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  2. // Sidney Govou

Laissez Sidney tranquille !

Une fois de plus, Sidney Govou est impliqué dans une affaire d'ivresse qui pourrait bien lui coûter son job. Pourtant, les faits sont encore très flous et rien ne peut vraiment être reproché à l'ancien Lyonnais.

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Aucune personnalité ne mérite de subir une cabale, même quand elle en fait partie, comme Britney Spears, ancienne chantre de cette tradition ésotérique et un temps persécutée par les tabloïds américains pour ses frasques. A l'époque, le blogueur décoloré Chris Crocker poussait ce cri déchirant dans sa célèbre vidéo publiée sur Youtube : « Leave Britney alone ! » . Aujourd'hui, une autre star est injustement calomniée par le monde du football : Sidney Govou. Alors, « Leave Sidney alone ! » .

Sid and Nancy ?


Début juillet dernier, Govou quitte un Olympique Lyonnais qu'il a servi fidèlement pendant dix-sept ans, direction le pays de l'huile d'olive, de l'olympisme et de la crise. Non, Sid n'ira pas à Nancy, Sid ira à Athènes. Au Panathinaïkos, il rejoint Djibril Cissé, Jean-Alain Boumsong, Cédric Kanté et Damien Plessis, dans un championnat rempli d'anciens de la L1. Sans s'imposer comme un titulaire indiscutable, Sidney joue quelques matchs, pas forcément en entier, mais surtout claque le seul but grec lors de la déroute (5-1) de son équipe à Barcelone en septembre. Les choses ne commencent à mal tourner que lorsqu'il prend 50 000 euros d'amende par le Pana pour avoir dépassé allègrement le couvre-feu fixé par celui-ci (trois heures du matin, quand même). L'info est largement reprise en France, elle fait marrer tous les réseaux sociaux.


Il faut dire que le bonhomme a des antécédents : conduite à 2,6 grammes suivie d'excuses publiques, confiscation du brassard de capitaine pour une pauvre cuite au Grand Prix de tennis de Lyon et un surnom (“Whisky Coca”) qui n'arrange rien. Tous les Lyonnais ont une anecdote sur Sidney Govou : « Je bossais dans cette boite, je peux te dire que c'était sa deuxième maison » ; « Il a dragué ma meuf » ; « Je l'ai vu à une réunion des Alcooliques Anonymes » . C'est souvent faux mais ça fait marrer les potes, et c'est bien le principal. Même si ça implique de s'essuyer les pompes sur la présomption d'innocence. Par exemple, la semaine dernière, pour le nouvel épisode de la saga Govou.


Un peu violent


L'histoire est floue. Govou aurait été aperçu ivre dans les rues d'Athènes après le match nul contre Larissa (non, pas Riquelme), la semaine dernière. Il ne se serait pas présenté à l'entrainement le lendemain. Il pourrait être licencié par son club. En fait, les brèves et articles sur le sujet sont tous plus flous les uns que les autres. Tout ce qu'on sait, c'est que les dirigeants du Pana se sont déjà entretenus avec les représentants du joueur afin de tirer les choses au clair (non, pas François) et qu'une nouvelle réunion sera organisée en ce début de semaine. Govou s'est déjà défendu dans Le Parisien, expliquant qu'il reconnaissait son premier écart (le couvre-feu enfreint) mais qu'il ne s'était rien passé d'autre depuis. Voilà, on ne sait rien de plus pour le moment. Pourtant, on tire à ballons de rouge sur le pauvre Sidney, jusqu'à se retrouver avec des sondages qui révèlent que les lecteurs du site du 10 Sport souhaitent son licenciement. Un peu violent pour un présumé innocent, non ?



D'autant plus qu'on en oublie le vrai débat derrière tout ça : les excès nocturnes de Sidney Govou sont-ils responsables d'une quelconque baisse de son niveau de jeu ? Personne n'est vraiment capable de le prouver, d'autant plus que personne ne regarde le championnat grec et que les deux matchs de Ligue des Champions qu'il a disputés ont été plutôt satisfaisants. Contrairement à des Ronaldo ou Adriano (entre autres), transformés en bibendum par trop de churrascos, Govou n'a pas vraiment l'air hors de forme. Ce ne serait pas le premier joueur dans l'Histoire du foot à se mettre une mine un soir et à faire un bon match le lendemain. Quant à la question morale ( « Un type qui gagne des millions à jouer au foot a-t-il le droit de donner une aussi piètre image ? » ), elle n'a tout simplement pas lieu d'être. Premièrement, parce que lorsque ce sont les joueurs de rugby qui se ruinent la tête dans les troisièmes mi-temps et se font des blagues de week-end d'intégration en première année de licence, tout le monde trouve ça génial et se dit que « ces gens-là, au moins, ils ne sont pas pourris par le fric, pas comme les footeux » . Ensuite, parce que (en dehors des cas d'ivresse au volant), faire la fête et s'en mettre plein le cornet fait partie de la vie privée. N'oublions pas que les innombrables anecdotes lyonnaises sur Govou ont été récoltées par des gens qui étaient au même endroit, au même moment et sans doute dans le même état que lui. Jusqu'à preuve du contraire, l'international français n'a mis la vie de personne en danger et n'a rien à se reprocher dans son travail sur le terrain. Jusqu'à preuve du contraire, il n'a donc aucune raison de s'en prendre plein la gueule ou de se faire licencier. « Leave Sidney alone ! » .


Thomas Pitrel

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