En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 1 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // Gr. B
  4. // Anderlecht-PSG

La vraie histoire de Casque d’or

Antoine Kombouaré est connu pour son coup de casque du Real Madrid un soir de quart de finale retour de C3 en mars 1993. Pourtant, avant ça, Casque d’or s’était illustré dans le même exercice au tour précédent face à Anderlecht, offrant déjà la qualif' aux siens dans un match de bonshommes.

Modififié

Derrière chaque mythe se cache une vérité. En 1993, PSG-Real Madrid donne des frissons à des milliers de Parisiens et, surtout, contamine le sang rouge et bleu de nombreux jeunes adorateurs en manque de repère. Ce match retour, c’est le coup de casque d’Antoine Kombouaré dans les arrêts de jeu, le caramel du 4-1. Un but vu, revu et re-revu qui est la parfaite conclusion d’un scénario maintes fois raconté depuis vingt-cinq ans. Pourtant, la légende d’Antoine Kombouaré n’est pas née au Parc des Princes ce soir-là, mais à celui d’Astrid. C’était en décembre 1992. Après s’être offert le PAOK Salonique et Naples, le PSG d’Artur Jorge hérite d’Anderlecht et de son attaquant Luc Nilis. L’arrêt Bosman n’existe pas, mais un certain John Bosman joue chez les Mauves. Il est batave et international.


En 1992, Anderlecht est une sacrée équipe. Finaliste de la C2 en 1990, quart de finale de C3 l’année suivante, autant dire que les Parisiens héritent d’un gros morceau. Au match aller qui se joue à Paris, les deux équipes se neutralisent sur le terrain et les fans s’envoient des parpaings dans la gueule dans la rue (0-0). Il faudra aller chercher quelque chose à Bruxelles. Là où aucune équipe française ne s’est imposée. Pis, Anderlecht n’a jamais pris la porte à la suite d’une double confrontation avec un club de l’Hexagone. À cette époque, le PSG ne pèse pas encore grand-chose sur la scène européenne en dépit de l’arrivée récente de Canal Plus dans les finances. Malgré tout, l’équipe a de la gueule sur le papier : Ginola, Weah, Valdo, Ricardo. Sur le terrain, c’est une autre histoire puisque « El Magnifico » est suspendu pour ce match retour et Weah blessé. C’est donc un duo inédit Calderaro-Bravo qui va officier en pointe.

« Je veux partir, je n’en peux plus. C’est trop dur d’être remplaçant »


Antoine Kombouaré, lui, ronge son frein. Central, il s’est fait doubler par la paire Ricardo-Roche, mais officie depuis plusieurs semaines au poste de latéral droit, et ça marche plutôt bien. Le Kanak est confiant jusqu’à la causerie d’avant-match. Coéquipier et pote de Kombouaré, Alain Roche se souvient parfaitement de ce moment vingt-cinq ans plus tard : « Antoine enchaînait les titularisations depuis la blessure de Sassus à droite, il semblait naturel qu’il commence le match. Et puis durant la causerie, Artur Jorge annonce le onze de départ et c’est le regretté Jean-Luc Sassus, qui sort de trois semaines de blessure, qui débute à la place d’Antoine. Il faut le voir, Antoine, pour comprendre sa colère. Sa frustration. Là, on lui parle, on le garde dans le match, car on sait que sinon, il peut dégoupiller. »



Sur la pelouse, l’ancien Nantais s’approche de Michel Denisot, alors président délégué du PSG, et se livre : « Je veux partir, je n’en peux plus. C’est trop dur d’être remplaçant.  » Denisot, diplomate, comprend la situation : « On verra. Joue et tu me cracheras tout demain...  » Demain, c’est loin. Le match débute, et Kombouaré prend place sur le banc. C’est l’hiver, il caille, et le match est serré. « Je me souviens d’un stade petit avec une ambiance survoltée. Mais on venait d’éliminer Salonique, et en Grèce, le match s'était arrêté à la mi-temps à cause d’échauffourées, du coup on gagne sur tapis vert, et le tour suivant, on va gagner à Naples, rembobine Alain Roche. Autant dire qu’on était dans la lignée de nos derniers déplacements. » Au retour des vestiaires, Bosman ouvre la marque face à un PSG qui n’avance pas.

La blessure de Sassus

Et là, le sort s’en mêle. Roche encore : « Alors qu’on est menés, Sassus se blesse et sort du terrain. On se retrouve à dix pendant deux-trois minutes, en panique. On ne sait pas comment se placer. C’est finalement Antoine qui entre. » À ce moment du match, le PSG est éliminé. Dix minutes plus tard, les Franciliens obtiennent un corner que va tirer l’élégant Valdo. « Kombouaré balance un immense coup de casque en coupant au premier et ça tape le deuxième poteau avant d’aller au fond, se souvient Roche. Son coup de tête est plus impressionnant que celui du Real Madrid. Il y a tout dans son but, la joie, la colère d’avoir débuté dehors, le plaisir de nous qualifier. » Les Belges sont sonnés par le but de AK et ne reviendront jamais. Le PSG passe à la faveur du but à l’extérieur et retrouvera le Real Madrid en quarts de finale. Au coup de sifflet final, Denisot félicite tous ses joueurs, à commencer par Kombouaré. « Ce n’est pas normal que je sois encore remplaçant » , balance pourtant le buteur du soir. Trois mois plus tard, le stoppeur qualifiera de nouveau son club au tour suivant d’un coup de tête dans les arrêts de jeu. Mais la légende était déjà en marche.

Par Mathieu Faure Propos d'Alain Roche recueillis par MF
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié




Dans cet article


il y a 9 heures Barton : « 50% des joueurs parient sur les matchs » 20
Partenaires
Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
Hier à 15:40 Une ex-formatrice défonce la goal-line technology (via Brut Sport) Hier à 14:28 Quand Ronaldo planquait de la bière 51 Hier à 12:50 Dupraz quitte le TFC 128 Hier à 11:55 Robinho en route vers Sivasspor 60 Hier à 08:57 Un supporter arrêté après avoir uriné dans la bouteille du gardien adverse 18