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  2. // 11e journée
  3. // Majorque/Barcelone

À l’instar du gouvernement français, le Barça a viré à gauche. Depuis la prise de fonction de Tito Vilanova, le danger a basculé du côté droit à l’aile gauche. La triplette Iniesta-Villa-Alba n’est pas étrangère à ce changement.

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IVA : le Celta Vigo en a fait les frais. Il y a de ça une semaine, le club galicien a bien résisté, et est revenu à égalité, bref n’a pas démérité face à Barcelone. Par trois fois, Javi Varas a tout de même dû céder. La faute au nouveau trio prépondérant de ce Barça version Tito Vilanova. Sur le deuxième but catalan, Iniesta et David Villa se jouent de l’arrière-garde du Celta à base de redoublements de passes et de talonnades. Pour la troisième banderille, le nouveau larron Jordi Alba se mêle à la petite sauterie et scelle la victoire après des relais avec ses acolytes Don Andres et El Guaje – la mobylette étant certes hors-jeu d’un bon mètre. Avec leur côté gauche Iniesta, Villa et Alba – d’où ce sigle IVA – les Blaugrana ont trouvé une alternative à un couloir droit qui bat de l’aile. Cette valeur, anciennement refuge, perd peu à peu de son influence au sein du sempiternel toque. D’où ce basculement à gauche. Javi Varas a donc de quoi se rassurer : il ne sera pas le premier portier, et encore moins le dernier, à s’incliner face à la gauche barcelonaise.

Le changement, c’est maintenant

Une nouveauté. Car, depuis l’éclosion de Messi, la venue de Dani Alves et la prise de pouvoir de Guardiola, le pouvoir offensif et créatif du Barça était dévolu à la droite. Moins qu’un choix tactique, ce changement s’est orchestré au gré des méformes et des blessures. Le recentrage de Messi ne date certes pas d’hier. Guardiola en avait fait son cheval de bataille. Exit les Eto’o et Ibrahimović, la seule Pulga s’occupera de l’axe. Sa complémentarité avec Dani Alves en avait pris un coup. Deux complices qui, avant cette séparation forcée, ont pilonné leurs vis-à-vis deux saisons durant. Mais la grande évolution, pas vraiment voulue, du système Vilanova est la petite perte d’influence de Xavi. Avec ses plus de 50 rencontres par saison depuis 2001, le cerveau catalan semble moins en jambe, plus fatigué. Certes toujours aussi juste dans son rôle de catalyseur, le bougre se trouve bien moins décisif. Rien de vraiment inquiétant, mais un constat qui permet à ses comparses Iniesta et Fàbregas de prendre plus de poids dans les rouages catalans. Après un Euro qu’il a terminé avec la timbale de MVP, Andrés Iniesta a remis le couvert en début de saison. Malgré une petite gêne musculaire avant la trêve internationale, l’enfant-lune a pris de l’épaisseur. Fini l’exil en tant qu’ailier gauche. Désormais, il s’occupe de distribuer tout ce qui passe à gauche. Et niveau solution, le nouveau venu Jordi Alba lui en offre à souhait.

Villa, le facteur X

La cité de Gaudi a vu grandir Jordi Alba. Parti parfaire sa post-formation un peu plus au sud de la côte méditerranéenne, le minot est revenu en terre promise cet été. Avec un Euro, puis des Jeux Olympiques dans les jambes, le natif de l’Hospitalet a d’abord paru cramé. Mais cette intégration couci-couça a laissé place au show de Jordi. Actuellement, le Speedy Gonzalez local est au-dessus de la mêlée, vraiment. Des courses dans tous les sens, une énergie qui va avec et même des buts – trois réalisations pour deux passes décisives niveau stat. Son entente avec David Villa fait quant à elle des merveilles. Sauf que derrière ce ciel bleu azur se cachent quelques nuages : Tito n’ose utiliser qu'avec parcimonie la doublette. En compétition avec Alexis Sánchez pour une place de titulaire, El Guaje alterne les titularisations et les mises sur le banc de touche. Un turnover qui en surprend plus d’un. Car depuis le début de saison et son retour de convalescence, le Jean-Pascal des Asturies enchaîne les belles perfs. Deuxième meilleur goleador du Barça – déjà six réalisations – derrière l’intouchable Messi, il prétend à autre chose qu’un simple rôle de bouche-trou. Surtout, il apporte les solutions qui ont drôlement manqué au Barça l’an dernier. Et même cette année. Pas plus tard que ce mercredi face à Celtic, son alter ego chilien a vendangé dans les grandes largeurs les opportunités qui se sont offertes à lui. Des occasions que Villa ne laissent que rarement passer. Ça tombe bien : pour ce dimanche face à Majorque, Tito devrait à nouveau aligner le trio IVA. Et Javi Varas glisser à Dudu Aouate quelques conseils bien avisés.

Par Robin Delorme, à Madrid
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le problème est que villanova ne peux se permettre de faire jouer villa qu'avec parcimonie. Il revient d'une longue convalescence et je pense qu'il va prendre du temps avec lui. Et il a raison.
Note : 1
Cette fameuse triplette me fait penser au côté gauche de l'AS Nancy Lorraine: Haidara, Mangani, Bakar...Le HMB quoi!
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 2
Certes Sanchez gâte certaines occasions mais il est surtout mal utilisé. C'est un électron libre, un joueur qui a pour rôle de rendre fou une défense par ses provocations et ses débordements. Il a surtout besoin d'espace, de jeu en profondeur bref d'une liberté dont il aura du mal à jouir au Barça. L'erreur revient aux catalans d'avoir recruté un joueur qui convient guère à leur système de jeu.

Idem pour Song qui joue souvent en défense centrale alors il jouait le rôle de liant en défense et attaque à Arsenal en étant un peu plus box to box avec le départ de Fabregas et les multiples blessures de joueurs comme Wilshere ou Ramsey.

Alba joue très bien et renforce le côté gauche offensif du Barça mais il demeure quand même une recrue somptuaire. Le Barça avait déjà deux latéraux gauche (Abidal HS c'est vrai mais il y a Adriano). De plus avec un Puyol souvent blessé et assez usé, Mascherano qui n'est pas un pur défenseur, la priorité de recrutement aurait dû être un défenseur central de métier.
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