En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 7 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Demi-finale
  3. // FC Barcelone/Chelsea FC

Le Barça seul à seul

Ce soir le FC Barcelone, vaincu à l’aller par Chelsea (0-1), peut tout perdre après avoir dit adieu à la Liga samedi. Les voyants sont au rouge mais c’est peut-être dans cette adversité extrême que le Barça peut rappeler ce qu’il est jusqu’à preuve du contraire : la meilleure équipe d’Europe. Au moins jusqu’à ce soir…

Modififié
Oulalala, ça tangue dur, ça tangue méchamment. Depuis huit jours, la planète football tremble comme rarement ces dernières années. Car Barcelone n’est pas loin de tout perdre et ce n’est pas faire injure à la Coupe du Roi (en finale de laquelle les Blaugranas sont qualifiés) que de dire que dans ce cas présent, cela ressemblerait à un pansement sur une jambe de bois. Oui, en une petite semaine, la meilleure équipe de la décennie vient de perdre son titre de champion d’Espagne en lâchant son premier Clasico (les duels en Liga et uniquement en Liga selon les puristes) depuis quatre ans, et a compromis ses chances d’accéder à la finale de la Ligue des champions. C’était mercredi dernier dans un Stamford Bridge incandescent face à une escouade de Chelsea que l’on disait usée jusqu’à l’oignon. Au vrai, c’est peut-être bien Barcelone qui est un peu rincé actuellement. Fatalement quand on parle des Blaugranas, l’affaire continue à se jouer à un très haut niveau et il faut déployer des trésors d’énergie pour espérer faire tomber l’ogre, sans être sûr d’y parvenir quoi qu’il arrive. Il n’empêche, on sent bien une très légère baisse de fluidité dans le collectif catalan, la plus belle machine à jouer au ballon depuis vingt ans, quand les transmissions d’habitude instantanées perdent ces quelques poussières de secondes qui font toute la différence à l’arrivée. La faute à quelques joueurs clés un peu sur la jante actuellement et on songe avant tout à Xavi. C’est fou comme ce petit bonhomme avec un cerveau gros comme ça pèse sur le destin de son équipe. On ne dira jamais assez que, si Messi est le détonateur, c’est bien Xavi l’architecte de la domination bleue et grenat, celui qui dicte le tempo et progressivement, inéluctablement, crée les décalages. Le hic, c’est que la plupart de ses partenaires semblent essoufflés aussi. A commencer par Leo Messi.

La création d’un monstre

L’Argentin est quelque peu touché par le syndrome Roger Federer. Après une période d’excellence rare, unique même, la moindre baisse de tension devient une affaire d’Etat. « J’ai créé un monstre » , avait un jour lâché le génie suisse pour qualifier son indice de performance ahurissant. Le triple Ballon d’Or France Football pourrait se ranger à ce constat. Messi affole tellement les compteurs que les deux matches coup sur coup sans marquer interrogent au-delà du raisonnable. Car est-ce bien sérieux de s’inquiéter pour un joueur muet depuis deux matches ? Évidemment non. En revanche, l’analyse de son jeu actuel, indépendamment du scoring, interpelle davantage. Car si le gaucho continue de semer la zizanie comme personne dans les défenses, on peut bien le dire : Messi a été contré à la régulière. Damned, c’est donc possible ! Oui, quand son équipe pose moins bien ses harmonies, quand lui-même semble un poil moins explosif, quand l’adversaire semble avoir décodé des choses de son jeu. On a déjà eu l’occasion de le dire ici dans les sempiternelles comparaisons entre Messi et Maradona, il y a un caractère assez systématique dans le jeu du Barcelonais dont les séquences et les zones d’influence sont connues de tous (alors que le Pibe proposait davantage de volume et de variété). Mais jusque-là, entre les espaces créés par les siens et son propre génie, personne ne pouvait s’opposer à la maestria du lutin catalan. Et en ces deux rendez-vous majuscules, Messi a vu les défenses se resserrer invariablement au moment du dernier geste et ça ne peut pas être un hasard.

Même recette, même résultat ?


Alors quoi, l’affaire serait d’ores et déjà pliée en faveur des Blues ? Bien sûr que non. Car malgré toutes les limites (très relatives, on le répète une nouvelle fois) évoquées plus haut, Barcelone reste le maître du jeu. A Londres, les hommes de Pep Guardiola ont eu le ballon plus des trois-quarts du temps, une stat complètement folle. Et surtout, il a aussi fallu à Terry and co un cocktail incroyablement fragile entre débauche d’énergie et chance extrême pour ne pas sombrer car Cech avait été immense et ses poteaux bien au garde à vous. Franchement, on n’est pas bien certain que la même recette appliquée deux fois (refus absolue du ballon, défense dans les trente derniers mètres et tentative de contre toutes les années bissextiles) aboutisse deux fois au même résultat pour Chelsea. Car les kilomètres parcourus à Stamford ne seront qu’une bonne blague par rapport à ce qui attend Frank Lampard et ses potes au Camp Nou où le terrain paraît toujours plus grand. Mais pour Barcelone, il ne faudra pas se contenter de faire tourner gentiment la gonfle. Le salut passera aussi par les côtés, une faiblesse majeure lors des deux derniers matches, histoire de désengorger cet axe un peu trop surpeuplé pour les combinaisons barcelonaises. Pour cela, le Barça doit retrouver des jambes, c’est entendu, mais aussi un peu de cette humilité qui permettait jusque-là de faire des appels juste pour ouvrir les espaces aux copains. En un mot, retrouver les fondamentaux d’hier pour continuer à s’inventer un avenir. Il est encore temps… mais ça urge.



Par Dave Appadoo
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 23:00 L2 : Les résultats de la 21e journée 4
Hier à 15:55 L'entraînement extrême des gardiens du Dock Sud 20 Hier à 13:45 Le gouvernement italien veut intégrer les migrants par le foot 33 Hier à 11:55 Tévez : « En Chine, j'étais en vacances » 83
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
lundi 15 janvier La Fondation Lionel Messi pas très utile selon les Football Leaks 40