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Le Bayern dans l'expectative

Après les victoires de Schalke à Berlin (2-1) et du Werder face à Wolfsburg (4-1) et en attendant la prestation, plus tôt dans l’après-midi de Dortmund face à Kaiserslautern, le Bayern devra l’emporter à Stuttgart, seule condition ou presque pour rester en tête...

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Dans un classique comme ce Stuttgart-Bayern, on a tendance à sortir les stats, la calculette et tout le bastringue. Ce derby du Sud n’échappe pas à la règle. Le VFB qui avait plutôt bien entamé la saison, surtout si on s’en réfère à l’an dernier, connaît depuis un mois et demi un régime qui vire à l’atone. Une victoire en six matchs et six points pris sur dix-huit. Pire : sur les neuf derniers affrontements avec l’ogre de Bavière, il n’en a gagné qu’un (pour deux nuls et six défaites). Au début 2011, les Munichois l’avaient emporté à la Mercedes-Benz-Arena (5-3) avant de corriger de nouveau Stuttgart (6-3) en coupe. Il va sans dire que tout le Land de Baden-Württemberg n’attend rien d’autre qu’une victoire aujourd’hui en fin d’après-midi (17h30) pour la centième de Bruno Labbadia à la tête du VFB.

Le coach local espère « prendre six points avant la trêve (qui interviendra en fin de semaine prochaine) et faire passer un sale moment au grand favori de la compétition » . Pour ça, il sera privé de Khalid Boulahrouz et Stefano Celozzi, tous les deux blessés. En revanche, il pourra compter avec la révélation de ce début de saison, arrivée cet été du FC Copenhague, William Kvist, seul joueur souabe à avoir disputé tous les matchs intégralement. L’international danois s’est adapté en un temps record à son nouveau championnat : « La Bundesliga est une ligue hyper rapide où on doit être capable de permuter très souvent. Cela signifie qu’il faut des joueurs qui restent lucides, calmes dans la tempête, qui ferment les espaces et qui sont aptes à jouer le ballon simplement » rappelait-t-il dans la semaine ; comme un bréviaire du foot scandinave, Zlatan et quelques exceptions mis à part.

Le Bayern Münich arrivera à Stuttgart dans l’expectative. La défaite à Manchester, contre City mercredi, n’entre même pas en ligne de compte. « On va laisser ce match derrière nous sans problème » a même affirmé Heynckes. Dans la cité mancunienne, le coach sexagénaire en avait profité pour donner du temps de jeu aux laissés pour compte de cette première partie de championnat (Olic, Pranjic, Alaba, Petersen...) malgré les allégations de Rummenigge qui voulait punir ces nouveaux riches de Citizens. Non, le Bayern commence juste à douter dans son propre championnat domestique. Son revers à domicile contre le Borussia (0-1), il y a trois semaines a relancé Dortmund. Ses défaites contre des formations mineures (Hanovre, Mayence) ont reboosté la Bundesliga où les Munichois semblaient pendant longtemps bénéficier d’une certaine marge de manoeuvre. Les victoires conjuguées de Schalke 04 (2-1 à Berlin) et du Werder contre Wolfsburg (4-1), hier et vendredi, ont provoqué un regroupement en tête du championnat. Avant même que le Bayern et le BvB jouent, cinq équipes se tiennent en deux points. Une situation inimaginable il y a encore un mois et demi.

Les Bavarois aligneront leur équipe-type cet après midi à une exception près. Bastian Schweinsteinger sera suppléé par Tymoshchuk. Les autres blessés légers (van Buyten, Kroos, Müller, Gomez ) seront là. Le meilleur buteur de la ligue aime particulièrement le VFB puisqu’il a infligé neuf buts en quatre matchs à son ancien club et à chaque le Bayern a gagné. Arjen Robben sera également présent même si sa cote en Bavière n’est plus aussi florissante (on évoque de plus en plus ouvertement le transfert de Marco Reus, le punk-rocker du ‘Gladbach, cet hiver ou plus probablement l’été prochain). Bref, le Bayern ne veut pas lâcher la tête de la Bundesliga avant la trêve et il aura donc intérêt cet après-midi à la Mercedes-Benz-Arena. « Nous voulons absolument rester en tête afin de passer la trêve dans les meilleures conditions psychologiques. Pour ça, il faut gagner les deux matchs restants. Pas d’autre solution » plaidait hier Christian Nerlinger, le directeur sportif du FC Bayern Munich, en guise d’injonction.

Par Rico Rizzitelli
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