Espagne - Liga - 11e journée - Majorque/Barcelone
Par Robin Delorme, à Madrid
Le Barça passe à gauche
À l’instar du gouvernement français, le Barça a viré à gauche. Depuis la prise de fonction de Tito Vilanova, le danger a basculé du côté droit à l’aile gauche. La triplette Iniesta-Villa-Alba n’est pas étrangère à ce changement.
Andres Iniesta, la gauche historique du Barça
IVA : le Celta Vigo en a fait les frais. Il y a de ça une semaine, le club galicien a bien résisté, et est revenu à égalité, bref n’a pas démérité face à Barcelone. Par trois fois, Javi Varas a tout de même dû céder. La faute au nouveau trio prépondérant de ce Barça version Tito Vilanova. Sur le deuxième but catalan, Iniesta et David Villa se jouent de l’arrière-garde du Celta à base de redoublements de passes et de talonnades. Pour la troisième banderille, le nouveau larron Jordi Alba se mêle à la petite sauterie et scelle la victoire après des relais avec ses acolytes Don Andres et El Guaje – la mobylette étant certes hors-jeu d’un bon mètre. Avec leur côté gauche Iniesta, Villa et Alba – d’où ce sigle IVA – les Blaugrana ont trouvé une alternative à un couloir droit qui bat de l’aile. Cette valeur, anciennement refuge, perd peu à peu de son influence au sein du sempiternel toque. D’où ce basculement à gauche. Javi Varas a donc de quoi se rassurer : il ne sera pas le premier portier, et encore moins le dernier, à s’incliner face à la gauche barcelonaise.
Le changement, c’est maintenant
Une nouveauté. Car, depuis l’éclosion de Messi, la venue de Dani Alves et la prise de pouvoir de Guardiola, le pouvoir offensif et créatif du Barça était dévolu à la droite. Moins qu’un choix tactique, ce changement s’est orchestré au gré des méformes et des blessures. Le recentrage de Messi ne date certes pas d’hier. Guardiola en avait fait son cheval de bataille. Exit les Eto’o et Ibrahimović, la seule Pulga s’occupera de l’axe. Sa complémentarité avec Dani Alves en avait pris un coup. Deux complices qui, avant cette séparation forcée, ont pilonné leurs vis-à-vis deux saisons durant. Mais la grande évolution, pas vraiment voulue, du système Vilanova est la petite perte d’influence de Xavi. Avec ses plus de 50 rencontres par saison depuis 2001, le cerveau catalan semble moins en jambe, plus fatigué. Certes toujours aussi juste dans son rôle de catalyseur, le bougre se trouve bien moins décisif. Rien de vraiment inquiétant, mais un constat qui permet à ses comparses Iniesta et Fàbregas de prendre plus de poids dans les rouages catalans. Après un Euro qu’il a terminé avec la timbale de MVP, Andrés Iniesta a remis le couvert en début de saison. Malgré une petite gêne musculaire avant la trêve internationale, l’enfant-lune a pris de l’épaisseur. Fini l’exil en tant qu’ailier gauche. Désormais, il s’occupe de distribuer tout ce qui passe à gauche. Et niveau solution, le nouveau venu Jordi Alba lui en offre à souhait.
Villa, le facteur X
La cité de Gaudi a vu grandir Jordi Alba. Parti parfaire sa post-formation un peu plus au sud de la côte méditerranéenne, le minot est revenu en terre promise cet été. Avec un Euro, puis des Jeux Olympiques dans les jambes, le natif de l’Hospitalet a d’abord paru cramé. Mais cette intégration couci-couça a laissé place au show de Jordi. Actuellement, le Speedy Gonzalez local est au-dessus de la mêlée, vraiment. Des courses dans tous les sens, une énergie qui va avec et même des buts – trois réalisations pour deux passes décisives niveau stat. Son entente avec David Villa fait quant à elle des merveilles. Sauf que derrière ce ciel bleu azur se cachent quelques nuages : Tito n’ose utiliser qu'avec parcimonie la doublette. En compétition avec Alexis Sánchez pour une place de titulaire, El Guaje alterne les titularisations et les mises sur le banc de touche. Un turnover qui en surprend plus d’un. Car depuis le début de saison et son retour de convalescence, le Jean-Pascal des Asturies enchaîne les belles perfs. Deuxième meilleur goleador du Barça – déjà six réalisations – derrière l’intouchable Messi, il prétend à autre chose qu’un simple rôle de bouche-trou. Surtout, il apporte les solutions qui ont drôlement manqué au Barça l’an dernier. Et même cette année. Pas plus tard que ce mercredi face à Celtic, son alter ego chilien a vendangé dans les grandes largeurs les opportunités qui se sont offertes à lui. Des occasions que Villa ne laissent que rarement passer. Ça tombe bien : pour ce dimanche face à Majorque, Tito devrait à nouveau aligner le trio IVA. Et Javi Varas glisser à Dudu Aouate quelques conseils bien avisés.
