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  2. // 9e journée

Le bal des artistes

On a longtemps catalogué la Ligue 1 comme un repère de bûcherons. Et force est de constater que la tendance inverse s'impose durablement. Martin, Pastore, Hazard, Lorient & co. La France a son lot de romantiques. Et ils ont tous brillé pour la neuvième journée.

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Martin Martin, passeur passeur

Il a deux prénoms, deux initiales identiques et deux pieds. Marvin Martin fait tout par deux. Non pas par pour épater la galerie, mais plutôt dans un souci d'efficacité. Sochaux restait sur deux gifles (6-2 contre Rennes, 4-1 à Auxerre) dans lesquelles l'international tricolore n'avait jamais pesé. Au moment de recevoir un TFC invaincu à l'extérieur à Bonal, le môme de la Porte de Vanves a passé la seconde. Deux caviars décisifs (un pour Maïga, un autre pour Bakambu) pour une saignée 3-0. A quelques jours d'un match de l'équipe de France, c'est bon signe. Sa prestation de très haut vol en ferait presque oublier le trash talking de son coéquipier Maïga après son doublé ( « je vais faire fermer quelques gueules » ). Ah, la jeunesse...

Un OM à terre

Neuf journées de championnat, une victoire (contre un promu), et des sifflets. L'OM va mal, fait peine à voir et peine à jouir. Contre Brest, tout a été de travers. Le résultat nul est presque salutaire. Le match de Dortmund était décidément un trompe-l'oeil. Même Mandanda, pourtant irréprochable depuis le début de saison, s'est troué, Diarra et Lucho ont été conspués pour ne pas changer et c'est toute la machine olympienne qui tousse. Aucun jeu, aucune idée, aucune envie, des imprécisions permanentes et une impression que le ressort est cassé. Chose étrange, Didier Deschamps semble presque désabusé. Désabusé du rendement de ses recrues, désabusé du contenu des matches, désabusé du niveau de jeu affiché, désabusé du classement. Marseille a déjà douze points de retard sur le leader. C'est énorme...

Bordeaux passe (encore) sous l'échelle

C'est moche, mais on aurait presque pitié pour les Bordelais. Plus poissards, on ne fait pas. Après avoir écumé toutes les peines du monde depuis leur titre de 2009, les Girondins semblent maudits. Contre Montpellier, les hommes de Francis Gillot avaient fait le plus dur en menant 2-0 à la 88ème après, il faut le reconnaître, un bon match de football. Mais voilà, Bordeaux est un club qui prend plaisir à donner le bâton. En deux minutes, Montpellier recolle au score et donne la migraine à tout un stade. Pourtant, le miracle avait eu lieu. Ciani avait marqué, Gouffran avait sorti un bon match, la charnière tenait le coup. Mais voilà, quand on est mal, on est mal jusqu'au bout. La saison va être longue du côté de la Gironde.

PSG, QSI rules the world

L'argent ne fait pas le bonheur. Mais il a fait venir Javier Pastore à Paris. Rien que pour ça, saluons l'arrivée des Qataris. Dans le choc de la journée entre le PSG et l'OL, l'Argentin a encore fait pencher la balance de son côté sur un nouvel exploit individuel. Avec son génial meneur de jeu (5 buts, 2 passes décisives et 1 penalty provoqué), Paris est leader du championnat et semble pourtant encore en rodage. On en oublierait presque la bonne rencontre livrée par les deux équipes alors que l'attente était immense, le repli défensif du duo Menez-Nenê, l'abattage de Gonalons, les parades de Lloris et, sans aucun doute, le plus beau coup rapport qualité/prix du dernier mercato estival : Salvatore Sirigu. Comme quoi, on peut être riches et avoir des (bonnes) idées. Quoi qu'il en soit, Pastore se marre et toute la France se paluche sur lui.

Lorient et le jeu t'aime

A force de fréquenter les pelouses de Ligue 1, on commence à s'habituer au jeu de Lorient made in Gourcuff. Pourtant, il faut reconnaître au technicien breton un vrai talent. Celui de savoir faire jouer tout le monde et surtout n'importe qui. Après les départs de Gameiro et Amalfitano, on disait les Merlus dans la mouise. Oui mais non. Christian Gourcuff est parti dénicher Joel Campbell, pile nucléaire prêtée par Arsenal, a relancé Aliadière et fait de Jouffre un véritable ailier à l'ancienne. Bref, Lorient joue toujours aussi bien, utilise à merveille les espaces, la largeur, la profondeur et ce, avec une vitesse au dessus de la moyenne. Le football, c'est simple en fait. Valenciennes en a fait les frais en prenant une belle leçon au Moustoir.

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" Même Mandanda, pourtant irréprochable depuis le début de saison, s'est troué,"

la saison ne se résume pas aux deux derniers matchs de l'OM, et en l'occurrence, Mandanda reconnaissait lui même qu'il est en dedans depuis le début de saison, après le nul est mérité pour Brest, de là à dire que la victoire leur tendait les bras... mouais, on sent pas vraiment le journaliste qui a regardé le match...

mais comme dirait Pierre Menes : "pourquoi regarder le match quand on peut sortir des généralités pour le même prix ???"
Belle référence que Pierre Menés ! Le grand analyste footballistique qui regarde sûrement tous les matchs de L1 lui aussi ^^.
Surtout que je ne lis nulle part que la victoire tendait les bras aux marseillais...
"Le résultat nul est presque salutaire"

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