et du soliste Robben ? Ces principes de jeu ont déjà fait des victimes. Quelque part, Guardiola n'a pas su s'adapter à Ibra. Ni à Eto'o. Ni à Villa, voire à Cesc. Et malgré les mécontentements de ces grands noms, la machine a continué à fonctionner. Pourquoi ? Parce que la Pep team était avant tout une équipe unie autour d'une cause unique, pour laquelle les joueurs doivent ranger leur égo. Il s'agit d'adopter une mentalité de gentils et d'incarner un « football positif ». Des idées qui passent dans un Barça trop souvent instrumentalisé politiquement. Mais au contraire du Barça, le Bayern n'a jamais eu la vocation d'être un club de gentils. Le Barça a été, est et reste encore l'éternel second. Celui qui doit toujours tout faire mieux que le premier pour attirer l'attention. Celui qui ne comptait que dix championnats nationaux il y a encore 25 ans, à l'arrivée de Cruyff et de Guardiola.

L'identité du Bayern est différente : elle est faite de Gerd Müller et de Matthaüs. Le Bayern est un ogre. Quand le Barça se veut symbole de créativité et d'esthétisme, le Bayern est avant tout un symbole de force. D'où les duels épiques l'opposant au Real Madrid. Il y a donc des incompatibilités entre les deux ADN. Le Bayern peut-il se transformer en défenseur rebelle du beau jeu ? C'est improbable. Et alors, Pep peut-il devenir un entraîneur comme les autres, qui s'adapte et raisonne selon les limites de son effectif et l'identité de son club ?

Guardiola peut-il transformer un groupe de bons joueurs en un groupe de champions ?

Finalement, en ayant remporté deux C1, le Barça de Pep se situe au même niveau que le Milan d'Ancelotti et l'Inter d'Herrera, mais en dessous du Bayern de 1974-76 et de l'Ajax de 1971-73. Alors, qu'est-ce qui pourrait mieux représenter le plus grand Barça de l'histoire ? Un chiffre : 70% de victoires. Ou encore 81,6% en Liga 2009-2010. À côté, José Mourinho compte 67,02% de victoires sur toute sa carrière. Peu importe le club, sa philosophie, ses joueurs, José gagne. C'est là que se situe le plus grand défi d'adaptation de Pep. Et le danger de tomber dans l'urgence de la victoire. D'où le choix munichois, supposé lui offrir plus de temps et de stabilité. Le modèle reste le travail de Cruyff au Barça, qui avait dû attendre sa troisième saison pour gagner la Liga.

Mais à Barcelone, Guardiola dirigeait la meilleure génération de l'histoire du club, et avait pu profiter de la dynamique victorieuse de la Roja d'Aragones en 2008. À Munich, Pep habitera un centre d'entraînement hanté par les finales de C1 perdues en 2010 et 2012, ainsi que par les derniers triomphes du Borussia Dortmund et les compétitions internationales perdues en 2006, 2008, 2010, 2012. Des joueurs qui savent douter et manquer des pénaltys, en finale, devant leur public. Bref, des losers. Jusqu'à aujourd'hui, ses cadres ne se sont jamais montrés assez méchants, ou cyniques, pour avoir le cran de subtiliser une grande coupe. Il n'y a pas d'Eto'o ni de Messi à Munich. Robben, Schweinsteiger et Gómez ont besoin d'un entraîneur qui leur fasse sentir qu'ils sont invincibles. En d'autres termes, Guardiola va devoir faire du Mourinho. Le football nous réserve toujours des surprises : le Bayern Munich vient d'engager un entraîneur espagnol pour réapprendre à gagner.

Suivre Markus Kaufmann sur Twitter Par Markus Kaufmann

À visiter :

Le site Faute Tactique

Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com

Parier sur les matchs de FC Bayern Munich

 





Votre compte sur SOFOOT.com

38 réactions ;
Poster un commentaire

  • Message posté par Tux le 19/01/2013 à 12:09
      

    il s'agit selon moi du choix le plus excitant mais aussi du plus cohérent.
    Guardiola peut faire quelque chose de gigantesque là-bas s'il réussi.
    Cela promet d'être passionnant.

