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Latins Football Club

Un Français, un Argentin, un Portugais, deux Italiens et trois Espagnols sont en quarts de finale de cette Ligue des champions. Ce qui rassemble ces entraîneurs, ce n'est pas qu'une mer, une langue ou une compétition. C'est un même soleil.

12 10
Que ferons-nous demain après ces matchs ? Peut-être irons-nous nous allonger sous la lumière jaune pour y réveiller nos humeurs endormies. Comme l'exilé Pablo Picasso retrouvant à Antibes l'azur de sa Málaga natale et y peignant la Grèce sur les murs du château Grimaldi, nous nous installerons devant cette mer presque immobile et nous laisserons divaguer un peu en songeant qu'à la fin du mois, cette compétition qui aliénait tous nos emplois du temps serait déjà presque terminée. On se dirait qu'au moins, nous, on avait joué le jeu, qu'on avait aimé prendre des risques, se jeter vers l'avant comme d'autres dans le vide dans l'espoir de percer les défenses adverses. On se féliciterait encore d'avoir eu toujours le ballon, de se l'être passé sans que le rival n'eût rien à faire d'autre que courir et pleurer, espérant que nos pieds fatigués finissent par lâcher enfin la gonfle et lui offrent le loisir de respirer un peu. Pour la première fois depuis des années, toutes les équipes d'une compétition européenne présentent la même obsession, la même idée folle selon laquelle le football pouvait être une raison de rire ou de pleurer, mais que jamais il ne devrait se satisfaire d'un score ou d'un résultat. Cette année, les huit clubs quart-de-finalistes sont latins. Même le Bayern ? Oui, même le Bayern.

L'école de la beauté


La sensibilité latine pour le ballon, c'est la conviction intime que le jeu est une valeur indépassable. C'est une idée presque artistique selon laquelle la beauté, si elle ne sert qu'à être enfermée et mentionnée de temps à autre, est vaine et désespérante. Chez les latins, l'art est la seule vérité sensible qui compte. Le jeu n'y a de valeur que s'il dessine des formes toujours plus admirables. Le football du Sud, c'est une nouvelle raison de se serrer les uns contre les autres, de pleurer ensemble le verre à la main, puis de revoir les images de son enfance dépensée sur un parking ensoleillé, entre des cris aux fenêtres et des odeurs de poubelles. Le Sud, c'est Bielsa, Guardiola, Simeone, Ancelotti. C'est la même obsession pour le style - regardez l'évolution de l'implantation capillaire de Diego Simeone - comme si, aux soirs des funérailles d'un plus vieux ou d'un plus malade, seuls comptaient, au milieu de la détresse, la couleur du costume et le vernis des chaussures. Ce qu'admirait hier Guardiola chez son adversaire, c'est exactement ce qu'il admirait déjà quand il était encore un jeune milieu à Barcelone et que Lopetegui - l'actuel entraîneur espagnol de Porto - était encore le gardien remplaçant de l'équipe de sa jeunesse - le FC Barcelone - de 1994 à 1997, c'est-à-dire le style de jeu « Porto est une équipe qui joue très bien en sortant de derrière » . Pep avait soupiré, puis repris : « Ils ont une grande capacité à déséquilibrer l'adversaire sur le côté avec Brahimi et Quaresma, mais ils ont aussi un excellent jeu intérieur avec Quintero, Óliver Torres, Casemiro » . Il aurait pu parler d'état d'esprit, de combats et utiliser des tonnes de métaphores guerrières comme l'auraient fait les Nordiques pour animer leurs troupes. Mais au sud de l'Europe, la guerre ne mobilise plus depuis longtemps. La seule chose qui rassemble, c'est le récit, c'est-à-dire le jeu.

Plein soleil


Bien sûr, il y a des gens certainement qui n'aiment pas le soleil, qui trouvent que la lumière du Sud pique les yeux et que cette idée un peu « romantique » , raillent-ils, d'aimer se passer le ballon des dizaines de fois, de tourner autour du pot pendant de longues minutes avant d'en venir au fait, de contempler plutôt que de ricaner, n'avait rien à faire dans des matchs de « très haut niveau » . Comme si le pragmatisme avait contaminé jusqu'à leur être plus profond, ils ne voyaient dans ces matchs à élimination que la possibilité directe de plonger et de tout perdre. En somme, ils voyaient la mort partout. Comme ces gens doivent aussi penser que le vin n'est pas doux et que se coucher tard est dangereux pour la santé, ils s'imaginent que l'Atlético de Simeone est une équipe qui n'aime pas jouer. Mais ces gens ont-ils vu comme Arda Turan - la Turquie - aimait caresser le cuir comme un bassin méditerranéen ? Comment le pied de Koke soignait son allure à chacune de ses transversales ? Ont-ils trouvé amusante ou pathétique la comédie Ramos-Mandžukić (Andalousie-Adriatique) dans la surface du Real mardi soir ? Ils diront que Jardim est portugais (qu'il n'est donc pas méditerranéen), que Turin a plus à voir avec la Suisse qu'avec les Pouilles. Ils diront que cette Champions League ne sera jamais à la hauteur de toutes celles d'antan (celles où il y avait encore des Anglais) et que mieux valait tout oublier plutôt que de perdre son temps, en plein soleil, à se prendre la tête, comme ils disent.

