Italie - Coupe - Demi-finale - Lazio/Juventus

Eric Maggiori

Lazio/Juve, 90 minutes pour une finale

Ce soir, au Stadio olimpico de Rome, la Lazio et la Juventus se disputent le premier billet pour la finale de la Coupe d’Italie. Les deux équipes repartent du match nul de l’aller (1-1), score qui mettent les Romains en position favorable.

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Stefano Mauri, buteur au match aller
Stefano Mauri, buteur au match aller
Les joueurs de la Lazio ne s’en sont pas cachés. Le match nul obtenu au Juventus Stadium, il y a une semaine, a le goût d’une victoire. Pour deux raisons. D’une, parce qu’il permet d’aborder ce match retour, devant ses supporters, en position favorable. De deux, parce que, vu le déroulé de cette rencontre disputée à Turin, le nul est un véritable miracle pour la Lazio. Sans l’aide du poteau, et sans les prouesses de Federico Marchetti, la Juve l’aurait probablement emporté 3-0, et la qualification en finale aurait déjà été réglée. Sauf que le football réserve toujours des surprises. À force de rater des occasions, la Vieille Dame s’est fait punir en fin de rencontre, avec l'égalisation de Mauri sur corner. 1-1, mais surtout cet importantissime but marqué à l’extérieur par les Biancocelesti, qui vaudra double en cas d’égalité. Vladimir Petković, le coach de la Lazio, le sait : pour décrocher ce ticket pour la finale, il lui « suffit » soit de gagner, soit de faire match nul sans encaisser de but (0-0), ce soir, au Stadio olimpico. L’heure de prendre des risques ou de remettre au goût du jour un bon vieux catenaccio à la sauce bosnienne ?

La Juve pète un câble

Déjà, un point commun entre les deux équipes. Elles ont toutes les deux vécu un sale week-end. La Lazio, qui recevait le Chievo, a chuté pour la première fois depuis 16 rencontres. Une défaite surprise, même si le Chievo est clairement la bête noire de cette équipe romaine. Petković, en vue du match contre la Juve, avait laissé au repos ses deux créateurs, Hernanes et Mauri, en plus de Klose, toujours blessé. Privés d’idées en phase offensive, les Romains ont cédé sur la seule occasion des Veronesi. Une défaite sans grave conséquence au classement, puisque les poursuivants (Inter, Fiorentina, Roma) n’ont pas gagné non plus. La Juve, pour sa part, a également vécu un samedi chaotique. Les Bianconeri, pour la deuxième fois en quatre jours, ont laissé filer une victoire qui leur tendait les bras. Cette fois-ci, c’est le Genoa qui est venu faire un coup au Juventus Stadium, grâce à un but de Borriello. La fin de rencontre a été caractérisée par un bordel général, suite à une main dans la surface d’un défenseur du Genoa non sanctionnée par l’arbitre.

Les dirigeants turinois, très souvent là pour donner des leçons lorsque d’autres équipes critiquent l’arbitrage, ont littéralement pété un câble par rapport à cette décision. Beppe Marotta, le directeur général, a quant à lui affirmé que l’arbitre n’aurait pu dû arbitrer un match de la Juve puisqu’il est originaire de Torre Annunziata, dans la province de Naples. Des propos qui ont évidemment provoqué la colère non seulement des Génois, mais aussi des dirigeants des autres clubs transalpins. Sanction : Conte est suspendu pour deux journées, Bonucci aussi, Chiellini une, et Marotta n’a plus le droit de parler en tant que représentant de la Juve jusqu’au 18 février. Cerise sur le gâteau, au lendemain de cet imbroglio, le Napoli est allé s’imposer à Parme, revenant ainsi à trois points du leader piémontais. Bref, un bon vieux week-end pourri pour les deux formations, qui vont donc tenter d’oublier rapidement tout ça, pour se plonger corps et âme dans cette demi-finale de Coupe d’Italie. Une demi-finale qui va se disputer dans un Stadio olimpico des grands soirs, qui rêve déjà d’une folle finale-derby contre la Roma, au mois de mai prochain. Déconseillé aux cardiaques.

Sans Klose et sans Pirlo ?

Pas de souci à se faire pour les dirigeants turinois. Ce match de Coupe d’Italie contre la Lazio sera arbitré par Luca Banti, qui est originaire de Livourne. Pas de favoritisme, donc, sauf si l’on considère que Livourne, actuellement en Serie B, est le grand rival (politique) de la Lazio. Bref, ce serait chipoter. Chose est sûre : ce match est d’une importance capitale, surtout du côté laziale. Le club de Claudio Lotito n’a plus rien remporté depuis l’été 2009 (une Supercoupe d’Italie) et aimerait bien s’offrir la possibilité d’enrichir sa vitrine. Le capitaine de l’équipe, qui plus est buteur au match aller, Stefano Mauri, ne cache pas l’importance du rendez-vous. « Le match contre la Juve vaut une demi-saison. Nous voulons jouer ce match à visage découvert, arriver en finale, et ramener la Coupe à Rome. Ce soir, je m’attends à un chaudron », a-t-il écrit sur son site officiel. A priori, ce chaudron ne verra toujours pas Miro Klose, le buteur-maison, qui se remet doucement d’une blessure qui le tient écarté des terrains depuis déjà quinze jours. Si l’Allemand n’est pas prêt, c’est à nouveau Sergio Floccari qui prendra sa place. En attente d’un renfort en provenance du mercato ?