  • Message posté par Mainvault le 19/01/2013 à 12:12
      

    Hé bin, si on considère le Bayern comme un groupe de "bons joueur" je sais pas ce qu'il faudrait penser d'un Arsenal ou d'un Lyon...
    C'est la meilleure équipe du monde n'en déplaise à SF

  • Message posté par vale le 19/01/2013 à 12:17
      

    Guardiola a pas réussi à s'adapter à Villa (une super saison) ni à Ibra (un très bon début) ? Ni à Eto'o (une super saison avec Guardiola) ? Ils sont pas tous partis à cause de la rivalité avec Messi plutôt ?

    Mais la fin est complétement vraie. Y'a pas que Messi ou Eto'o qui vont lui manquer, c'est surtout Xavi, Iniesta et un paquet d'autres (et les Piqué, Busquets, etc : des types qui n'ont connu QUE la victoire) qui sont tout sauf des losers pour le coup. Une confiance absolue en la capacité à gagner, et réciproque vis à vis du coach. Dans les matchs importants, c'est aussi ce qui fait la diff (Combien de match important le Barça (et l'Espagne) ont-t'ils raté en 4 ans ? je parle de raté, pas de perdu : j'en vois qu'un ou deux). L'invicibilité appelle l'invincibilité. Et ça, il le trouvera pas au Bayern et ça se construira pas en un mois.

  • Message posté par CousinHub le 19/01/2013 à 12:23
      

    Ca ne serait pas devenir un entraineur quelconque que d'adapter sa philosophie à l'identité et aux joueurs du bayern! Au contraire, ça serait une preuve de génie, et d'intelligence!!!

  • Message posté par grabataire le 19/01/2013 à 12:23
      Note : 1 

    groupe de bons joueurs ????? 2 fois finaliste lors des 3 dernières CL soit mieux que le Barça. Vous connaissez l'effectif à Sofoot ? Qu'il manque la culture de la gagne aux joueurs actuels du Bayern (paradoxalement) c'est possible, mais c'est l'un des plus beaux effectifs européens et très jeune qui plus est. C'est une machine de guerre en puissance. Il y a vraiment des fois où j'ai du mal à vous suivre.

  • Message posté par fernandollorientais le 19/01/2013 à 12:24
      Note : 1 

    sans être dans l'attaque perso à deux balles, pep et ribery c'est quand même une rencontre du troisième type. J'ai bien peur que franky marche sur les pas de sanchez.

    pour robben je suis plus optimiste. Je pense qu'il peut gagner en variété en intelligence avec pep. N'oublions pas que messi a joué à droite jusqu'au printemps 2009 avec guardiola avant d'être replacé dans l'axe. Ca pourrait, pourquoi pas, marcher avec robben. A voir.

    sinon, pour eto'o, ça ne collait pas humainement mais le bilan 2009 c'est quand même un triplé et avec villa c'est un doublé en 2011, les deux marquent en finale de LDC. Je pense que les bavarois savent à qui il donnent les clefs de la maison. Echec relatif dans le management + LDC à la clef, ils prennent. L'entraineur qui tue les égo, je suis d'acc. Mais en même temps, en refusant de bâtir une équipe égocentrique au barça (chose qu'il a parfaitement réussi), il a battu une équipe égo-centrée, autour d'on sait qui. Les échecs du printemps dernier en sont peut-être -en partie, la conséquence.

  • Message posté par macdermot le 19/01/2013 à 12:37
      Note : - 1 

    C'est clair que l'attente va être immense. Non seulement en termes de jeu mais surtout de résultats.

    Les transferts donneront une forte indication sur la volonté de Pep, de ses premiers choix tactiques. Heynckes fait du bon boulot tactiquement mais si Guardiola veut vraiment imposer ses principes là c'est clair qu'il lui faudra du temps.

    La remarque sur les cadres de l'équipe est pertinente. Lahm et Schweini(que j'adore) n'ont pas le caractère nécessaire, pas assez "grande gueule" comme pouvaient être un Effenberg, Lothar, ou encore Oliver Kahn.

    Et le "beau" jeu produit, sous la baguette de Löw, par la Nationalmannschaft commence à faire grincer des dents car dans la culture allemande, la gagne reste avant tout l'objectif.

