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Éliminé après seulement quatre journées d’Europa League, le Partizan Belgrade a néanmoins trouvé le temps de dévoiler son plus beau diamant : Lazar Marković. Le nouveau Krasić. Ou le nouveau Jovetić. Ou le Neymar serbe. Ou alors Lazar Marković, tout simplement.

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Dans la SuperLiga Serbe, Lazar Marković est une sucrerie. Au milieu de clubs plus ou moins inconnus du grand public, il y a le Partizan et l’Étoile rouge. Et au milieu de leurs joueurs plus ou moins inconnus, il y a Marković. Des allures de jeune prince, une bouille de gentil qui plaît aux filles, mais aussi de héros qui sait lever les foules. En se faufilant comme un lézard dans toutes les défenses qu’il a rencontrées depuis maintenant un an et demi, le voilà aux portes d’un grand championnat. Si l’ex-club de Predrag Mijatović a remporté cinq titres de champion de Serbie d’affilée, sur la scène européenne c'est une autre limonade. De ce quinquennat de domination locale, l’Europe retiendra seulement deux noms. Le premier est Stevan Jovetić. Et le second portera ce soir le numéro 50 contre le Rubin Kazan.

Du Miloš Krasić millésime 2010

Août 2011, début du championnat serbe édition 2011-2012. Lazar Marković a 17 ans et soigne son entrée : première journée, premier but, premier gros contrat. Au bout, une première saison pleine et un titre de meilleur joueur du Partizan, qui finit champion. Plutôt prometteur pour un petit homme né en mars 1994. En vingt-six matchs, il marque six fois et obtient sa première sélection à 17 ans. C’est sous les ordres de Siniša Mihajlović qu’il devient titulaire avec son équipe nationale : « Lazar a un talent énorme, c’est un magicien. Par sa vitesse on dirait qu’il conduit une mobylette, il peut jouer sur l’aile, mais il sait aussi tirer et construire. Après Jovetić, c’est le meilleur produit de l’école Partizan. »

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Ailier de débordement, il sait aussi évoluer en attaquant de soutien, voire en pointe. Des dribbles, de la finesse, des changements de rythme, des accélérations, de la vitesse pure, une jolie conduite de balle et un certain sens du but. La gestuelle fait fortement penser au meilleur Miloš Krasić de 2010, dans la façon d’attaquer l’aile avec le corps en avant, comme une moto qui esquiverait les bolides à contresens sur l’autoroute. Pour le moment, cela donne 5 buts en 13 matchs cette saison, dont une belle prestation lors du Derby éternel, et de vrais éclairs de génie contre l’Inter à San Siro, où il touche le poteau et oblige Javier Zanetti à changer de côté pour le ralentir.

Un destin à la Jovetić ?

La situation économique des petits championnats européens n’est pas rigolote. En Roumanie, les fans du FC Universitatea Cluj sont venus déposer une enveloppe d’un peu plus de 1600 euros dans le vestiaire de leurs joueurs, dont le salaire n’est pas payé depuis trois mois. En Serbie, l’État aurait accepté d’effacer les dettes de ses plus gros clubs. À Zagreb, Alen Halilović (16 ans seulement) est déjà sur le départ. Conclusion : il faut remplir les caisses. En 2008, Jovetić était parti à la Fiorentina pour la somme de huit millions d’euros (à 17 ans seulement), et Marković ne restera pas longtemps à Belgrade. Ivan Tomić, ex-directeur sportif du Partizan, en parlait à FcInterNews avant le déplacement de l’Inter à Belgrade : «  Jovetić joue plus dans l’axe, il est plus fort physiquement, tandis que Marković est plus rapide et joue ailier. Il me fait plus penser à Neymar. Tous les deux vont vers le but dès qu’ils ont le ballon dans les pieds, qu’ils soient dans une situation de 1vs1, 1vs2 ou 1vs3. Lazar est rapide en contre-attaque et il a une très bonne technique. » Justement, il est dit que l’Inter est fortement intéressée et Moratti s’est lui-même déplacé à Belgrade. Il suffirait d’environ dix millions d’euros.

Mais dans Tuttosport, Vladimir Jugović calme un peu tout le monde : « Je ne crois pas que ce soit une piste si chaude, parce que les supporters du Partizan veulent encore profiter de tout le spectacle qu’il peut offrir. » Le staff du club serbe affirme autant qu’il se peut que la meilleure chose qui pourrait arriver à Marković serait de rester le plus longtemps possible en Serbie, afin d’arriver en Italie avec plus de maturité. Dejan Stanković, dont la parole est sacrée dans son pays, va dans le même sens : « C’est le jeune joueur Serbe le plus intéressant. Il est très talentueux. Je lui souhaite d’être sain, tranquille et humble parce qu’il n’a encore rien fait. Il doit encore pédaler beaucoup, mais il est si bon qu’il a déjà trouvé la route. Il ne doit surtout pas se tromper au prochain croisement. » À la vitesse à laquelle il va, cela n’est pas simple.

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par Markus Kaufmann
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