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Le Bayern emporté par la Saúl

Grâce à un bijou de Saúl Ñíguez et à son habituelle rigueur défensive, l'Atlético a dominé le Bayern de Guardiola (1-0). Les Allemands, à l'attaque pendant plus d'une heure, devront trouver la faille à l'Allianz Arena.

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Atlético de Madrid 1-0 Bayern Munich

But : Saúl (11e) pour l'Atlético

Le football est une fête, c'est bien connu. Et qu'est-ce qu'une fête sans musique ? Rien, effectivement. Ce soir, l'Atlético a fait danser le Bayern Munich sur une bande son originale. À leur grille harmonique défensive toujours aussi bien maîtrisée, les musiciens de Simeone ont ajouté des gammes offensives harmonieuses. Mais comme un orchestre a toujours besoin d'un chef, comme un groupe a toujours besoin d'un leader, cette équipe avait besoin d'un homme qui comprend qu'en football comme en musique, tout est affaire de rythme. Ce soir, il portait le nom de Saúl Ñíguez. Petits pas chaloupés, respiration, crochet, respiration, double crochet, respiration, conclusion. La partition est belle, l'interprétation sublime. Les Blues Brothers avaient raison : ce soir, nous sommes tous des Saúl men.

Saúl décroche


C'est dans un Vicente-Calderón chaud bouillant, mais sans le grand Diego Godín, que les hommes de Simeone entament cette double confrontation appétissante contre le monstre bavarois. Un monstre assoiffé de ballons qui se heurte – ce n'est pas une surprise – à la rage de vaincre de ses chasseurs. Avec leurs organes masculins et leurs couteaux, les Madrilènes allument les premières mèches. Les Allemands font le dos rond, attendant leur heure, sans savoir ce qui les attend. Après dix minutes de jeu seulement, Saúl Ñíguez se saisit du ballon aux trente mètres et humilie la moitié de l'effectif adverse avant de conclure avec son pied gauche enroulé de cachemire (11e).


Assommé, honteux, tout rouge, le Bayern Munich perd son football face à un Atléti qui défend très haut et très bien. Les partenaires du grand Neuer s'en remettent donc aux coups de pied arrêtés pour se montrer dangereux. Le coup franc de Douglas Costa manque d'ailleurs de peu le cadre (25e). Le vrai problème des Allemands est défensif : Javi Martínez est d'une lenteur folle et ne peut contenir les furieuses accélérations de Griezmann. Vidal semble être le premier à perdre patience face au bloc équipe qui lui fait face et balance une frappe pleine de désespoir à dix minutes du repos. Gabi peut sourire, c'est manifestement lui qui a joué de malice pour faire sortir le Chilien de son match. À la pause, le Bayern est bien mal embarqué. Les plans de Simeone sont parfaitement exécutés, et le Vicente-Calderón chante comme jamais.

Bis repetita


Après un repos trop long pour les spectateurs avides de spectacle, les Bavarois reviennent sur le terrain pétris de bonnes intentions. Mais Guardiola n'ignore sans doute pas que l'Atlético évolue désormais dans sa position favorite. Devant au score, face à une équipe qui provoque du jeu, rien ne semble pouvoir atteindre l'Atléti. Sauf cette énorme patate d'Alaba qui vient s'écraser sur la barre transversale d'Oblak (54e). Le même Oblak qui stoppe net une tête de Javi Martínez, étonnamment seul dans la surface de réparation. Et si le bloc commençait à se fissurer ? Pour venir donner le coup de grâce, Guardiola fait entrer Franck Ribéry à la place de l'autre Français, Kingsley Coman. Les vingt dernières minutes risquent d'être longues pour les locaux.

Mais là où cet Atlético est fascinant, c'est que quand on le croit perdu, au bord de la rupture, quand il mérite d'être puni, rien ne se passe. L'entrée de Thomas Müller en lieu et place d'Alcántara permet à Guardiola de continuer à abattre ses cartes les plus justes techniquement pour la fin du match. Malin. Seulement, à vingt minutes du terme, les Espagnols se réveillent en contre. Torres réalise un geste sublime, mais trouve le poteau de Neuer (74e). Le match face au Barça est dans toutes les mémoires... Celui-ci en est un bis repetita. Saúl Ñíguez cède sa place à Thomas Partey pour les ultimes minutes d'un match dont le score ne bouge toujours pas. Et ne bougera jamais. Comme un bel air de soul, il restera là à jamais.

Par Gabriel Cnudde
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Dans cet article

Jean-Kévin Niveau : DHR
Better call Saul
Gunner's Dude Niveau : DHR
Note : 2
À ceux qui prétendaient que le match d'hier était un match tactique : maintenant vous avez vu ce que c'est, vous n'avez plus d'excuse
L'Athletico c'est du solide, celà va être dur pour le Bayern au retour
Note : 6
Et les "spécialistes" français voyaient Paris favoris.

Mais contre l'Atletico j'aurai aimé voir ça, un putain de désossage en règle
Note : -1
LA CHATTE A SA ..... Putain de chatte l'atleti.

barça...bayern putain !!! Il peuvent pas passer a chaque sur le fil comme ça.

Allez final real atleti avec egalisation du real à la 95è min mais goelada en prolon avec bonus pecto huilé de ronaldo pour le 6-1.