    Guardiola arrivera t'il a faire du Bayern une véritable (le club n'en est pas loin) machine de guerre ? Ce qui pourrait profiter également à l'équipe nationale.

  • RonHarris a été mis sur la touche, tous ses commentaires sont masqués
  • Message posté par fernandollorientais le 19/01/2013 à 12:55
      Note : - 1 

    j'verrais bien pep pécho un arrière central.

  • Message posté par amine le 19/01/2013 à 13:04
      Note : - 1 

    J'ai entendu qu'il veux attirer Neymar dans le collectif bavarois ( le Messi bavarois ?). Allez Pép, plus que Xavi et iniesta a trouve et on en parle plus ...

  • Message posté par amine le 19/01/2013 à 13:06
      

    Appelez - le, désormais "Pep Zéro risque" !!

  • Message posté par declaubianco le 19/01/2013 à 13:10
      Note : 1 

    Les deux derniers paragraphes sont en trop.

    Je ne suis pas d'accord avec ceux qui pensent que l'entraîneur n'a pas de rôle très important.
    Il suffit de voir le travail du mou contre le barça( chef-d'œuvre tactique) ou de Conte avec la juve pour s'en convaincre.
    Pour en revenir à l'article, le pressing " à la barcelonaise" doit être très cohérent: bloc équipe haut et peu espacé entre les lignes, défenseurs alignés sur une même ligne, pressing intense des attaquants et sur les ailes.
    C'est là où l'on remarque le rôle psychologique et tactique d'un bon entraîneur, bien-sûr un coach ne pourra jamais influé sur la qualité technique.

  • Message posté par Pat' la pieuvre le 19/01/2013 à 13:18
      Note : - 1 

    en esperant quand meme que Pep n'essaie pas de pousser le Bayern au meme niveau que le Barca en ce qui concerne la possession, la maniere de faire tourner la balle

  • Message posté par pompidou le 19/01/2013 à 13:24
      Note : - 1 

    C'est drôle mais je sens qu'une nouvelle génération de footix va bientôt se découvrir une passion sans failles pour le Bayern!

  • Message posté par loputocrac le 19/01/2013 à 13:26
      Note : - 2 

    guardiola vous fait tous parler ! c´est quand même drôle ^^

    vous emettez tous des hypothèses mais à la fin il y aura que lui pour décider!

  • Message posté par WernerRuhr le 19/01/2013 à 13:37
      Note : - 1 

    Je me demande si Guardiola va trouver satisfaction dans la politique du "tout allemand" en vu de créer une mannschaft full Bayern.
    Bref, les problèmes des ailiers Robben-Ribéry en sont-ils vraiment ? Si Guardiola est un bon coach il saura adopter son schéma pour les valoriser sans perdre sa philosophie de jeu.
    Par contre le milieu de terrain sera revu je pense, je pense par exemple à Luis Gustavo, il ne représente pas vraiment l'image de l'escouade mobile ultra polyvalente qu'il y avait à Barcelone.

  • Message posté par WernerRuhr le 19/01/2013 à 13:37
      Note : - 2 

    Je me demande si Guardiola va trouver satisfaction dans la politique du "tout allemand" en vu de créer une mannschaft full Bayern.
    Bref, les problèmes des ailiers Robben-Ribéry en sont-ils vraiment ? Si Guardiola est un bon coach il saura adopter son schéma pour les valoriser sans perdre sa philosophie de jeu.
    Par contre le milieu de terrain sera revu je pense, je pense par exemple à Luis Gustavo, il ne représente pas vraiment l'image de l'escouade mobile ultra polyvalente qu'il y avait à Barcelone.

  • Message posté par strover le 19/01/2013 à 13:38
      

    Les gars se vantent d'avoir 280 millions de liquidités dispo, si avec ça ils ne peuvent pas s'adapter à Guardiola.

