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  2. // 13e journée
  3. // Levante/FC Barcelone (0-4)

Avec un Iniesta étincelant, Barcelone a écrasé un Levante aux deux visages (4-0). Solides derrière, fluides offensivement, les ouailles de Tito voient désormais le Real Madrid pointer à onze longueurs… La Liga peut remercier l’Atlético, vainqueur un peu plus tôt du FC Séville.

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Levante – FC Barcelone : 0-4
Buts : Messi (47e et 52e), Iniesta (57e) et Fàbregas (63e) pour le Barça.

Le Barça n’a pas laissé passer l’occasion. Après avoir assisté à la troisième défaite de la saison du Real Madrid la veille, le club blaugrana a étrillé Levante sur sa pelouse. Une énième victoire qui permet au Mes que de prendre une avance considérable de onze points sur son rival madrilène. Après un premier acte compliqué, le Barça s’est rendu la tâche facile grâce aux talents de Messi, mais surtout d’un Iniesta exceptionnel. Seule la victoire de l’Atlético Madrid un peu plus tôt face au FC Séville (4-0) laisse un zeste de suspense à une Liga qui paraît déjà pliée. Car, avec le meilleur départ de l’histoire de la Liga, ce Barça semble déjà avoir une main sur le titre de champion…

Une équipe 100% masia

Avec un onze qui ressemble de plus en plus à une équipe type, le Barça impose sa patte dès le coup d’envoi sifflé. Grâce à une assise défensive retrouvée autour de son axe Piqué-Puyol, le club blaugrana fait tourner la chique. Rien de vraiment surprenant : son adversaire d’un soir n’aime pas la possession. Et la réception du Barça ne risque pas d’inverser la donne. Recroquevillé derrière, Levante se limite donc à envoyer de longs ballons à Martins, le joueur le plus rapide d’Europe cette saison. Pourtant, c’est bien le meneur Barkero qui donne le premier frisson au Ciudad de Valencia et à un Valdés vigilant. Dans la minute qui suit, Dani Alves se pète et doit laisser sa place à Montoya. Avec une line-up 100 % issue de la Masia, les Blaugrana commencent à enchaîner les mouvements à une touche de balle. Les lointaines tentatives successives de Messi, puis de Xavi par deux fois, n’arrivent pourtant pas à faire sortir Levante, toujours aussi bas et qui ne laisse aucun espace aux lutins catalans – à la demi-heure, le Barça affiche une possession de 78 %... Face à cette domination stérile, le club valencien est à deux doigts de débrider le tableau d’affichage sur une reprise du latéral Juanfran. Un rappel à l’ordre qui réveille le Barça. Mais une forêt de jambes sur des centres d’Alba puis d’Iniesta, et une tête dévissée de Piqué, auront raison de la pression catalane.

Iniesta éclipse Messi

Après un premier acte intense, les banlieusards valenciens pensent bien avoir trouvé la solution face au toque catalan. Raté. Car, leur rigueur, les ouailles de Ignacio Martinez l’ont laissée aux vestiaires. En cinq minutes, la doublette Messi-Iniesta fait oublier les occasions manquées. D’abord sur une balle piquée, puis à la reprise d’un centre en retrait, le génial Argentin transforme les deux offrandes de l’enfant-lune. La Pulga n’est au passage plus qu’à trois réalisations du record de Muller... Don Andres, lui, n’est pas rassasié et sort le costard de MVP. Dans la même position que le week-end précédent face à Saragosse, il décoche une frappe qui vient se loger sous la barre du pauvre Munua. En onze minutes, le Barça vient d’en passer trois à l’une des défenses les plus imperméables de la Liga. Mieux, le score va même grimper à 4-0 lorsque Fàbregas, suite à un une-deux, crucifie Levante. La dernière demi-heure se résume donc à une accumulation d’occasions barcelonaises et à un turn-over de Tito Vilanova qui se permet de faire souffler Jordi Alba puis Xavi. Au final, le Barça réussit une sortie dominicale impeccable : le Real se trouve à onze points et son jeu est paru beaucoup plus fluide qu’en début de saison. Encore mieux : Víctor Valdés se permet une double-parade majuscule sur un penalty de Barquero, et garde sa cage inviolée pour la deuxième fois de suite. Que demande le peuple ?

Par Robin Delorme, à Madrid
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Piqué - Puyol c'est mieux. C'est presque triste pour Mascherano qui tenait la défense à lui tout seul (enfin il essayait quoi) avant qu'ils reviennent.
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