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Le 5e élément

Première Coupe du Monde en Asie (Japon-Corée du Sud). Une finale Brésil-Allemagne inédite et Ronaldo meilleur buteur pour le cinquième sacre des Cariocas. Pourtant, le Mondial asiatique restera celui des surprises et des erreurs d'arbitrage. Corée du Sud, Turquie, USA, Sénégal, le football mondial, c'est eux.*

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Ronaldo is back

En 1998, il a disputé une finale sans la jouer. En 2002, plus personne ne croit en Ronaldo. A peine 25 ans et pourtant déjà cramé ? C'est ce qui se dit... la faute à un tendon rotulien bousillé et un corps chroniquement blessé. Moins rapide, moins impressionnant, mais toujours aussi efficace. A l'image de son corps, Ronaldo a changé de registre. Plus lourd, plus laid (cette coupe de cheveux immonde, une moustache posée sur le haut de son crâne) mais divinement doué. 8 buts en 7 matches. Buteur en demie, double buteur en finale. L'attaquant de l'Inter permet aux Brésiliens de remporter sept victoires en sept matches. La cinquième étoile du Brésil, c'est lui, à jamais.





Le bide français

La France est comme ça. Arrogante, sûre d'elle. Avant même le début du Mondial, le pays pense déjà à la seconde étoile. Après tout, le talent est là. On se touche sur la ligne offensive avec les meilleurs buteurs des championnats anglais (Henry), italien (Trezeguet) et français (Cissé). Et puis il y a Dieu, Zizou. Mais le retour de bâton va être violent. Il y a d'abord le forfait de Pirès. Puis, la blessure de Zidane. Et enfin ce premier match. Une déflagration. Le Sénégal gifle la France (1-0). La suite ? Les Bleus ne plantent pas un bifteck en deux matches et repartent en charter pour Roissy. 1 point, aucun but marqué. A l'image du Brésil en 1966, le tenant du titre est éliminé dès le premier tour. Moche. Dans la foulée Roger, Lemerre file pointer à l'ANPE.





L'empire Ottoman règne sur l'Europe

En 2002, la Turquie est au zénith de son football. Galatasaray a remporté la Coupe UEFA deux ans plus tôt et l'équipe nationale a fière allure. Il suffit de mater la ganache de son portier, Rüstü Receber. Une armoire stambouliote pleine d'assurance. L'Europe connaissait déjà les Bastürk, Davala, Hasan Sas. Le monde découvre le gardien de Fenerbahçe. Monstrueux pendant un mois, le portier emmène ses potes sur la troisième marche du podium. La formation de Senol Günes est intelligente, rapide, disciplinée et efficace. Dans la petite finale, Hakan Sükür –l'idole– claque son pion au bout de 11 secondes, effaçant le record du Tchèque Vaclav Masek (15 secondes en 1962). Un signe.





Le football se mondialise

La composition des quarts de finale de l'édition 2002 interpelle. Des habitués (Brésil, Allemagne), des valeurs sûres (Angleterre, Espagne) et quatre inconnus : USA, Turquie, Corée du Sud et Sénégal. Le XXIè siècle est bel et bien présent. Tout a changé. Les repères foutent le camp. La Corée de Guus Hiddink a tout chamboulé. Infoutus de gagner un seul match en cinq participations, les Coréens se hisseront dans le dernier carré. Pologne, Portugal, Italie et Espagne tombent sous les coups des Coréens. Plus simplement, avec sa quatrième place, la Corée est la meilleure équipe asiatique de tous les temps. Costaud. Quant au Sénégal, il égalise la performance du Cameroun de Roger Milla en 1990 avec une place de quart de finaliste.





A mort l'arbitre

Prénom : Byron. Nom : Moreno. Spécialité : arbitre douteux. Il restera l'avatar de l'arbitrage foireux du Mondial 2002. Une compétition souillée par des décisions incompréhensibles. A l'image de ce huitième de finale entre l'Italie et la Corée du Sud. L'arbitre équatorien annulera un but –valable– de Totti avant d'expulser très sévèrement le Romain par la suite. Byron est un homme qui aime faire parler de lui. Il prendra 20 matches de suspension dans son pays pour avoir laissé 12 minutes de temps additionnel dans un match local. On n'a pas le même métier, mais on a la même passion...





2002 c'est aussi...

Le charisme d'Oliver Kahn au sommet de son art à 33 piges, le but en Or d'Anh Jung Hwan contre l'Italie pour sa première prolongation en professionnels, la première victoire japonaise en Coupe du Monde (1-0 contre la Russie), l'Argentine-Angleterre de Sapporo (victoire anglaise 1-0) dans une ambiance électrique, le public coréen en mode robot, les derniers buts de Gabriele Batistuta, la première et dernière Coupe du Monde co-organisée...

Classement : 1. Brésil, 2. Allemagne, 3. Turquie...


Buteurs : 1. Ronaldo (BRE) – 8 buts. 2. Klose (ALL), Rivaldo (BRE) – 5 buts. 4. TOmasson (DAN), Vieri (ITA) – 4 buts...


A lire : Rétro Coupe du Monde 1958

* Jusqu'au coup d'envoi du Mondial sud-africain, sofoot.com vous fera revivre toutes les Coupes du Monde précédentes...

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Bon article. A mon sens une coupe du monde qui restera pas franchement comme l'une des plus bandantes. Beau petit passage sur l'hystérie qui s'était emparé de la planète foot à l'égard des arbitres. L'expultion de Toti : sûrement sévère, sûrement pas scandaleuse. Il aurait été l'héritier de Keegan ou Hrubesch plutôt que de Ravanelli, quelque chose me dit que ça se serait passé autrement. Le but refusé OK, mais après combien de dizaines de ralentis les journalistes ont été sur de leur coup? C'est quand même plus facile avec la vidéo, non? Plus facile de taper sur le petit Byron sorti de nulle part que de se poser enfin les vrais questions. Bizarement personne ne dit que les coréens se font bien enfler sur leur péno quand la moitié de l'équipe d'Italie entre dans la surface avant que le tireur n'ait touché la balle. Pas grand chose non plus le lendemain dans nos journaux sur la perf énorme de Buffon (?) qui évite la branlée à ses petits copains pas franchement dominateur, ni sur les maladresses de Viéri. On est peu de chose quand on porte un maillot noir...
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