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Labrune et la conquête

La Ligue de football professionnel est un monde obscur. Mis à part le fait qu’elle est en guerre contre le supporter bastiais et que son ancien président portait la moustache de manière beaucoup trop sexy, le simple mortel ne sait pas grand-chose de la LFP. Mais Vincent Labrune n’est pas un simple mortel, il sait dans quoi il s’engage. Et avec des ambitions en plus.

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Vincent Labrune n’a pas traîné pour retrouver le monde du football. Après avoir quitté l’Olympique de Marseille à la fin du mois de juillet, l'homme à la chevelure lisse et soyeuse va se retrouver au conseil d’administration de la Ligue de football professionnel. Plus précisément, l'ancien vice-président du bureau de la LFP siégera cette fois parmi le collège des indépendants. Mais, bon sang de bonsoir, qui sont ces gens ? Le conseil d’administration de la LFP compte vingt-cinq membres dont huit dirigeants de clubs de Ligue 1, trois de Ligue 2 et des représentants de différents syndicats. Et parmi ce beau monde, cinq membres indépendants. Pour poser sa candidature à ce poste, il faut « l’aval de deux organisations représentées au Conseil d’administration dont celui de l’organisation représentant les clubs » , explique le règlement de la LFP. Cela tombe bien, Vincent Labrune les a eus. L’ancien de l’OM a obtenu le parrainage du syndicat des clubs, Première Ligue, puis celui de l'Union des acteurs du football.

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Alors pourquoi le conseil d’administration de la LFP attire autant ? Un des rôles de la LFP est de « décider des ventes, échanges, achats, baux, quittances, mainlevées, marchés, transferts de valeurs » , assure le règlement de la LFP. Pape Diouf, qui avait siégé au sein du conseil d’administration, avait déclaré : « Pour un président de club, c’est vital d’être là au cœur même de l’appareil décisionnaire du football. » Oui mais voilà, Vincent Labrune n’a plus de club. Alors est-ce forcément une question d’argent pour se la couler douce à la retraite ? Manque de pot, on peut aussi lire dans ce même règlement : « Les membres du Conseil d’administration de la Ligue de football professionnel ne peuvent, en cette qualité, recevoir de rétribution. » Alors pourquoi Vincent vient-il se perdre là-dedans ? Pour l'amour du football français et afin de contribuer au rayonnement mondial de notre magnifique championnat ? La réponse est peut-être toute simple : en ligne de mire, il y a la présidence de la LFP. Bref, le pouvoir. En effet, le président de la Ligue de football professionnel « est choisi parmi les membres indépendants du Conseil d’administration sur proposition de celui-ci » , est-il écrit noir sur blanc toujours dans le règlement. Ce fut le cas de Jean-Pierre Denis, président par intérim jusqu’au 5 octobre, ou de son prédécesseur Frédéric Thiriez. Cinq candidats, et à la fin, il n’en restera qu’un. Finalement, le collège des indépendants, c’est un peu Koh Lanta.

Copinage et bons élèves


Vincent Labrune aura à ses côtés Nathalie Boy de la Tour (directrice générale de la Fondation du football et première femme à avoir été nommée au conseil d’administration de la LFP), Alain Guerrini (président de Panini France) et Guillaume Kuperfils (avocat proche du PSG) dont le principal soutien n’est autre que Didier Quillot, le directeur général exécutif de la Ligue. Si l’ancien président de l’OM veut briguer la présidence de la LFP, il devra donc, lui aussi, multiplier les copinages dans le milieu. De ce côté, Vincent Labrune ne devrait pas avoir trop de soucis à se faire. Pour ses parrainages, il a en effet pu compter sur le soutien de plusieurs membres du Conseil d’administration de la LFP, comme Philippe Piat (représentant de l’UNFP), Pierre Repellini (représentant de l’UNECATEF), Damien Ledentu (représentant du corps arbitral) et Joël Muller (président de l’UNECATEF). Mais il devra aussi suivre gentiment le troupeau, au risque de se faire basher comme Mickaël Landreau. L’ancien gardien du PSG, qui avait obtenu le soutien de l’Union des acteurs de football (entraîneurs, joueurs, arbitres, médecins) a dû faire face à l’opposition de certains présidents de Ligue 1. La faute à un esprit critique dont l’ancien joueur fait parfois preuve sur le plateau du Canal Football Club. Dans le milieu, on ne veut donc pas d’éléments perturbateurs, et les puissants semblent avoir le dernier mot. Vincent Labrune est prévenu.




Par Robin Richardot
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