Superficies et profondeurs


Mais ont-il jamais regardé attentivement et avec bienveillance leurs cousins du Sud plutôt que d'agiter leurs bras en jurant qu'il n'y avait que l'Angleterre qui savait s'y prendre ? L'art de Monaco, regardez bien, consiste en un carré splendide Kondogbia-Fabinho-Carvalho-Abdenmour (France, Brésil, Portugal, Tunisie) qui absorbe tout et qui, malgré les tempêtes et les contextes hostiles, s'adapte sans jamais renoncer à son style. Y a-t-il plus latin que ce plaisir coupable que l'Italie prend à voir Pirlo transpirer sans jamais se décoiffer ? Voir l'Émilie-Romagne (Ancelotti) s'efforcer de poser le ballon au milieu et faire vivre sur la même terre madrilène la Colombie (James), la Croatie (Modrić), la France (Benzema), le Portugal (Ronaldo), l'Allemagne (Kroos) et le pays de Galles (Bale) est une volupté homérique et déraisonnable. À qui appartient donc le football du Sud sinon aux « adorateurs des formes, des sons, des mots » , c'est-à-dire aux artistes ? Aimer le football latin, dirait aussi Nieztsche, c'est être « superficiel par profondeur » . En un mot. Grec.

Par Thibaud Leplat
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Si Thuram tombe sur cet article, ça va chier au Maroc.
Frenchies Niveau : CFA
Ils ont aussi le point commun d'être super classes ....

genre y pas un ptit con de traducteur dans le tas qui met des doigts dans les oreilles du staff adverse !

Wenger en est (top8) assez souvent aussi d'ailleurs.
et comment oublier Sir Alex ^^


un top coach que pourrait peut être taquiner un "el loco de la glacière" (pour être raccord)
aux commandes d'un porto en plein génération plaisir
ou d'une équipe genre Naples qui a un public aussi fanatique qu'à marseille ^^
...équipes qui joue pour son 9 notamment (pour le côté sauveur/héro) donc t'oublis barca/real/bayern ^^
Message posté par Frenchies
Ils ont aussi le point commun d'être super classes ....

genre y pas un ptit con de traducteur dans le tas qui met des doigts dans les oreilles du staff adverse !

Wenger en est (top8) assez souvent aussi d'ailleurs.
et comment oublier Sir Alex ^^


un top coach que pourrait peut être taquiner un "el loco de la glacière" (pour être raccord)
aux commandes d'un porto en plein génération plaisir
ou d'une équipe genre Naples qui a un public aussi fanatique qu'à marseille ^^
...équipes qui joue pour son 9 notamment (pour le côté sauveur/héro) donc t'oublis barca/real/bayern ^^


D'habitude c'est pas dégueux de te lire, mais là, j'ai rien compris...
floyd pink Niveau : CFA
Message posté par Frenchies
Ils ont aussi le point commun d'être super classes ....

genre y pas un ptit con de traducteur dans le tas qui met des doigts dans les oreilles du staff adverse !

Wenger en est (top8) assez souvent aussi d'ailleurs.
et comment oublier Sir Alex ^^


un top coach que pourrait peut être taquiner un "el loco de la glacière" (pour être raccord)
aux commandes d'un porto en plein génération plaisir
ou d'une équipe genre Naples qui a un public aussi fanatique qu'à marseille ^^
...équipes qui joue pour son 9 notamment (pour le côté sauveur/héro) donc t'oublis barca/real/bayern ^^


On % (lecteurs so foot)
"comprend" !
( pas )
ce
que ^^
tù ( #Frenchies mdr)
dis !
JoséKarlPierreFanFan Niveau : Loisir
Message posté par Frenchies
Ils ont aussi le point commun d'être super classes ....

genre y pas un ptit con de traducteur dans le tas qui met des doigts dans les oreilles du staff adverse !

Wenger en est (top8) assez souvent aussi d'ailleurs.
et comment oublier Sir Alex ^^


un top coach que pourrait peut être taquiner un "el loco de la glacière" (pour être raccord)
aux commandes d'un porto en plein génération plaisir
ou d'une équipe genre Naples qui a un public aussi fanatique qu'à marseille ^^
...équipes qui joue pour son 9 notamment (pour le côté sauveur/héro) donc t'oublis barca/real/bayern ^^


Rien compris...

Suis-je le seul? Tu es bourré? Drogué? Tu as un problème?
Très beau texte qui souligne le fait que le football actuellement est latin. De par les vainqueurs, de par le jeu.

Même le Bayern s'est latinisé, c'est tout à fait exact.

