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Le Barça Pep-ssimiste ?

Tous les ans, c'est la même histoire en Ligue des Champions. Une équipe arrive à créer la surprise en éliminant un « gros » . Schalke l'a fait hier contre l'Inter. Question : les Ukrainiens du Shakhtar n'arrivent-ils pas trop tard ?

Après s'être qualifié contre Arsenal, Guardiola avait prévenu : « Je me fiche de notre prochain adversaire à partir du moment que ce n'est pas le Shakhtar » . Pas de bol, ce sont bien les Ukrainiens qui débarquent aujourd'hui au Camp Nou. Pour la première fois depuis son arrivée au club, Guardiola ne respire pas vraiment la sérénité. Il a d'ailleurs exprimé ses doutes en conférence de presse d'avant-match : « C'est la première fois que je n'aime pas ce que je vois dans le vestiaire. On dirait que nous ne sommes pas vraiment dans notre match » . C'est le cas de le dire. Depuis quelques jours, on sent poindre chez les Culés une petite décontraction. Comme si le football était devenu pour une fois quelque chose de secondaire. Depuis les accusations de dopage de la Cadena Cope (qui soi-disant avait colporté des rumeurs émanant du Real Madrid), la Pep Team parle de tout sauf de ballon. Piqué n'arrête plus de tweeter pour se foutre de la gueule de Fabregas (suite à l'accident de voiture du Gunner, on a pu lire ceci : « Cesc peut passer 30 ans en Angleterre, il ne saura jamais conduire avec le volant à gauche » ), Alves continue toujours autant à clasher Mourinho, sans compter la mésaventure d'Abidal...

Le pire c'est que Guardiola n'est pas non plus irréprochable dans sa préparation de match. Une chose dont il a bien conscience. D'habitude peu loquace, le coach blaugrana a surpris tout le monde en expliquant sur la RAI (des propos qui ne devaient pas être diffusés à la base) que son cycle au Barça touchait à sa fin. Quelques jours auparavant, Guardiola avait déjà exprimé son désir d'ailleurs en affirmant qu'il était prêt à entrainer Brescia gratuitement dans un futur plus ou moins lointain. Au vrai, ce serait la Roma du nouveau propriétaire italo-américain Dibenedetto qui ferait le forcing pour convaincre « le philosophe » cher à Ibrahimovic de poser ses valises dans la ville éternelle. Guardiola a ainsi parlé de « mauvaises sensations » avant le match de ce soir. Sans doute une manière de flageller un peu son management de plus en plus élastique.


Quasiment assurés de remporter son troisième titre de Liga consécutif après la déroute du Real face à Gijon, les barcelonais abordent réellement le premier tournant de la saison face au Shakhtar. Une élimination contre les Ukrainiens serait vécue comme un véritable échec pour une ville qui attend secrètement un nouveau sextuplé de la part de la Pepteam. Problème, Guardiola déteste jouer contre les équipes de l'Est. Surtout quand elles sont entrainées par son grand pote Lucescu : «  Un vieux chat malicieux et intelligent » . Ces dernières années, les escouades russes et ukrainiennes ont vraiment été les seules à faire déjouer les Culés. Dans ses derniers affrontements contre le champion ukrainien, le Barça n'a jamais surnagé. Pas facile de jouer contre un clone. Car le Shakhtar est bien l'équipe dont la philosophie se rapproche le plus de celle des catalans dans cette Ligue des Champions. Des latéraux qui montent constamment, des centraux qui relancent proprement, un milieu de terrain capable de ratisser et de distribuer des caviars, des attaquants insaisissables, complémentaires et techniques...le tout enrobé d'un collectif huilé plutôt spectaculaire. Des arguments bétons qui ont même séduit Cruyff himself : « Ceux qui pensent que le Shakhtar sera facile à battre, ne connaissent pas le football. Cette équipe n'est pas une révélation, c'est un os difficile à ronger. La qualification du Barça est loin d'être assurée » . Finalement, la victoire du Real contre Tottenham et la défaite de l'Inter face à une équipe réputée « faible » comme Schalke pourrait servir les intérêts de Guardiola et remobiliser ses troupes. Shakhtar ou pas.

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