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  2. // Bayern/Bayer (5-1)

Le Bayern à 5 contre 1

C'est un Bayern Munich enjoué qui a déglingué 5-1 un Bayer Leverkusen complètement à la rue. Comme quoi, si un être comme Van Gaal ne manque pas, il y a moyen de tout repeupler.

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Bayern Munich – Bayer Leverkusen : 5-1


Buts : Rofles (9eme, csc), Gomez (30eme, 45eme, 48eme), Ribéry (76eme) pour le Bayern - Derdiyok (63eme) pour le Bayer

Cinq. Sûrement le chiffre de la journée en Bundesliga. Cinq, comme le nombre de buts passés par le Bayern au Bayer. Cinq, comme la série de victoires consécutives du Werkself brutalement stoppée à l'Allianz Arena. Cinq, comme la note que va se taper Arturo Vidal dans Kicker. Car, si le Bayern s'est imposé cet après-midi, il le doit en partie au joueur chilien, coupable d'au moins deux erreurs qui se sont payées cash. Mais Vidal n'est pas le seul à blâmer: toute son équipe a coulé, face à un Bayern retrouvé. Andries Jonker, devenu calife à la place du calife, n'avait pourtant pas la tâche facile au départ. L'ex-assistant de Van Gaal a composé sans Robben, suspendu, et aurait dû se passer de Van Buyten, Schweinsteiger et Ribéry. Mais, par miracle, les trois joueurs ont retrouvé des forces, et ont finalement été alignés. Le premier but est d'ailleurs à mettre au crédit des deux derniers cités: corner au premier poteau du Français, l'Allemand prolonge de la tête, et Simon Rolfes, le capitaine du Bayer, a la malchance de se trouver sur la trajectoire du ballon: 1-0. On joue alors la 7ème minute. On se dit que ce n'est qu'un accident, que le chasseur numéro un du Borussia Dortmund va revenir dans le match, que ça va être une vraie bagarre intéressante, et...

Que nenni. Leverkusen est à l'ouest. Géographiquement, déjà, on le savait, mais il se trouve que sur la pelouse de l'Allianz aussi. Déjà, le choix de Heynckes est étrange: titulariser Eren Derdiyok à la place de Stefan Kießling est surprenant, non pas que le Suisse soit mauvais, loin de là, mais parce que le longiligne Allemand pèse beaucoup plus sur les défenses que lui. Les joueurs de Heynckes peinent à rentrer dans le match, et seuls Renato Augusto et Sam surnagent du côté du Bayer. Et encore, après la sortie de Pranjic sur blessure dès la 14ème minute, Sam a lentement été mis sous l'éteignoir par le nouvel entrant Contento. C'est alors qu'Arturo Vidal décide de passer son entretien d'embauche. Lui qui a souvent clamé son envie d'aller au Bayern avec son coach Heynckes ces dernières semaines, on peut dire qu'il a fait de son mieux pour rendre service aux Bavarois. A la 28ème minute, pressé par Müller, le Chilien veut dans un premier temps laisser sortir la balle en six mètres, puis décide sur un coup de folie de tenter une talonnade. Müller récupère, et sert tranquillement Gomez, qui la met au fond: Zwei-Null.

Vidal, agent double

Le Bayer est perdu, ne sait plus comment jouer au football. En face, le Bayern est libéré, décomplexé, comme si le départ de Van Gaal avait été un véritable soulagement. C'est simple, même le triumvirat Beckenbauer-Rummenigge-Hoeness tape des barres en tribune. Et ce n'est pas fini: Van Buyten, hanté par l'esprit de Lucio, jaillit au milieu du terrain, récupère, effectue tel un numéro 10 une passe millimétrée pour Müller qui transmet avec beaucoup de réussite à Gomez qui n'a plus qu'à finir le taf: 3-0 (44è). Jamais trois sans quatre, les Bavarois décident d'en remettre un avant la mi-temps, histoire de: Schweinsteiger, très en jambes au final, tricote devant la surface avant de servir Gomez, qui bat Adler d'une frappe croisée (45è+1). C'est sur ce but que tout le monde est renvoyé aux vestiaires.

En seconde période, le Bayer Leverkusen décide de redevenir un peu sérieux, avec notamment l'entrée de Lars Bender (le frère jumeau de Sven, qui joue à Dortmund) à la place de Gonzalo Castro. Mais Heynckes retombe dans ses travers, en sortant Renato Augusto, pourtant pas le plus dégueulasse de l'équipe, pour Kießling. Probablement à cause de ses coups de pied arrêtés mal négociés. En tout cas, le terrain lui donne raison: Leverkusen repart de l'avant, et, sur un malentendu entre Schweinsteiger et Van Buyten, Derdiyok fait le ménage et bat Butt de près: 4-1 (62è). On se dit que, par orgueil, les joueurs de Leverkusen vont essayer de revenir au score; mais il n'en est rien. En même temps, ce n'est pas de leur faute, le Bayern est juste trop fort. Et Vidal joue vraiment à l'agent double. Après avoir pris un coup involontaire dans les parties de la part de Klose, le Chilien décide d'aller commettre une faute sur Müller. S'en suit un coup franc, un centre de Schweinsteiger est mal dégagé par la jeune garde du Bayer, Ribéry la met de la tête pour Van Buyten (encore aux avant-postes, Lucio's style) qui lui remet parfaitement dans la course; petit pont, frappe croisée du Français: Fünf-Eins, merci, au revoir.

Le calvaire de Leverkusen s'arrête presque en même temps que celui de Vidal: un jaune deux minutes après le cinquième but, une sortie à la 80ème. Pour la forme, Ribéry place un corner sur la tête d'Andreas Ottl qui ne trouve que la barre transversale (86è). Victoire 5-1 du Bayern, qui offre presque le titre de champion au Borussia, ainsi qu'un titre de vice-champion à Leverkusen. Après 1997, 1999, 2000 et 2002, il pourrait s'agir du cinquième titre de dauphin pour le club de la banlieue de Cologne. Ce n'est pas pour rien si l'appellation « Vizekusen » est une marque déposée. Sinon, Heynckes n'a pas bronché, il sait qu'il entraînera un Bayern qui jouera la C1. Quant à Vidal, vu comme il a mangé son CV aujourd'hui, il va peut-être devoir relancer l'entreprise qu'il convoite tant...

Ali Farhat

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