L'absence de l'Angleterre (pourtant fortement latinisée et africanisée) pour ces quarts n'est peut-être pas un hasard?
Message posté par mario
Très beau texte qui souligne le fait que le football actuellement est latin. De par les vainqueurs, de par le jeu.

Même le Bayern s'est latinisé, c'est tout à fait exact.

L'absence de l'Angleterre (pourtant fortement latinisée et africanisée) pour ces quarts n'est peut-être pas un hasard?


L'Allemagne pays latin par excellence.

7-1
Frenchies Niveau : CFA
ma façon à moi de fêter mon millième com, en me déchirant quoi :D
jcrois que j'étais un peu occupé pendant sa rédaction, désolé



je parle de mourinho puis de bielsa ...

et qu'arsenal étant souvent en huitième aussi, son coach "latin" est à mettre dans la clique des coach qui restent > dont parle l'article.

bref craquage dans la forme (mais j'étais pas hors sujet)

ps: joli troll le pinkfloyd +1 pour l'effort
Si tu regardes bien l'évolution du jeu de l'Allemagne, tu pourras admettre qu'il s'est latinisé. Finis les panzers! Fini le jeu exclusivement physique! Thomas Müller invente des gestes. Ozil fait des passes. Beaucoup d'allemands vont s'éclater en Italie (Klose, Gomez) ou en Espagne (Kroose, Khedira).
Il y a aussi un apport de sang neuf du à l'immigration.
L'Allemagne s'est rapprochée du sud.

Maintenant, ce texte reste métaphorique. Il n'est pas une démonstration scientifique. Mais prends le palmarès des compétitions internationales depuis une dizaine d'années. Les latins dominent.

coupe du monde : 2006 Italie-France 2010 Espagne 2014 Allemagne (OK!)
Euro: 2004 Grèce (face au Portugal) 2008 2012 Espagne (finale 2012 : Espagne-Italie)
C1 : 6 clubs latins vainqueurs depuis 2005. Dernière finale : le derby madrilène.
C3 : idem (avec 4 finales 100% latines).

Ne parlons pas du BO qui donne chaque année un portugais et un argentin dans le duo de tête.

Ce n'est qu'une tendance. Cela changera sûrement.
Message posté par mario
Si tu regardes bien l'évolution du jeu de l'Allemagne, tu pourras admettre qu'il s'est latinisé. Finis les panzers! Fini le jeu exclusivement physique! Thomas Müller invente des gestes. Ozil fait des passes. Beaucoup d'allemands vont s'éclater en Italie (Klose, Gomez) ou en Espagne (Kroose, Khedira).
Il y a aussi un apport de sang neuf du à l'immigration.
L'Allemagne s'est rapprochée du sud.

Maintenant, ce texte reste métaphorique. Il n'est pas une démonstration scientifique. Mais prends le palmarès des compétitions internationales depuis une dizaine d'années. Les latins dominent.

coupe du monde : 2006 Italie-France 2010 Espagne 2014 Allemagne (OK!)
Euro: 2004 Grèce (face au Portugal) 2008 2012 Espagne (finale 2012 : Espagne-Italie)
C1 : 6 clubs latins vainqueurs depuis 2005. Dernière finale : le derby madrilène.
C3 : idem (avec 4 finales 100% latines).

Ne parlons pas du BO qui donne chaque année un portugais et un argentin dans le duo de tête.

Ce n'est qu'une tendance. Cela changera sûrement.


Franchement... non.

Je ne trouve pas ce que l'équipe d'Allemagne nous a montré pendant le dernier mondial était un football "latin". Whatever the fuck that means ?! Genre les équipes Italiennes, Françaises et Espagnoles produisent le même football? Je trouve cet argument un peu débile... Même si tu as raison que l'article est plus métaphorique qu'autre chose, et donc a ne pas trop prendre au sérieux. Mais ce que j'ai vu en 2014, c'est une équipe surtout physiquement bien au dessus du lot. (Le match contre la France l'exemple parfait) Un match franchement pas très joli mais ou l'Allemagne gagne sur le file après un combat surtout mental que technique (au mental les Allemands on toujours été champion du monde). Idem avec la finale.

Après si tu me dit que depuis les 10-15 dernière années la technique a pris le dessus sur le physique, surement... mais encore je pense pas qu'on puisse attribué ça exclusivement au foot "latin" (exemple, les espagnoles se foutent de la gueule des italiens constamment avec leurs jeux défensif et leurs championnat avec peu de buts - stéréotype certes, mais c'est une vu partagé parmi pas mal de mes pote espagnoles surtout pendant les anneés 00). L'Hollande étant un autre exemple d'une nation que joue "a sa propre façon", que reste très technique, mais qui n'oublie pas le coté physique et le fait que le foot reste un sport.

Bref, la domination espagnole ces 5-6 dernières années est indéniable, mais je pense (avec le mondial 2014 pour cause) qu'on va avoir droit a un nouveau style dominateur ces prochaines 2-4 années. Un style ou pour moi les Allemands et les Italiens vont pouvoir dominé la CL avec un jeu qui leur convient beaucoup plus.
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