1. // Coupe du Roi
  2. // Séville/Barça (0-1)

Le Barça perd sa couronne de roi

Séville à créé l'exploit en se qualifiant pour les quarts de finale de la Coupe du Roi aux dépends du Barça. Le match a été magnifique et a même réussi à nous faire oublier l'espace de 90 minutes la neige, la CAN, la Coupe de la Ligue et la naissance de Solal Sarkozy. Résumé d'un choc de toute beauté.

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Et voilà, le Barça a enfin perdu un titre, après seize mois de dictature footballistique. Dans un match digne de la Ligue des Champions, les deux équipes ont peut-être offert aux spectateurs du Sanchez Pizjuan l'un des meilleurs duels de la saison espagnole, malgré la pluie et une pelouse gorgée d'eau. Dès le début du choc, les andalous prennent l'ascendant physiquement sur les Blaugranas. Le milieu de terrain sévillan, avec un Romaric excellent mais enragé, anesthésie complètement Xavi, Busquets, Messi et Iniesta. Les Blaugranas, sans idées et quasiment sans réactions, sont dos au mur mais réussissent tout de même à ne pas plier. Sur son coté droit, Jesus Navas fait plusieurs enfants à Abidal. Visiblement l'entraîneur sévillan a demandé à ses joueurs de passer par le coté du français. Le petit génie aux yeux bleus ne se gêne pas : roulette, grand pont, accélération supersonique, sombrero. Abidal déguste. Le Barça, pour la première fois depuis longtemps, doit avaler sa fierté.

Sur le banc, Guardiola est amorphe. Il semble déprimé, vieilli, fatigué... Voire exaspéré. Faut dire qu'Henry fait un peu n'importe quoi quand il reçoit le ballon. Toujours à contretemps et tristement prévisible, le répertoire technique de Titi semble définitivement s'être limité aux frappes enroulée mollassonnes et aux dribbles intérieurs foireux. Au moins, il se sera battu. Plus qu'Ibrahimovic. En même temps ce n'était pas difficile, tant le Suédois s'est traîné pendant ses quarante cinq première minutes. Pour les Culés, la mi-temps vient à point nommé. Séville est 45 minutes d'un exploit.

Le Barça donne un premier signe de révolte du match en revenant sur le terrain avant les andalous. La deuxième mi-temps va être de toute beauté. Comme les arrêts miraculeux de Palop sur des frappes de Messi, Ibrahimovic et même Henry. Rapidement, les Blaugranas reprennent des couleurs et se montrent beaucoup plus tranchants. Iniesta allume enfin son génie et part dans une envolée lyrique, avant de faire plonger la moitié de la défense sévillane sur ses feintes. Heureusement Escudé, à l'arrachée, arrive à contrer le ballon sur sa ligne de but pour éviter ce qui serait devenu l'un des plus beaux buts de l'année. Dans la foulée, Jesus Navas, -l'autre grand bonhomme du match - sonne la révolte andalouse en effaçant cinq blaugranas sur une percée de 70 mètres, qui aurait pu finir là encore en but, si Puyol n'avait pas été providentiel sur ce coup. Le spectacle est au rendez-vous, et Xavi d'une bonne frappe à l'entrée des seize mètre met encore plus de piment dans la partie. 0-1.

Guardiola se réveille, et le Sanchez Pizjuan s'embrase. On entend même la marseillaise dans les tribunes. La Coupe de France peut aller se rhabiller. Après un dernier pétage de plombs de Romaric, et une succession de fautes vilaines et de cartons stupides, les sévillans peuvent lever les bras au ciel comme s'ils avaient gagné la C1. Les andalous ont perdu à la maison après l'avoir emporté 1-2 en Catalogne, donc ils se qualifient, brillamment, pour les quarts de la Coupe du Roi en terrassant un Barça jusque-là invincible.

But: 0-1: Xavi

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