Le changement, c’est maintenant
Villa, le facteur X
La cité de Gaudi a vu grandir Jordi Alba. Parti parfaire sa post-formation un peu plus au sud de la côte méditerranéenne, le minot est revenu en terre promise cet été. Avec un Euro, puis des Jeux Olympiques dans les jambes, le natif de l’Hospitalet a d’abord paru cramé. Mais cette intégration couci-couça a laissé place au show de Jordi. Actuellement, le Speedy Gonzalez local est au-dessus de la mêlée, vraiment. Des courses dans tous les sens, une énergie qui va avec et même des buts – trois réalisations pour deux passes décisives niveau stat. Son entente avec David Villa fait quant à elle des merveilles. Sauf que derrière ce ciel bleu azur se cachent quelques nuages : Tito n’ose utiliser qu'avec parcimonie la doublette. En compétition avec Alexis Sánchez pour une place de titulaire, El Guaje alterne les titularisations et les mises sur le banc de touche. Un turnover qui en surprend plus d’un. Car depuis le début de saison et son retour de convalescence, le Jean-Pascal des Asturies enchaîne les belles perfs. Deuxième meilleur goleador du Barça – déjà six réalisations – derrière l’intouchable Messi, il prétend à autre chose qu’un simple rôle de bouche-trou. Surtout, il apporte les solutions qui ont drôlement manqué au Barça l’an dernier. Et même cette année. Pas plus tard que ce mercredi face à Celtic, son alter ego chilien a vendangé dans les grandes largeurs les opportunités qui se sont offertes à lui. Des occasions que Villa ne laissent que rarement passer. Ça tombe bien : pour ce dimanche face à Majorque, Tito devrait à nouveau aligner le trio IVA. Et Javi Varas glisser à Dudu Aouate quelques conseils bien avisés.
Par Robin Delorme, à Madrid
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Par contre j'ai le sentiment que cela peut clairement nuire à la défense (même si Alba revient bien de position offensive)...
Ou alors c'est juste la désertion des cadres en défense (Alves - bien que revenu - Puyol, Piqué et dans une moindre mesure Abidal - absence "programmée").
Mais ça reste un plaisir de voir Alba jouer : il se donne à fond, technique et il court à une vitesse improbable. Bon recrutement comparé à l'autre buse de Song
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En repositionnant Messi à droite, avec Fabregas en faux 9 et Villa à gauche, le Barça aurait deux joueurs sur les ailes capables de prendre la profondeur, de faire ces fameux appels croisés qu'on ne retrouve quasiment qu'au Barça, tout en ayant trois milieux au centre capables de distribuer caviar sur caviar, et un Fabregas sur lequel il est extrêmement difficile de défendre, tant son absence totale de positionnement est chiante pour les défenseurs.
La contrepartie, ce serait que messi retourne à la mine et découvre le pressing, ce qui n'est pas évident...
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Idem pour Song qui joue souvent en défense centrale alors il jouait le rôle de liant en défense et attaque à Arsenal en étant un peu plus box to box avec le départ de Fabregas et les multiples blessures de joueurs comme Wilshere ou Ramsey.
Alba joue très bien et renforce le côté gauche offensif du Barça mais il demeure quand même une recrue somptuaire. Le Barça avait déjà deux latéraux gauche (Abidal HS c'est vrai mais il y a Adriano). De plus avec un Puyol souvent blessé et assez usé, Mascherano qui n'est pas un pur défenseur, la priorité de recrutement aurait dû être un défenseur central de métier.
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Et tu ne prends pas en compte le fait que si la trouvaille de Guardiola / Villanova était excellente en 2010 car elle a complètement déboussolé toutes les défenses qui se sont retrouvées avec un avant-centre qui n'en est pas vraiment un, elle a depuis trouvé ses limites car, s'il a des performances incroyables à ce poste, le jeu du Barça est devenu désormais très prévisible avec une espèce de couloir au centre par lequel tout passe et que les défenses adverses bien disciplinées parviennent à couvrir de mieux en mieux.
Replacer Messi ailier droit dans ce genre de matchs changerait complètement la physionomie de l'équipe avec un jeu qui passerait beaucoup plus par les ailes et augmenterait les zones à couvrir pour les défenses adverses. Il faudrait couvrir Villa/Pedro/Sanchez sur la gauche, couvrir Messi sur la droite, ce qui ouvrirait des espaces à Fabregas au centre mais aussi à Iniesta et Xavi aux abords de la surface.
Comme le disait un article de SoFoot cette semaine, le Barça va devoir savoir se renouveler sans changer sa philosophie de jeu... Je pense que c'est clairement une piste à explorer.
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(desole pour les accents je suis sur un QWERTY =-=)
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Et je ne suis pas vraiment d'accord avec toi concernant la "facilité" des adversaires du Barça à défendre face à Messi plein axe. En 2010/2011 Messi jouait dans l'axe mais la différence était bêtement la présence d'un ailier pur (Pedro) et d'un avant-centre décalé (Villa). Or depuis la blessure de Villa en décembre dernier jusqu'à aujourd'hui, le trio n'a jamais été reformé : Villa revient lentement et Pedro a traversé le désert pendant un long moment la saison dernière. Avec Villa/Alba à gauche et Pedro/Alves à droite, en plus de Messi et Fabregas dans l'axe il me semble que le Barça redeviendrait la redoutable machine offensive qu'il a été pendant trois ans, voire plus dangereuse. Après reste à voir pour un éventuel équilibre défense/attaque (et oui, sans un Piqué en forme et sans Abidal c'est dur).
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