  • Message posté par Ruud01 le 19/01/2013 à 13:40
      Note : - 1  &


  • Message posté par neo le 19/01/2013 à 13:59
      Note : - 1 

    2/3 dernières finales de LDC pour un groupe de bon joueurs !!!malgré la finale perdue en 2010 ils ont réalisent un doublé avec van gaal et 3 ans plus tard ce ne sont plus de champion !!!vous voulez faire croire que guardiola a un chantier énorme alors k de toute évidences n importe kel entraîneur peut gagner facilement au bayern !!!

    prochain article so foot" les 12 travaux de PEP HERCULE GOUALDIOLA"

  • Message posté par schuey le 19/01/2013 à 14:01
      Note : 1 

    j'aime beaucoup les analyses de M. Kaufman, surtout quand il parle de l'Espagne, dont il connait bien le foot. Mais là, et c'est ce que je craignais, est que l'arrivée de Guardiola au Bayern amene avec lui sur sofoot, tout un tas de journalistes qui n'ont pas vraiment bien suivis l'évolution du jeu du Bayern, ou de la Bundesliga.
    En étant positif, cela forcera peut etre les plus conscienceux d'entre eux, Kaufman inclus, à regarder des match avant d'écrire...

  • Message posté par El Xeneize le 19/01/2013 à 14:15
      

    Aucun doute Sep Guardiola va s'intégrer , il doit se prendre une chope de bière de 1 litre entre ses deux mains , se nourrir de délicieuse saucisse Bavaroise , et s'habiller du costume traditionnel régional , short-salopette chaussette montante , et le tour est joué !

    La direction du club aurait déja demander a Robben de lui acheter des sabots de sa Holland natal afin de conquérir le marché Batave !












  • Message posté par Rakamlerouge le 19/01/2013 à 14:19
      Note : - 1 

    Parler de "loosers" est un peu dur. C. Ronaldo qui foire son penalty face à Neuer en demie est-il un "looser"? Lequel Neuer a eu les cojones de transformer le sien en finale. Cette analyse est un peu réductrice en ce qui concerne le Bayern, qui n'était pas assez bon pour gagner en 2010 et à déjoué face à un Chelsea marabouté en 2012. En ce qui concerne la Mannschaft c'est différent. Là, oui, on peut criiquer une philosophie trop lisse, pas assez "sale" et qui manque de grinta. Cependant je pense qu'à force de tourner autour, le foot allemand va finir par ramener un trophéee international dans un futur pas trop éloigné...
    Et puis des gars comme Xavi ou Iniesta sont assez "lisses" à leur manière, ils gagnent plus par leur talent pur que par la rage de vaincre.

  • Message posté par Rakamlerouge le 19/01/2013 à 14:27
      Note : - 2 

    Certaines analyses dans cet article sont vraiment approximatives.

  • Message posté par clarkvador1 le 19/01/2013 à 14:38
      

    Pourquoi vous ne dites jamias quand le barca gagne au Bernabeu ou au camp nou contre Mourinho est un chef d'oeuvre tactique notamment le 1-3 de l'an dernier entre autre , Un chef oeuvre Pour moi, est le changement de la tactique et la formation durant le match en ayant un vocation offensive, rester derrière et contre attaquer toutes les équipes le font avec plus ou moins de réussite. Mou à madrid a gagné 2 match contre Guardiola en 10 matchs

  • Message posté par nononoway le 19/01/2013 à 14:56
      Note : - 1 

    Message posté par declaubianco
    Les deux derniers paragraphes sont en trop.

    Je ne suis pas d'accord avec ceux qui pensent que l'entraîneur n'a pas de rôle très important.
    Il suffit de voir le travail du mou contre le barça( chef-d'œuvre tactique) ou de Conte avec la juve pour s'en convaincre.
    Pour en revenir à l'article, le pressing " à la barcelonaise" doit être très cohérent: bloc équipe haut et peu espacé entre les lignes, défenseurs alignés sur une même ligne, pressing intense des attaquants et sur les ailes.
    C'est là où l'on remarque le rôle psychologique et tactique d'un bon entraîneur, bien-sûr un coach ne pourra jamais influé sur la qualité technique.


    "Chef d'oeuvre tactique contre le Barça", j'ai vomi.

    La formule gagnante (??) de Mourinho, pour les quelques duels gagnés contre le FCB c'est : pressing ultra violent (à décider après 10min. de jeu pour voir le type d'arbitres), joueurs hyper rapides, doués et ultra chers (blingblingbling CRonaldo, Di Maria, Ozil, Alonso, etc.).

