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Landreau : « Lille n'est pas du tout favori »

« Désolé, j'étais à mon cours d'Anglais » . Quand Mickaël Landreau rappelle pour l'interview, on se demande s'il a décidé de signer en Premier League. « Non, mais ça peut toujours servir. » On va parler d'autre chose.

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Lille avait débuté la saison 2009-2010 de façon catastrophique. Qu'est-ce qui a été changé dans la préparation, pour éviter ça ?

L'année dernière, je n'avais pas vraiment vécu la préparation puisque j'étais blessé donc je ne peux pas vous dire exactement les différences. Si ce n'est qu'il y a eu plus de stabilité et moins de bouleversements parce que la précédente intersaison avait été assez mouvementée.

Justement, le mercato a été plutôt calme, est-ce que ça va se débloquer d'ici la fin du mois ?

(Rires) Je ne suis pas bien placé pour savoir vraiment les choses. De mon côté, j'espère qu'il y aura le moins de départs possible et qu'on pourra garder une équipe avec la même ossature. Le point important, il faudra le faire début septembre.

Ce n'est pas mieux d'avoir l'effectif au complet au début de la saison ?

Si, bien évidemment. Mais tous les ans c'est comme ça. On sait que le premier mois est particulier puisque tous les championnats ne reprennent pas en même temps. On est les seuls à avoir repris sur les quatre ou cinq gros championnats.

Si vous réussissez à faire une bonne entame de saison, vous êtes clairement des postulants au titre. Ce statut de favori est assumé ou vous placez vos espoirs plus bas ?

Pour moi, on n'a pas du tout le statut de favori. Les favoris, ce sont les mêmes depuis trois ou quatre saisons : Lyon, Marseille et Bordeaux. Sur la fin de saison dernière, il y a des choses intéressantes mais quand on voit les effectifs, pour jouer sur tous les tableaux... Nous, on en est capables sur une période. Avec un an de plus, c'est mieux mais je pense que le club se situe là et ne nous annonce pas plus d'objectifs pour l'instant. C'est un club qui grandit, qui continue d'avancer et qui fait avec ses moyens. Parce que le Stadium fait qu'on ne joue pas sur le même tableau que les autres.

Un des signes que le club grandit, c'est d'avoir réussi à conserver Eden Hazard...

Pour ça, il faudra faire le point début septembre.

Pourquoi, il n'est pas encore sûr de rester ?

Non, non, mais on ne sait pas... Gervais (Gervinho, ndlr) c'est pareil. C'est pour ça qu'il faudra voir à ce moment-là.


Parce qu'on sent qu'Hazard peut prendre encore plus d'importance dans le jeu lillois.

Oui, mais ce n'est pas qu'un joueur non plus. Il faut que le danger vienne de plusieurs endroits pour qu'il ait plus de liberté. Bien évidemment, on espère qu'il va rester. Tout le monde a un rôle important à jouer.

La semaine prochaine, c'est la Ligue Europa qui commence, une compétition plus à votre portée que la Ligue des Champions. Est-ce que l'Europe pourrait devenir un objectif ?

Aujourd'hui, on n'est pas armés pour jouer sur tous les tableaux. Après, selon le parcours c'est très intéressant, on l'a vu l'année dernière. En termes d'expérience, de connaissance du haut niveau, de jouer tous les trois jours, c'est quelque chose d'essentiel pour le club et pour la carrière d'un joueur. Maintenant, quand on voit les clubs qui sont en Europa League aujourd'hui... Cette année il y a la Juve, Liverpool, des clubs avec beaucoup plus d'expérience et un effectif tout autre. Donc la priorité c'est le championnat.

Tous les clubs engagés en Ligue Europa disent la même chose, on a l'impression que personne ne veut la jouer à fond.

