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  3. // Bayern Munich/Manchester City (1-0)

Le Bayern encore au-dessus

Dans un nouveau schéma dont il a le secret, Pep Guardiola a gagné une nouvelle fois le City de Pellegrini (1-0).

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B. Munich - Man. City
(1-0)

J. Boateng (91') pour Bayern Munich


Cela aurait pu passer pour une fantaisie. Un caprice de riches. Pour son entrée en Ligue des champions, sa deuxième avec le Bayern, Pep Guardiola a démarré avec Lahm et Alaba au milieu de terrain. Une fantaisie tactique ? Pas tellement au final, car la force de City, la technique de Nasri, Silva and co était trop loin pour être vraiment dangereuse. Si le Bayern aura dû attendre les dernières minutes pour faire la différence, cette victoire initiale est aussi impressionante que le sacre à Manchester à la même époque l'an dernier. Car les champions d'Angleterre étaient censés être avertis.

Pep expérimente


Le Bayern démarre donc avec un dispositif particulier : Lahm et Rafinha à droite, Alaba et Bernat à gauche, Xabi Alonso en sentinelle et un trio Götze, Müller, Lewandowski devant. Après tout, pourquoi pas ? Chez Manchester City, c'est plus classique, c'est le 4-2-3-1 de Ligue des champions, celui de la saison dernière, avec Fernandinho et Yaya Touré à la récupération et Nasri-Silva-Navas derrière Džeko. Au bout d'une poignée de secondes, Müller semble rater l'immanquable envoyant à bout portant une balle dans le petit filet. Il se relève furieux, dans son style, sans que l'on sache vraiment s'il gueule sur l'arbitre pour une poussette non signalée juste avant ou sur Götze qui a eu le tort de lui demander la balle. Pas grave, le Bayern va pousser. Des reprises dans la surface, des crochets malins près des cages adverses, mais pas de grosses occases non plus, parce que sinon, Joe Hart n'aurait pas l'occasion de vraiment faire le malin, c'est bien connu. En fait, les champions d'Allemagne donnent l'impression de ne pas insister plus que ça. City, avec la justesse technique de ces milieux, se permet deux incartades dans la surface adverse. Mais Džeko est un peu pataud. Ou Pato, c'est pareil.

Le Bayern à l'expérience


City joue aussi la carte de la prudence. C'est la première journée de Ligue des champions, dans un groupe où il y a aussi la Roma et un quatrième qui doit en théorie prendre des points, donc la défaite inaugurale fait peur. Alors les milieux descendent très bas au retour des vestiaires et Nasri laisse vite sa place à Milner, plus travailleur pour contrer un Alaba qui donne bon service sur bon service. Comme le cinquième arbitre part se griller une clope au moment où Fernandinho contrôle de la main dans la surface, le Bayern essaie de faire la décision en faisant rentrer son key-player à un quart d'heure de la fin : Robben. Le banc anglais réplique avec Agüero. Même si Robben arrive à faire des étincelles avec des rushs supersoniques et des envies pressantes de penalty. Ça ne prend pas. La lumière viendra de Jérôme Boateng, monté en fin de match, avec une reprise en première intention à l'entrée de la surface. C'est dans le petit filet opposé, et ça passe malgré une forêt de jambes. Joli. Un dernier rush du Kun n'y changera rien. Le Bayern est encore bien parti. Attention City, cette fois-ci, il y a aussi une bonne Roma dans le groupe.

Par Romain Canuti
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