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Le Barça doit-il être indépendant ?

La Catalogne remue ses envies d’ailleurs et c’est toute l’Espagne du foot qui tremble. Si la région de Barcelone était un jour indépendante, que ferait-on de son joyau, le FC Barcelone ? La réponse est dans la question.

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« Le Barça, c’est quelque chose de plus qu’un club de football, c’est un esprit animé très profond en nous, ce sont des couleurs que nous aimons par-dessus tout. » Le 13 mars 1968, Narcís de Carreras prend possession de son fauteuil de président du FC Barcelone et publie cette tribune dans La Vanguardia. Ces mots passent alors inaperçus. Ce n’est qu’à partir de 1973, quand Franco a déjà un pied dans l’au-delà, que les consciences se réveillent après plusieurs décennies de refoulement. « Més que un club » , cet article devient le slogan de réélection de Agustin Montal en 1973. Quarante ans plus tard, la devise est inscrite dans les gradins du Camp Nou et dans toutes les conversations. Cette semaine, la Catalogne enrage contre la politique fiscale de Madrid et menace de prendre le large si on ne lui rend pas sa cassette. Même Pep Guardiola soutient l’initiative depuis New York, forçant Sandro Rosell, président du Barça, à prendre lui aussi position. Si la Catalogne était indépendante, le Barça devrait-il lui aussi renoncer à l’Espagne ? « Le Barça est une partie de la société catalane et défendra toujours le point de vue de la majorité des Catalans. » Certes. Mais Rosell vient d’avaler sa première couleuvre.

Le président du Barça est dans une situation intenable. Lorsqu’en 2010, il succède à Joan Laporta – qui avait fait du club une sorte de plateforme indépendantiste – Rosell entend « dénationaliser » l’institution. L’identité catalane n’est pour lui qu’un versant de l’identité du Barça. Le club doit être ouvert au monde pour grandir. Là où Laporta raisonnait en notable de province, Rosell pense en manager global. Le seul outil efficace pour lui, c’est le pragmatisme. La Supercoupe de Catalogne encombre le calendrier de préparation de l’équipe ? Elle est suspendue car le Barça a annoncé qu’il la disputera avec l’équipe B. Les nationalistes les plus énervés enragent. Quand le 11 septembre dernier – jour de fête nationale en Catalogne - Rosell participe à la manifestation intitulée La Catalogne, nouvel État d’Europe, c’est « à titre personnel » . D’un côté, le patron du club soutient l’internationalisation économique du club (Qatar Fundation et autres généreux sponsors), de l’autre, il donne des gages politiques à sa base. Mais le grand écart devient douloureux.


Le Barça, c’est l’Espagne

Depuis 2008, Barcelone est le point culminant du football mondial. Il n’y a que les mal-appris qui osent discuter le monopole technique et idéologique du fooball made in Catalunya. En Autriche en 2008, en Afrique du Sud en 2010, en Ukraine en 2012, le tiqui-taca, ce jeu qui parfois ennuie, mais souvent passionne, ce jeu court fait de position et de fluidité, c’est le jeu du Barça. Une Espagne sans Alonso ou Ramos est possible. Mais qui peut imaginer une Espagne sans Xavi, sans Iniesta ? Et ces deux-là ne sont pas les seuls. Toutes les sélections de jeunes jouent de la même façon : deux ailiers, un 4 posté devant la défense et des nains au milieu. Comme chez les grands, les petits gagnent tout, dans toutes les catégories et sans jamais renoncer à leur identité de jeu. Après quarante années d’oppression, le foot a réussi ce que la politique ne résoudra jamais. L’Espagne, c’est le Barça, et le Barça, c’est l’Espagne.

Sauf que le FC Barcelone a beau (presque) porter les couleurs du drapeau catalan sur son second uniforme (orange et or pour sang et or), le Barça, ce n’est pas la sélection de Catalogne. Rosell le sait bien. L’indépendance de la région serait une catastrophe idéologique pour le club, car elle le ferait passer de la posture historique d’opprimé à celle d’oppresseur. Barcelone ne serait plus qu’une capitale comme une autre. Le président n’est pas fou : « Si la Catalogne était un jour indépendante, je n’ai aucun doute sur le fait que le Barça continuera à jouer dans le championnat espagnol. » Certains socios culés l’ont mal pris et ont crié « ¡In, Inde, Independencia ! » dans les gradins du Camp Nou contre le Spartak mercredi et contre Grenade vendredi. C’est la première fois en match officiel. Mais, comme l’Espagne du foot a besoin du Barça, le Barça a besoin de l’antagonisme contre son ennemi madrilène pour exister. Toute l’Europe serait prête à accueillir l’équipe blaugrana si elle s’auto-chassait du Royaume d’Espagne. « Monaco joue bien en France » , ajoute Rosell. Mais avouez que même si la Franche-Comté est une région magnifique, un étrange Sochaux-FC Barcelone n’arrivera jamais à la hauteur d’un lourd Clásico.

Par Thibaud Leplat
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