C'est bâtard, parce que c'est une compétition où il n'y a pas du tout les mêmes revenus que la Ligue des Champions. Donc ça ne te permet pas d'avoir un effectif conséquent, et pourtant tu as exactement les mêmes exigences. C'est pour ça qu'un écart se creuse entre ceux qui ont la possibilité de faire la Ligue des Champions tous les ans et les autres. Les effectifs ne sont pas du tout les mêmes parce que les rentrées d'argent sont complètement différentes. Et c'est pour ça que l'Europa League est peut-être un danger. C'est ce qu'on a réussi à super bien gérer l'année dernière en terminant quatrième avec un huitième-de-finale d'Europa League.

C'est sûr que ça ne pousse pas à tout donner.

Si, on a tout fait l'année dernière. Mais évidemment le club reste vigilant pour que le parcours en championnat reste prioritaire parce qu'en terme d'économie, c'est complètement différent.

Il vous reste deux ans de contrat à Lille. Vous n'avez pas de volonté de tenter votre chance à l'étranger ?

Non, pas spécialement. Pour moi, ça dépend vraiment de l'expérience et de ce qui va se présenter. On a toujours des contacts, mais pour l'instant je n'ai pas spécialement ouvert la porte parce que ce que je vis à Lille me correspond aujourd'hui.

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Dimanche, vous étiez à la Beaujoire pour un match de bienfaisance. Quelles relations gardez-vous avec votre club formateur, le FC Nantes ?

J'ai des gènes qui sont ancrés là-bas, quoi qu'il arrive. Donc c'est un environnement qui m'a été et m'est tellement familier que c'est toujours particulier de revenir là-bas.


Les anciens de Nantes ont souvent pris position sur les dérives du club. Comment vous situez-vous par rapport à ça ?


Je suis malheureux de voir où en est le club, mais quand on est à l'extérieur, c'est toujours difficile de porter un jugement. (Gêné) Aujourd'hui, ça ne veut rien dire de dire ci ou de dire ça. Je n'ai pas connaissance de tout. Quand je suis dans un projet, je donne tout, mais de l'extérieur on ne maitrise plus rien. Après, il y a peut-être des fondamentaux qui sont complètement différents de ce qu'ils étaient avant et c'est peut-être pour ça que le club en est là aujourd'hui.


Ce match était aussi l'occasion de discuter avec les joueurs de France 98, par exemple à propos de l'équipe de France actuelle.


Moi j'étais plutôt avec la sélection européenne. J'ai pu les croiser un peu mais il y a tellement de monde qui gravite. Et puis je n'ai pas vécu France 98, et ils étaient contents de se retrouver...


Après votre non-sélection pour la coupe du monde, vous en avez voulu à Domenech ?


Je l'ai déjà dit, j'ai été déçu. Maintenant on passe à autre chose, à une nouvelle saison... Même si on peut difficilement comprendre certaines choses, c'est comme ça de toute façon.


Laurent Blanc n'a pas fait appel à vous non plus pour la Norvège, vous l'avez pris comment ?


Pareil. Déçu. Mais la vie continue et je suis toujours disponible. J'estime que, quand on est joueur de haut niveau, on n'a pas à se poser la question si on va ou pas en équipe de France. On est disponible quand le sélectionneur fait appel à nous. Je dépends de Lille, je veux être le meilleur possible, apporter le plus à l'équipe, échanger avec les supporters, leur donner du plaisir, c'est comme ça qu'une carrière se passe pour moi.


Laurent Blanc ne vous a pas appelé pour vous prévenir. On reprochait déjà ce manque de psychologie à Domenech.


Ce n'est pas grave, en soi. A un moment donné, il faut arrêter d'être dans le conflit. Il faut laisser le temps. On a tous à gagner à ce que l'équipe de France vive bien, ait des résultats... De toute manière, tout ne sera jamais parfait. L'essentiel c'est d'aller de l'avant et construire quelque chose où tout le monde peut apporter.


Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour l'avenir ?


Gagner une petite coupe de France avec Lille, ce serait sympa.

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