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« Lassana est un vrai gentleman »

Lassana Diarra devrait goûter ce soir sur la pelouse du stade Bonal à sa première titularisation avec le PSG. Philippe Hinschberger et Harry Redknapp, qui l'ont respectivement lancé au Havre AC (2004) et relancé à Portsmouth (2008), s'attardent sur un joueur qui, promis, a encore des choses à offrir au football.

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Ce qu’il peut apporter au PSG


Harry Redknapp : « Il va amener de l’expérience. Moi, je l’ai recruté lorsque c’était encore un garçon. Mais il a un talent fou, il comprend le jeu... C’est un type très sérieux lorsqu'il s’agit de football. Je pense qu’aujourd’hui, il pourrait avoir une très bonne influence sur les joueurs plus jeunes qui l’entourent. C’est un transfert incroyable pour lui, d’aller dans ce grand club à ce moment-là de sa carrière, alors qu’on pensait qu’on ne le reverrait jamais à ce niveau. Jouer au PSG a toujours été un rêve pour lui, et je suis sûr qu’il va donner son maximum pour exploiter au mieux le temps qu’il va passer là-bas. Je pense que ce sera une belle recrue. Il peut devenir un joueur important dans cette équipe. Le PSG a une grande chance de gagner la Ligue des champions cette année. C’est un très beau challenge pour lui. »



Philippe Hinschberger : « La première chose qui me vient à l’esprit quand on parle de Lassana Diarra, c’est sa faculté d’adaptation et son énorme volume de jeu. Paris lui fait confiance dans un rôle très particulier : celui de remplacer Thiago Motta et donc d’amener une sécurité défensive supplémentaire par rapport à un Rabiot ou un Lo Celso au poste de numéro 6.
« Quand je l’ai lancé au Havre, il avait 19 ans. Tactiquement, il était déjà capable de comprendre les particularités de chaque poste. » Philippe Hinschberger
Ce qui m’impressionne le plus chez Lassana, ce sont ses cannes, ses reprises d’appui pour éliminer ou reprendre un adversaire. Il est capable de se sacrifier pour son équipe et ça peut être utile à Paris. Quand je l’ai lancé au Havre, il avait 19 ans. Tactiquement, il était déjà capable de comprendre les particularités de chaque poste. Ça, c’est une chose qui ne disparaît pas. Le voir signer à Paris peut sembler surprenant parce qu’il est plus près de la fin de sa carrière que du début. Il revient dans un club prestigieux, dans sa ville : la boucle est bouclée. »


Sa personnalité


HR : « S’il a parfois quitté ses clubs en étant en mauvais termes avec sa direction, c’est juste parce qu’il a une forte personnalité. Il suffit de regarder les décisions qu’il est capable de prendre. Lorsqu’il choisit de faire quelque chose, il va vraiment le faire. Il était à Arsenal, et avant cela à Chelsea, et il ne jouait pas assez régulièrement, donc il est parti. Il voulait juste jouer. Et il est venu à Portsmouth, ce que tout le monde a pris pour une régression. Portsmouth, ce n’est pas Arsenal ou Chelsea. Mais il voulait absolument jouer. Il est venu à Portsmouth, il a joué, et sa carrière s’est lancée parce qu’il jouait régulièrement, et il a terminé au Real Madrid. »



PH : « Top, top, top. Je l’avais croisé il y a deux ans parce qu’on était logés dans le même hôtel à Marseille. Tout de suite il est venu, on a discuté. C’est quelqu’un de reconnaissant. Vous savez, les joueurs aiment parler avec les coachs qui les ont lancés. Il se crée une relation particulière entre eux. Lassana, c’est quelqu’un qui a une éducation, qui est courtois, bien élevé, poli. L’année où il jouait à l’OM, à la fin du match, on s’est croisés dans les couloirs. On s’est fait la bise, il m’a filé son maillot et m’a dit : "Coach, ça, c’est pour vous, pour tout ce que vous avez fait pour moi." Ça fait toujours plaisir. »


Ses choix de carrière


HR : « J’imagine qu’on lui a proposé une fortune pour jouer en Russie. Il y avait beaucoup de joueurs qui partaient là-bas à ce moment-là. Il y avait cet autre milieu français que j’avais essayé de recruter, et qui était parti au Rubin Kazan... M'Bia ou M’Vila ? Oui c’est ça, Yann M’Vila. Il est allé au Rubin alors que c’était aussi un top player à ce moment-là en France.

PH : « C’est quelqu’un qui est passé par de très grands clubs. Il ne faut pas l’oublier non plus. Il a joué en équipe de France, il a une carrière incroyable. Jouer à 33 ans au Paris Saint-Germain, c’est incroyable. Moi, j’aurais bien aimé avoir cette carrière. Après, de temps en temps, on ne sait pas trop pourquoi, il rate des virages comme quand il va en Russie. Mais si Paris fait appel à lui aujourd’hui, c’est qu’ils ont des assurances par rapport à son potentiel actuel. »


Le souvenir qu’il a laissé


HR : « À Portsmouth, c’était déjà un très grand professionnel.
« Je ne peux que le complimenter. C’était un footballeur fantastique, l’un des meilleurs avec qui j’ai travaillé, sans aucun doute. » Harry Redknapp
Il voulait que tout soit bien fait, aussi bien en match qu’à l’entraînement. Il veut que ses coéquipiers s’entraînent à fond, que tout le monde joue le jeu. Je ne peux que le complimenter. C’était un footballeur fantastique, l’un des meilleurs avec qui j’ai travaillé, sans aucun doute. Il a été formidable sous mes ordres, un joueur de classe mondiale. Même lorsqu'on jouait contre Chelsea, Manchester United, n’importe qui... c’était vraiment le top niveau. J’ai essayé de le faire revenir à QPR il y a quelques années, mais il avait un problème avec son club russe, qui ne voulait pas le libérer. Mais je suis un grand fan de Lassana, c’est un joueur spécial. »



PH : « Lassana faisait partie de la génération 85, avec Christophe Mandanne, Steve Mandanda et Guillaume Hoarau (qui est en fait de 1984, ndlr).
« Je sais aussi qu’il allait voir le président pour avoir des avances de salaire parce que ses parents ne pouvaient pas payer le loyer. » Philippe Hinschberger
C’étaient des garçons qui sortaient du centre de formation. Une vraie génération dorée. Il a fait 30 matchs avec nous en Ligue 2. Je sais aussi qu’il allait voir le président pour avoir des avances de salaire parce que ses parents ne pouvaient pas payer le loyer. Quand je me souviens de tout ça, je suis content de voir le joueur qu’il est devenu aujourd’hui. C’est un vrai gentleman, il a un très bon comportement, que ce soit avec ses partenaires, l’arbitre ou ses adversaires. »

Propos recueillis par Paul Piquard et Mathieu Rollinger
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