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Le Barça victime de la théorie des cycles économiques

Face au Real Madrid, le FC Barcelone joue une partie de sa saison. Éliminé de la Ligue des champions et en difficulté en Liga, le club catalan n’est plus que l’ombre de l’équipe souveraine des années Guardiola. Une situation logique tant les cycles de domination dans le football sont éphémères.

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Main invisible, concurrence pure et parfaite, abus de position dominante… Des années durant, dans les salles de classe ou sur les bancs de la fac, ces concepts ont fait souffrir des hordes de lycéens boutonneux et branleurs éco-gérés. Dégoûtés de la théorie économique, certains se sont en revanche passionnés pour une autre matière, plus accessible en apparence, qu’est le football. Ils ont tort. Car le ballon rond est une discipline qu’il est possible d’envisager de manière plus pragmatique, déconnectée de sa passion et sa folie. En effet, le football ne demeure rien d’autre qu’un marché, où une multiplicité d’acteurs sont en compétition afin de prospérer et d’établir un monopole sur les titres. À l’instar du Barça, annoncé en fin de cycle, les entreprises footballistiques se développent, gagnent, puis connaissent des trous d’air, des défaites. Comme une rengaine dans un marché qui, comme les autres, se nourrit également des principes développés par Keynes, Schumpeter ou Smith. Adam, pas ce peroxydé d’Alan.

L’existence de monopoles

Depuis l’avènement du FC Barcelone de Guardiola, le football a témoigné de l’apparition de période de domination sans partage. Auréolée de ses 13 titres, l’équipe catalane s’est arrogée sans peine le statut de « meilleure équipe du monde » et a plané sur l’Europe avec une facilité déconcertante, ne laissant que des miettes à ses adversaires. Dans un sport aussi incertain que le football, une telle domination a de quoi étonner. Pourtant, si l’institution barcelonaise a tout écrasé, elle le doit moins à la réussite qu’à la mise en œuvre d’une véritable stratégie d’entreprise. Au lieu de faire appel à des cadres expérimentés venant de l’extérieur, les dirigeants blaugrana se sont attachés à former et laisser leur chance aux éléments internes. En se délestant d’Henry, Deco ou encore Ronaldinho, le Barça a fait le choix de s’appuyer sur la Masia et de se forger une identité propre, faite de jeu court et de possession de balle. Porté par des joueurs au sommet, mais surtout innovant, le tiki-taka s’est révélé d’une efficacité sans pareil pendant près de 3 saisons. En vrai, cette invention n’est pas la seule à avoir porté ses fruits. En leur temps, football total, catenaccio ou kick and rush ont aussi conduit à des situations de monopole, bien qu’à échelle réduite. Le marché du football, comme celui de l’entreprise, est fait de cela : l'innovation doit laisser l'adversaire sans alternative crédible. Mais captée par la concurrence, elle n’appartient qu’un temps à son initiateur qui doit se résoudre à voir son modèle s'exporter, voire être amélioré. Un problème d’autant plus présent sur le marché du ballon rond compte tenu de la multiplicité des acteurs.

Les conditions du déclin


Bouté hors du trône, le FC Barcelone n’a en effet pas mis longtemps à se trouver un successeur. Le Bayern Munich, auteur d’une performance extraordinaire la saison passée et ogre désigné, a su reprendre quelques codes barcelonais et les adapter pour se hisser sur le toit de l’Europe. Ce passage de témoin ne sera sûrement pas le dernier. Car la domination dans le football, si elle répond aux mêmes règles de concurrence que sur le marché classique, semble beaucoup plus courte et versatile. Quand une poignée d’entreprises se battent dans un domaine donné, ce sont plusieurs centaines de clubs qui s’écharpent pour obtenir les honneurs et occuper la place de numéro 1. La multiplicité des acteurs, qui participe d’ordinaire à la théorie de la concurrence pure et parfaite, est exacerbée sur le terrain rectangulaire et conduit ainsi à des renversements de position plus fréquents. Le Bayern, qui a déjà montré quelques signes de faiblesse face à Manchester, ne devrait donc pas s’éterniser au sommet. Ce constat est renforcé par un autre facteur. En recrutant Pep Guardiola, le Bayern Munich s’est attaché les services de l’architecte du tiki-taka, de la tête pensante du Barcelone qui gagne. Cet exemple, s’il est marquant, témoigne du fait que les écuries ne rechignent pas à débaucher les meilleurs éléments de leurs concurrents. Les nombreux mouvements observés lors du mercato en témoignent d'autant plus. Mais ces OPA destinées à former un groupe plus étoffé ne conduisent pas forcément à des succès immédiats, même quand la fusion se devait d’être monstrueuse (bonjour Galactiques). Peut-être la seule irrationalité qui sépare encore le football de ces théories économiques.

Par Raphaël Gaftarnik
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