JE SUIS ENERVE PUTAIN
MezmorizedX Niveau : DHR
Note : 4
Le pire c'est la fascination que suscite l'Atlético alors qu'on chiait sur Chelsea et Mourinho pour la même chose , ça j'arrive vraiment pas à comprendre
Note : 1
Honnêtement c'est vraiment dur de se passionner pour ces demi-finales... Il est vraiment temps que les clubs anglais reviennent en force et surtout que des clubs comme l'Inter ou le Milan renaissent
Note : 2
Dugarry qui chie sur la conduite de balle de Torres. Comme si Depardieu t'engueulait pour avoir descendu une kro. Foutage de gueule complet
David "Coupfranc,costard,colgate" Beckham Niveau : District
De plus navré pour le double Post

mais juste pour faire un petit sondage, Footballistico-cinématographique Manuel Neuer n'a-t-il pas une tronche et une dégaine à jouer un colonel Nazi dans un film Hollywoodien ?
Jimmy Conway Niveau : CFA2
Note : 2
Le fantasy football qui se passe dans ta tête est cool. Par contre dans la réalité ce même Atleti qui "écrase" le Bayern 1-0 a mis 0 but en 210 minutes face au tout-puissant PSV Eindhoven.
Conclusion: ta transitivité footballistique à deux balles tu sais ce qu'on en pense :)
Gunner's Dude Niveau : DHR
Bon bah je vais reposter la même chose que sur le match du Barça et répondre à nouveau à ceux qui voient dans l'Atlético un simple Mourihno Bis.
Ce qu'on peut, de manière à peu près pertinente (autant qu'une expression aussi bâteau puisse l'être), un "bus", c'est une équipe qui joue extrêmement bas et ne cherche qu'à défendre. Or, cela n'a JAMAIS été la tactique mise en place par Simeone. Un bus, on n'en voit un que lorsque son équipe est en grosse difficulté (1ère partie de deuxième mi-temps), sinon l'Atlético ressemble à tt sauf à un bus. C'est au contraire une équipe qui joue extrêmement haut et qui a une capacité (que je trouve personnellement admirable) à se projeter très rapidement.

C'est une équipe de contre, pas un bus. Le Chelsea de Mourihno (enfin le chelsea de la demi face au Barçà, faudrait pas non plus trop caricaturer cette équipe) ressemblait à un bus parce qu'elle n'avait qu'un plan : défendre. C'est ne rien comprendre à l'immense complexité tactique de l'Atlético que de la réduire à cela. Qu'on aime pas, je veux bien mais les glissements qu'opèrent les madrilènes entre les lignes lors des phases défensives sont proprement ahurissants.
Moi, plus je regarde cette équipe (qui, aujourd'hui, a fait un petit match, très loin en tout cas de la perfection qu'avaient été les quarts), plus je suis admiratif.
LaPaillade91 Niveau : Loisir
Note : 2
Message posté par Gunner's Dude
Bon bah je vais reposter la même chose que sur le match du Barça et répondre à nouveau à ceux qui voient dans l'Atlético un simple Mourihno Bis.
Ce qu'on peut, de manière à peu près pertinente (autant qu'une expression aussi bâteau puisse l'être), un "bus", c'est une équipe qui joue extrêmement bas et ne cherche qu'à défendre. Or, cela n'a JAMAIS été la tactique mise en place par Simeone. Un bus, on n'en voit un que lorsque son équipe est en grosse difficulté (1ère partie de deuxième mi-temps), sinon l'Atlético ressemble à tt sauf à un bus. C'est au contraire une équipe qui joue extrêmement haut et qui a une capacité (que je trouve personnellement admirable) à se projeter très rapidement.

C'est une équipe de contre, pas un bus. Le Chelsea de Mourihno (enfin le chelsea de la demi face au Barçà, faudrait pas non plus trop caricaturer cette équipe) ressemblait à un bus parce qu'elle n'avait qu'un plan : défendre. C'est ne rien comprendre à l'immense complexité tactique de l'Atlético que de la réduire à cela. Qu'on aime pas, je veux bien mais les glissements qu'opèrent les madrilènes entre les lignes lors des phases défensives sont proprement ahurissants.
Moi, plus je regarde cette équipe (qui, aujourd'hui, a fait un petit match, très loin en tout cas de la perfection qu'avaient été les quarts), plus je suis admiratif.


Je trouvais ton commentaire intéressant et je commençais à adhérer à ta vision, et je vois que ça finit par "l'Atlético a fait un petit match"... Du coup ça doit être du bullshit
Jimmy Conway Niveau : CFA2
Note : 1
Sinon pour parler football, ce qui me saoule avec cet Atleti qui ne me saoulait pas même avec les équipes du Mou, ce cette façon systématique de faire des "petites" fautes qui annihilent de facto le rythme de l'attaque adverse.

Les joueurs symptomatiques du truc son Juanfran et Luis, y'a *toujours* un bout de crampon par derrière en sortie de dribble, ou une main qui retient une demi seconde le mec adverse qui part en débordement, ou une autre saloperie du genre. C'est pas sifflé 80% du temps et ça pourrit complètement le jeu des mecs adverses.

Encore quelques années de LDC merdique comme ça et je me dis qu'il va y avoir quelques petites directives arbitrales qui vont ajuster ça, comme la NBA l'avait fait dans les 90s pour protéger Jordan du jeu physique des Pistons/Knicks. (parce que ne nous leurrons pas, les 0-0 et les 1-0 c'est pas ça qui fait vibrer les gugusses du marketing et de la globalisation que l'UEFA cible).

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