    C'est le seul cas d'importance capitale de l'entraineur dans un effectif, car c'est tout simplement un manipulateur de première, parfait pour reprendre des équipes qui ont le talent mais pas le mental. Au pire, quand ils n'ont pas le talent, c'est football défensif dégueulasse.

    Bonne chance à Guardiola pour redonner confiance à des mecs qui ont TOUT perdu, à chaque fois, à peu de choses près.

    Je pense que le tempérament du coach (Low, notamment) et la moyenne d'âge ridiculement basse sont à blamer pour les échecs récents de la Mannschaft et le BM.

    Sérieux, cette finale de CL 2012, comment perdre ça.

    Sinon pas de tauliers, Lahm (un de mon top 5 de joueurs encore en activité) n'a pas la carrure, on l'imagine plus enchainer les triple axels que gueuler sur des équipiers. Ozil est un version 2.0 d'Hazard, du génie à intermittence avec aucun leadership.

    Au final, je pense que Guardiola est pas l'idéal pour ce groupe car si le talent est là, la confiance n'y est pas. C'est con, au final c'est p-e Mourinho qui aurait mieux collé. Non ?

  • Message posté par Ruud01 le 19/01/2013 à 15:01
       &


  • Message posté par leopold-saroyan le 19/01/2013 à 15:01
      

    Imaginez un peu la pression sur guardiola si par bonheur heynckes décrochait la timbale : doublé championnat / LDC.

  • Message posté par elyh le 19/01/2013 à 15:37
      Note : - 1 

    Sur les 3 dérniéres annés qu'elle club a été meilleur que le Bayern? En tout cas Pep a fais le meilleur choix... Mais bon au niveau du championnat le Bayern n'a pas besoin de Pep (sauf si Dortmund arrive a garder leur star). La valeur du travail de Pep ne se verra qu'en LDC.

  • Message posté par FauteTactique le 19/01/2013 à 15:44
      Note : 1 

    Message posté par schuey
    j'aime beaucoup les analyses de M. Kaufman, surtout quand il parle de l'Espagne, dont il connait bien le foot. Mais là, et c'est ce que je craignais, est que l'arrivée de Guardiola au Bayern amene avec lui sur sofoot, tout un tas de journalistes qui n'ont pas vraiment bien suivis l'évolution du jeu du Bayern, ou de la Bundesliga.
    En étant positif, cela forcera peut etre les plus conscienceux d'entre eux, Kaufman inclus, à regarder des match avant d'écrire...


    Salut schuey,

    Merci pour le commentaire, t'as raison de réagir, mais je n'ai pas l'impression d'avoir vraiment creusé sur le jeu du Bayern dans cet article. Il s'agit plutôt de se poser la question des intentions de Guardiola d'un côté, et du Bayern de l'autre. On suit son jeu avec attention chez So Foot, mais ce n'est pas la peine de faire dans une profonde analyse alors que le mercato va peut-être radicalement modifier l'effectif. On préfère attendre, et on verra au moment des premiers entraînements. Si tu peux m'éclairer sur où tu vois qu'il y a une erreur sur l'évolution de leur jeu, n'hésite pas.

    Sur les autres commentaires, je ne comprends pas en quoi désigner le Bayern d'une "équipe de bons joueurs" est un problème. Leur effectif est absolument dément, avec certains fuoriclasse, certains excellents joueurs et d'autres vrais soldats, mais il y a un gouffre entre les très bons joueurs et les champions, et le Bayern (et la Mannschaft) ne l'a pas encore franchi. Le boulot de Guardiola va être énorme sur la mentalité du groupe, d'où l'allusion à faire "du Mourinho". Il n'y a pas dans cet article matière à trouver une "attaque" sur l'effectif du Bayern, mais on n'est pas sur FIFA.

    Merci pour toutes vos réactions les gars,

    Markus

  • Message posté par sandro l'obèse le 19/01/2013 à 16:41
      

    Euh c'est qui le(s)tocard(s) qui met(tent) des -1 à tout le monde?!!
    Non mais ça perturbe vraiment la lisibilité des commentaires...Bande de gamins

    Sinon je suis d'accord avec Markus, on aura beau dire le football allemand a vraiment une image de looser alors qu'intrinsèquement il talonne le foot espagnol. Quand on voit le ratio de finales (ou demi-finales) jouées/perdues par le Bayern (et l'équipe nationale, ce qui est peu ou prou la même chose) c'est flagrant.
    Maintenant Guardiola saura-t-il faire dans le Gladiator? Si il fait du Mourinho j'espère en tout cas qu'il ne laissera pas un tas de fumier après lui comme the Special One a l'habitude de faire.

