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  2. // 8e journée
  3. // Bayer Leverkusen/Bayern Munich (1-1)

Le Bayer tient tête au Bayern

Grâce à une chance énorme et un Bernd Leno extraordinaire, le Bayer Leverkusen empêche le Bayern Munich de repartir avec les trois points. Franck Ribéry et ses potes peuvent s'en mordre les doigts, tant il y avait la place. Même si en fin de match, le Bayer aurait pu commettre le hold-up du siècle.

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Bayer LeverkusenBayern Munich : 1-1
Buts : Sam (31e) / Kroos (30e)

Uli Hoeness a de quoi s'arracher les cheveux. Une fois de plus, le Bayer Leverkusen pose problème. La saison passée, les joueurs de la Werkself avaient condamné les Bavarois à leur seule défaite de l'exercice. Cette saison, les revoilà qui forcent le « Rekordmeister » à une contre-performance. Il y a deux interprétations à ce résultat nul : soit ce sont les hommes de Guardiola qui ont trop croqué. Soit le Bayer a livré la performance parfaite, la seule qu'il était en mesure de livrer pour contraindre le Bayern à l'échec. Un Bayern qui est certes en tête du championnat, mais qui doit être dégoûté de ne pas avoir pu en coller au moins un de plus à son hôte du jour (27 tirs à 5 pour les visiteurs, quand même) pour le mettre un peu à distance, ainsi que le Borussia Dortmund. Un peu comme quand on a un grand-parent dans le coma et qu'il y a toujours quelqu'un qui refuse de débrancher et que c'est chiant parce qu'il y a un héritage à se partager.

Le Bayer n'existe pas

On va tous devoir s'y faire, surtout Joachim Löw : Philipp Lahm est désormais un milieu défensif. Du moins, tant que Rafinha aura les faveurs de Guardiola. Après, si le capitaine du Bayern et de la Nationalmannschaft est là, c'est que ça marche. Le nouveau système de jeu mis en place par l'entraîneur catalan est en train de porter ses fruits. Bien qu'évoluant dans sa BayArena, Leverkusen n'existe pas. Le club de la banlieue nord de Cologne ressemble plus à un « Absteiger » (club condamné à la descente) qu'à un ténor de la Bundesliga. Néanmoins, la Werkself tient le rythme imposé par les Bavarois. Et ce, même si Ribéry et compagnie s'installent progressivement dans le camp de leur hôte du jour. Et ce, même si certains, comme Emre Can, n'arrivent pas à donner la pleine mesure de leur talent. Pour le Germano-Turc, on peut peut-être l'expliquer par le fait que jouer contre son ancien club peut donner l'envie de trop en faire. En tout cas, ce n'est pas le genre de questions que se pose Toni Kroos. Le milieu de terrain, passé par Leverkusen en 09-10, n'a aucun scrupule à célébrer son but devant son ancien public, une grosse patate comme on l'aime suite à un service de Franck Ribéry (29e).

Leno ce héros, Ribéry ce chanceux

Bon après, en face, c'est pas des rigolos non plus. Le Bayer Leverkusen, c'est quand même une équipe qui finit régulièrement sur le podium (3e la saison passée) et qui peut prendre la tête de la Bundesliga en cas de victoire. Réaction immédiate, donc : Sidney Sam, l'homme du moment, pousse la balle dans le but vide après que Manuel Neuer a repoussé un centre et une frappe (31e). « Bayer : Eins. Bayern : NULL » . Enfin, Eins ! Et en vrai, il devrait y avoir plus. Parce qu'après ce but, Leverkusen n'existe plus. Le pressing est partout. Dès que les troupes du capitaine Simon Rolfes essayent de sortir le ballon, ils se font bouffer, essentiellement dans l'axe. Alors elles essayent par les côtés. Mais là, même constat : c'est pas possible. David Alaba, par exemple, défend proprement, et attaque encore mieux. À force d'être trimballé dans tous les sens, Leverkusen a mal à la tête, et ce n'est pas l'aspirine (créée par... Bayer) qui pourra soigner tout ça. En plus, ce diable de Thomas Müller n'arrête pas : ce corps de traître est TOUJOURS là où il faut, au moment où il faut. Mais il n'est malheureusement pas récompensé pour ses efforts. Il aurait dû obtenir un pénalty en début de seconde, Ömer Toprak voulant trop avoir son maillot avant la fin du match. Mais Herr Kirchner en décide autrement. Pas grave, le commando de Guardiola repart au front. Ribéry, Müller et Shaqiri tentent d'abattre l'usine. Mais Bernd Leno veille. Il semble être le seul qui refuse de s'incliner. La domination du Bayern est dingue, et le Bayer use de toutes les possibilités pour dégoûter son adversaire du jour : chaque dégagement à l'arrache est applaudi, chaque seconde qui peut être grattée est grattée, à l'image d'Emir Spahić qui reste à terre. Le Bayern continue de pousser, mais il n'en sera rien. Dans les 30 dernières secondes, Leno repousse devant Götze, et Schweinsteiger voit sa tête sortie par Donati et Leno. Au final, le Bayer s'en sort très très bien, mais le Bayern a énormément de chance dans les toutes dernières secondes. Car si Knut Kirchner avait vu cette faute de Ribéry sur Hegeler dans la surface lors de l'ultime contre-attaque...

Par Ali Farhat
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