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Le Barça, Tito et son contraire

Le seul vrai changement de cette trêve estivale au Barça est bien l’arrivée de Tito Vilanova. Avec ses ambitions nationales et européennes, le FC Barcelone croit miser sur la continuité. Et s’il en était autrement ?

Le 27 avril dernier, la Catalogne retient son souffle. Après avoir assisté à 246 coups d’envoi sur le banc blaugrana, Pep Guardiola dit stop. En quelques minutes, il met fin à une idylle entamée le 8 mai 2008 : «  Quatre ans comme entraîneur, c’est une éternité. Je suis vraiment vidé et je dois me reposer  » . Avec pas moins de 14 trophées glanés, le natif de Santpedor peut s’en aller l’esprit tranquille. L'annonce du départ de Pep était attendue. Mais celle du nom de son remplaçant, en conférence de presse, beaucoup moins : « Sur une proposition du directeur sportif Andoni Zubizarreta, entérinée par la direction du Barça, je veux vous annoncer que le nouvel entraîneur sera Tito Vilanova  » . Boum ! Avec cette déclaration, Sandro Rosell se la joue petit cachotier. Les Blanc, Bielsa et autres Luis Enrique, peuvent ramasser leur CV : ce sera Tito, l’adjoint du divin chauve, qui enfilera son smoking sur mesure les soirs de démonstration au Camp Nou. Une surprise, vraiment ?

Le cadeau empoisonné

Au premier abord, l’option interne relève du sophisme. Cette solution a déjà montré ses fruits avec l’avènement de la dream-team 2.0 dirigée par Guardiola. Surtout, elle a pour mérite de mettre en place un mec du cru, qui connaît les soubresauts de l’institution azulgrana et ses clans antagonistes. Cette désignation a d’ailleurs été applaudie par nombre d’ex gloires catalanes. Guardiola lui-même y est allé de son petit commentaire au lendemain de sa décision : « C’est un club avec un pouvoir incomparable et je n’ai pas peur car celui qui va me succéder est dans la capacité de faire du mieux possible » . Le pouvoir, justement, prend une part prépondérante dans la promotion de Fransesc Vilanova i Bayo. Proche de Guardiola, et donc par extension de Johan Cruyff, Tito n’est pas un intime de Sandro Rosell. L’ex big boss de Nike en Amérique du Sud, par sa volonté d’offrir le poste à Tito, place donc ses pions pour sa tentative de réélection prévue l’année prochaine. En cas d’échec, les Mundo Deportivo et autres Sport estimeront la succession de Guardiola comme une tâche trop ardue, difficilement critiquable. Alors que si succès il y a, tout ce joli monde criera au génie. Sandro use de la fameuse technique du "gagnant-gagnant".

C’est donc un joli cadeau empoisonné qui est offert à l’ancien homme de l’ombre. Car de révolution dans ce Barça, il n’y aura pas cette saison. Histoire de se familiariser avec son nouveau costume, Vilanova fera dans le classique. Fini les 3-4-3 innovants de Guardiola, un retour au classicisme et au 4-3-3 institutionnel est de mise. Ce que pouvait se permettre Pep en fin de mandat, Tito, lui, ne sera pas enclin à l’expérimenter. Et la seule recrue barcelonaise du moment en est bien le signe. Avec le retour au bercail du supersonique Jordi Alba et la farouche volonté de garder Dani Alves, le nouvel homme fort du Barça envoie un signal fort : « Je serai plus qu’un simple héritage du guardiolisme  » . Reste donc à savoir comment Lionel Messi se comportera dans un retour à ces bases catalanes. En donnant les clés de la maison azulgrana à la Pulga, le divin chauve s’était permis le luxe d’aligner cinq quarterbacks pourvoyeurs d’offrandes. Les matchs de pretemporada – trois succès pour deux nuls – ont appuyé la théorie du retour aux sources tactiques avec une Puce dézonant moins. Et une défense à trois jamais testée.


Sans charisme, vraiment ?

Tactiquement, Tito est une pointure. Sa science du jeu a été louée par tous les observateurs, des plus crédibles aux plus insolites. Reste un point d’interrogation : son charisme. Cesc Fabregas l’assure, «  Tito a plus de personnalité que ce que croient les gens  » . Le doigt dans l’œil de José en mondovision est resté dans les annales. La gifle de Tito en guise de réponse beaucoup moins. Et pourtant, avec son caractère bien trempé, le natif de Bellcaire d’Empordà ne fait pas dans le sempiternel refrain de la galanterie. Il avait alors avoué ne plus vouloir affronter par joutes verbales interposées le "Special One". Bien décidé à en finir avec cette histoire cocasse, le "Mou" déclaré lors de son US-Tour sur Fox Sports avoir « fauté. Comme l’a dit Tito il y a quelques semaines, l’image négative que j’ai véhiculée restera pour toujours  » . Un dégonflage en règle qui n’a en rien amadoué Vilanova qui coupe court au semblant de dialogue dans le Mundo Deportivo : «  Le jour de ma présentation, j’avais dit ce que je pensais de ce sujet et je ne veux plus en parler  » . Le Catalan est rancunier, c’est une évidence. Et dans cette saison où les deux mastodontes s’apprêtent à se disputer le toit du monde, Tito Vilanova va devoir très vite se faire sa place. Premier round prévu jeudi 23 août, en Supercoupe. Sans doigt dans l’œil ?

Par Robin Delorme
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