Pour la Juve, des doutes aussi. Pirlo est dans la même situation que Klose : convalescent. Conte n’a pas envie de prendre de risque avec son maître à jouer, mais est également conscient qu’il y a une Juve avec et une Juve sans Pirlo. Avant la trêve, la Juve était un rouleau compresseur, aussi bien en championnat qu’en Ligue des champions. Depuis début 2013, c’est une autre affaire : cinq matchs, une seule victoire, une défaite et trois nuls. Se qualifier pour la finale de la Coupe d’Italie serait un signal fort pour dire que cette Juve n’est pas à bout de souffle, et qu’elle est prête à jouer sur les trois tableaux. Pour ce, elle pourra donc compter sur le renfort de Nicolas Anelka, qui a toutefois peu de chances de faire ses grands débuts ce soir. Le Français, arrivé à Turin ce week-end, doit encore retrouver sa condition physique, et ne sera pas lancé dans un match aussi capital. Conte devrait encore miser sur Vučinić, mais aussi sur Giovinco, dont la vitesse avait fait mal à la défense romaine lors de la confrontation du mois de novembre, en championnat. Quels que soient les 22 acteurs, ce sont les meilleurs qui seront alignés ce soir. L’enjeu est important. Il y a une finale au bout, et un week-end pourri à effacer. Messieurs, c’est à vous.


Eric Maggiori

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  • Message posté par Trap le 29/01/2013 à 10:54
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    Je commence par répéter ce que j'écrivais dimanche, Marotta comme Conte en conférence de presse auraient mieux fait de se taire.

    Ceci posé, E.Maggiori est partiel et partial dans son propos. Il rapporte les propos de Marotta de façon inexacte et les interprète de façon fausse en laissant entendre que Marotta aurait insinué que l'arbitre n'était pas objectif parce que napolitain. Or Marotta a simplement dit que d'avoir choisi cet arbitre, originaire des environs de Naples, n'était pas une bonne idée parce qu'il avait un surcroit de pression à gérer. Pas vraiment la même chose que de l'accuser d'être factieux. Quand on ajoute que l'arbitre lui-même a déclaré qu'il "ne s'était pas senti de siffler le penalty" on voit que Marotta a touché juste.

    Marotta aurait beaucoup mieux fait de se taire mais le signataire de l'article, lorsqu'il écrit avec une plume de supporter, ce qui est parfaitement son droit, devrait simplement avoir l'honnêteté de le signaler


  • Message posté par DeanWinchester le 29/01/2013 à 12:10
      

    Trap a parfaitement raison sur le coup, vous avez encore du boulot mr Maggiori, mais bon en tant que laziale il fallait mettre un petit coup a la Francefootball juste avant le match, c'est comme mauri qui hier parle des arbitres (l'hopital toussa), petit coup de pression ni vu ni connu.

    la réaction de Marotta est compréhensible dans vu ce que subit la juventus depuis quelques saisons (même si vu son statut il aurait du se taire)

    puis foutre un arbitre napolitain qui avoue etre fan du napoli il y a 1 ans et demi dans un match ou il oublie 3 pénalty pour la juventus alors que le napoli est juste derriere, meme si le mec n'a rien a se reprocher imaginons, c'est juste débile, c'est pas intelligent tout simplement...

    dans ce pays ou 95% des médias sont anti juve, si un turinois arbitre au San paolo un match du napoli ou il oublie 3 pénos, même si il est intègre, tout le monde sait qu'elle serait la réaction des "médias" italien.

    sans parler du fait qu'il a dit "je me la sentais pas de sifflé" allo la terre, c'est ça le football ?

    après les sanctions, c'est le règlement malheureusement, évidemment c'est plus sévère que pour les autres mais avec la FIGC on a l'habitude, ils le payeront un jour ou l'autre forcément.

  • Message posté par Re_David le 29/01/2013 à 13:22
      Note : 1 

    Conte, Bonucci et Chiellini, c'est mérité.
    D'ailleurs on ne m'ôtera pas de l'idée que le premier, malgré son côté sanguin, savait ce qu'il faisait. C'était l'occasion rêvée pour mettre sur le tapis médiatique les erreurs arbitrales dont a été victime la Juve depuis septembre, avec les risques de suspension que ça comportait.
    Voilà, c'est fait, on en parle.
    Imaginez un peu ce que ça aurait donné si aucune sanction n'avait été prise.

  • Message posté par Gbusson le 29/01/2013 à 13:35
      Note : 1 

    Sans Klose et sans Pirlo, c'est sans chemise et sans pantalon !

  • Message posté par Trap le 29/01/2013 à 14:17
      Note : 1 

    @Re-David, tu as parfaitement raison, c'est non seulement mérité mais en ligne avec ce qu'avait pris Cassano et Ranocchia il y a quelques temps, donc rien à redire. J'espère juste qu'ils utiliseront la colère à bon escient ce soir, ce serait la meilleure chose à faire.

    @Gbusson, ta référence musicale est d'un goût douteux mais la remarque est bien vue !

  • Message posté par Re_David le 29/01/2013 à 14:47
      Note : 1 

    Exact Trap, j'avais en tête les jours de suspensions de Cassano et aussi les 3 jours qu'avait pris Mourinho après Inter-Sampdoria d'il y a 3 ans et son fameux geste des menottes (plus des insultes). A l'époque, il me semble qu'au moins 4 joueurs de l'Inter avaient été punis de 1 à 2 journées de suspension.


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