  • Message posté par Ruud01 le 19/01/2013 à 17:09
      Note : 1  &


  • Message posté par nononoway le 19/01/2013 à 17:51
      Note : - 1 

    contre le Real et Arsenal ?

  • Message posté par Ruud01 le 19/01/2013 à 20:04
      Note : - 2  &


  • Message posté par schuey le 19/01/2013 à 20:29
      Note : - 1 

    Message posté par FauteTactique


    Salut schuey,

    Merci pour le commentaire, t'as raison de réagir, mais je n'ai pas l'impression d'avoir vraiment creusé sur le jeu du Bayern dans cet article. Il s'agit plutôt de se poser la question des intentions de Guardiola d'un côté, et du Bayern de l'autre. On suit son jeu avec attention chez So Foot, mais ce n'est pas la peine de faire dans une profonde analyse alors que le mercato va peut-être radicalement modifier l'effectif. On préfère attendre, et on verra au moment des premiers entraînements. Si tu peux m'éclairer sur où tu vois qu'il y a une erreur sur l'évolution de leur jeu, n'hésite pas.

    Sur les autres commentaires, je ne comprends pas en quoi désigner le Bayern d'une "équipe de bons joueurs" est un problème. Leur effectif est absolument dément, avec certains fuoriclasse, certains excellents joueurs et d'autres vrais soldats, mais il y a un gouffre entre les très bons joueurs et les champions, et le Bayern (et la Mannschaft) ne l'a pas encore franchi. Le boulot de Guardiola va être énorme sur la mentalité du groupe, d'où l'allusion à faire "du Mourinho". Il n'y a pas dans cet article matière à trouver une "attaque" sur l'effectif du Bayern, mais on n'est pas sur FIFA.

    Merci pour toutes vos réactions les gars,

    Markus


    Déjà, merci beaucoup à toi Markus de répondre, ca fait plaisir. Déjà et je crois que tu l'as compris, ce n'était pas du tout un commentaire de "haters". Ensuite, sur le role du milieu, je dirais qu'un Kroos n'est évidemment pas un virtuose, mais qu'il peut faire le taf. Il y a déjà au FCB une culture d'un jeu rapide, plutot chatoyant. je ne disais pas que tu le disais le contraire d'ailleurs. Bref, je crois qu'un bon entraineur (et pep en est un) va devoir s'adapter au club. En y apportant beaucoup de chose, mais le boulot et sans doute le challenge pour lui est sans doute de prouver qu'il peut faire autre chose que du tikki, non ?
    mais on verra bien !
    En tous les cas, un superbe coup de projecteur sur la réussite du foot allemand.

  • Message posté par ludwig le 20/01/2013 à 03:06
      Note : - 2 

    1) prendre le controle sportif d'un club: Fait.
    2) imposer sa vision et ecraser le foot europeen: Fait.
    3) envoyer son disciple fonder un nouveau foyer: En cours.

  • Message posté par AeyronSk le 20/01/2013 à 04:26
      Note : - 2 

    Il est marrant cet entête:
    Guardiola au Bayern, ce n’est peut-être pas le choix le plus excitant ou encore le plus grand défi, mais c’est certainement la décision la plus cohérente.


    Cela semblent extrêmement excitant et totalement incohérent si on prend la philosophie d'un entraineur en total contradiction avec l'équipe du bayern munich. Munich c'est un jeu à l'allemand avec un vrai 9, des solistes à la place d'ailiers, et un 10 à l'ancienne.

  • Message posté par conilas le 07/02/2013 à 13:59
      

    Bon article. Choix cohérent de Guardiola: structure stable qui laisse l'entraineur faire son boulot. Equipe qui en plus joue bien.

    P.S. Le real du Mou 2011-2012= 84% de victoires en liga


38 réactions :
Poster un commentaire